6 HISTOIRE
tains mélanges appliquez fur la peau, je fais vomir, j'ar-rête la fièvre, je fais dormir , je donne le flux de bou-che, &c. Ce qui arrive par la même O) méchaniqueque si on prenoit intérieurement des {t) Vomitifs , des(v) Fébrifuges, des (w) Narcotiques, &c. Car je con-çois que les corpuscules qui s’échapent continuellementd’un (x) Topique vomitif, par exemple , peuvent agi-ter d’une telle & telle maniéré les esprits animaux & lesang , qu’il en résultera le même (y) mouvement con-vulsif ou convulsion des (r.) muscles de (a) l'abdomen,des (b) intercosteaux , du ( c) Diaphragme , & des (d)Fibres motrices de l’eflomach , que si on avoir pris unÉmétique ou Vomitif interne. Ce qui est confirmépar Vexpérience suivante , qui nous apprend qu'il y ades (e) épilepsies sympathiques, c’est-à-dire de trèsviolens mouvemens convulsifs dont on a lieu de croireque la cause, ouïe (f) Levain, est en aussi petite quan-tité qu’on puisse l’imaginer , & en quelque maniéré ex-térieur aux esprits animaux & au sang, comme sont lesremèdes topiques : ce qui est démontré par la ligaturedu gros doigt du pied dans ces espèces d’épilepsies sim-pathiques, laquelle en arrête le (g) paroxisme , parce-qu’elle empêche le mélange dans le sang de certains cor-puscules contenus dans le gros doigt du pied , en quoiconsiste la cause matérielle des simptomes de cette terri-ble maladie.
On calme de la même maniéré tous les jours, par destopiques appliquez simplement fur le poignet , le mou-vement intestin des parties du sang , en quoi consiste lafièvre ; on fait aussi dormir par l’application extérieure del’Opium, c’est-à-dire qu’on introduit des (b) SouphresNarcotiques , qu’on conçoit de figure fort branchue ,lesquels passant par les pores de la peau pénétrent jusquesà l’extrêmité des tuyaux des (,') Nerfs, & font rappor-tez au cerveau, où ils lient en quelque façon les espritsanimaux. Conjecture qui est aisée à concevoir, si Pon
(j) Méchanique , signifie dans cette occasion, un jeu deReflòrtsSc la cause de leur action.
(t) Vomitif Vomit oire. Remède qui provoque le vomisse-
ment.
(v) tíbrifuge. Remède spécifique contre la fièvre , qui l’ar-rête ou la chasse.
(w) Narcotiques. Remèdes qui endorment & stupéfient les par-ties , & en empêchant que les esprits animaux n 'y viennent, enôtent le sentiment.
(_x) Topique ■vomitif. Remède qui par son application extérieu-re provoque le •vomissement. On entend par Topique en général,tous les remèdes qu’on applique extérieurement.
(y) Mouvement convulsif , ou Convulsion. C’est un mouvementtrès violent , Se involontaire de quelque partie de notre corps,qui fuit de la contraction des muscles , qui servent naturelle-ment à 1a mouvoir. .
(z,) Muscle en terme d’Anatomie, signifie une partie charnue ser-vant au mouvement.
(