DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES, &e. i8j>
ftììhi. Id prater intentionem faéhtm putes velint. Oui sè~eus , quam ego in hac parte sientìunt ac faciunt , Lovanien-Jès Theologi & Andaginensies Adonachi : hos impensi° vene-tor parafas in eorum ire siententiam , ubi primant pro suaJolertia dubium quo implicor , excuffertnt. Ouapropter utverbh Tullii utar , tantum abeft utscribi contra nos no-limus, ut id etiam maxime optemus ..... & refellisineiracundiâ parati íiimus. ( Lib. t. Tufc. quœfi.) Quamvìsstylo decretorto quœdam dicerem fuperius , disputationislex obtìnuerit.
ffaqtte, Eximie Domine, d tepotifftmum amici/que taisedoceri etiam atque etiam rogamus , utpote non immentoreshujus effati Consuetudo sine veritate vetustas erronsest. (apud fanElum Cyprianum Epiflolk ad Pompeium) Damvejlrum refponsitm fustineo, prositeor me tibì semper aàdic-tijfimum fore, & ad officia paratijsmum. Fale & pro me
Dabam Durocortorì Remorum in Seminarìo Arcbiepìsco-M'. 12, Cal. Maias. 1701.
G. * * CanonicusEcclesia Jldetrop. Rem.
ï.’Auteur de cette dissertation découvre avec raisondans cette neuvaine beaucoup d’observations vaines, ri-dicules, & superstitieuses. C/est pourquoi il paroit qu el-fe doit être tout-à-fait interdite. Si la neuvaine ne con-fistoit qu’à faire une prière pendant neuf jours , il pour-suit y avoir lieu de la justifier. La simplicité des fidè-les fait quelquefois joindre à ces neuvaines des usages,qui, pris à la rigueur, peuvent être censez superstitieux ;wais qui peuvent aussi être excusez par rapport aux vues& aux dispositions qui les accompagnent. Alors on peutuser d’indulgence à ì’égard de ceux qui sont ces fortesde neuvaines. Cependant il est encore mieux de les por-ter à supprimer ces sortes de pratiques, pour ne laisserattribuer l’effet qu'on attend , qu’à la feule protectionde Dieu implorée par la prière. Au reste cette disserta-tion est très curieuse, la critique en est exacte, les rai-
sonnemens solides, & fondez fur les principes de la faineThéologie.
CHAPITRE
III.
Réponse d la dissertation par un Religieu,du Monastère de S. Hubert. Jugement ficette réponse.
T A Dissertation latine que nous avons imprimée daile Chapitre précédent, ayant été communiquée auReligieux du Monastère de S. Hubert des Ardennesds jugèrent à propos d’y répondre. Il est juste de ptulier cette réponse ; elle servira du moins à faire voir !soin qu ils ont de purger la Neuvaine de toute superst
. ’» H Y av °it lieu d’espérer que ceux qui paroissoiet5 s les plus contraires à la Neuvaine de S. Hubert , iqui ne cefloient point de la regarder & de la décrit" comme superstitieuse , scroient portez à en juger ph" favorablement après l’explication qu’on en avoit dot»> nee. \\ y avG i t d’autant plus dè sujet de l’espéretqu on voit la Neuvaine avec l’explication y jointe ajprouvée tant par l’Evêque Diocésain j que par 1" c y T te P rs en Théologie & en Médecine de la famets' m niVersitt< âc Louvain. La chose y a été examim33 voi remeM ’ ^ ón n’a pas fans doute manqué de pr33 mer 5 ^ de peser les objections qu’on pouvoit fo3j Ve ^ Con _ tr e cette Neuvaine : cette question a été sot3 > duel a ^ lt ^ e àns leur école, & comme les articles o:con ^ 6 ^oie qui choque d’abord , quand on n’i
cies le Vrai scns ' les difficultez ont été éclai
„ n , c í Uhei Us sois. L’explication qu’on a donnée n’e°uvelle , comme quelques uns se l’imaginen
„ il y a longtems qu’on s’est expliqué de la même ma-„ niére , & on l’a toujours fait lorsqu'on s’y est vu„ obligé pour satisfaire aux objections des esprits criti-,, ques. Le P. Roberti Jésuite 8c Docteur en Théolo-,, gie a fait un livre il y a environ 8o. ans de la vie &„ des miracles de S. Hubert : il parle entre autres cho-j) ses de la Neuvaine , & il donne à chaque article à„ peu près la même explication, qu’on y a donnée il y„ a quelques années. Cet Auteur a recueilli avec beau-„ coup de foin ce qui pouvoit servir à composer son33 histoire, qu’il a tirée de plusieurs Manuscrits , & de„ plusieurs autres Auteurs qui ont écrit avant lui. II3i répond, en traitant de la Neuvaine, presque à toutes„ les difficukez que 1 on forme aujourd’hui, 8c comme„ il fait profession de ne rien avancer de lui-même , on,, peut bien croire que l’explication qu’il donne aux ar«„ ticles de la Neuvaine est conforme à celle qu’on y à„ donnée dès le commencement. On n’a donc pas rai-„ son de nous objecter, comme on fait, que l’explica-„ tion qu’on s’est vu obligé de donner il y a quelques,, années, est nouvellement inventée & donnée après„ coup, & qu’ainsi il n’y faut avoir aucun égard. Com-„ me cette explication léve une grande partie des diffi-„ cultez qu’on forme contre la Neuvaine , 8c qu’elle„ sert à désabuser bien des esprits, & à leur faire voir,, le tort qu’ils ont eu de l’accufer de superstition, on„ ne peut s’imaginer qu’elle soit naturelle & conforme à„ ce qui s’est pratiqué de tout tems, & par-là on don-„ ne à entendre qu’on feroit disposé à juger plus favo-„ rablement de la Neuvaine , si on étoit bien persuadé,, qu’on a toujours entendu & expliqué les articles de„ la Neuvaine comme on fait aujourd’hui. Mais qui„ peut mieux savoir quel en est le vrai sens que ceux„ qui l’on t approuvée f 11 y a près de neuf cens ans„ que ce qui se pratique aujourd’hui touchant la Neu-„ vaine, est en usage, & cela à la vue de tout le mon-„ de. Cela s’est fait fous les yeux des Évêques Dioce-„ sains à qui il appartenoit d’en connoitre & d’en ju-„ ger, fans que jamais aucun d’eux se soit récrié contre,» cette Neuvaine, quoique plusieurs d’entre eux ayent„ été de saints Evêques, qui ne manquoient ni de lu-,, miéres pour voir si l'usage en étoit superstitieux , nî„ de zélé pour í’abolir s’ils l’avoient cru tel. Nousfim-„ mes tout-à-fait persuadez., dit l’Evêque Diocésain,, dans son approbation du 14. Octobre 1690., aujjt„ bien que nos préde'cejfenrs, que les effets merveilleux,, qu on a vu arriver depuis tant de siécles, ne doivent au-,, cunement être attribuez, d la fuperftition ou d l’ennemi,, du salut des hommes : mais bien plutôt d la puissance), de Dieu , lequel fe plaît k faire éclater les mérités dú„ grand S. Hubert. Voilà quel a été de tout tems le,, sentiment des Evêques Diocëlains , qui etoient iufor-„ mez exactement de tout ce qui íe passoit ici. Mes-„ sieurs les Docteurs de Louvain parlent à peu près dê„ la même maniéré, & comme ils ont une connoissan-„ ce exacte de ce qui regarde la Neuvaine » toute per-„ sonne de bon sens préférera fans doute leur sentiment„ à ce’ui de quelques Docteurs de Sorbonne, qui étant,, plus éloignez 8c moins curieux à s’informerdecequt,, se passe ici, n’ont condamné la Neuvaine comme su-„ perstitieuse, que pareequ’ils n’en pénétroient ni l'esprit„ ni le vrai sens. C'est pour ceux qui sont prévenus„ contre cette Neuvaine , 8c qui ont peine à se rendreau vrai sens, que nous donnons cette nouvelle décla-„ ration. Nous y parlerons premièrement de son ori-„ gine, & puis en continuant de l’expliquer de plus en„ plus, nous répondrons aux objections.
„ On a toujours cru ici que la Neuvaine de SaintHubert tire son origine de la translation de son saint„ corps en ce lieu qui se fit en 82.5. XJn écrivainj, qui a fait le catalogue des Ahbez de ce Monastère »remarque qu’au tems de S. Thierry qui en étoit Ab-j, bé dès t 05 5. l’usage en étoit dé j a ancien. Iftius,, fanEli viri tempore , dit-il, jam in usitato erat in iïío-,, naflerio fanflsi Huberti fingulare privilegium probata ve-„ ritatis infeindendi mmiendi sacra stold , morfis ab
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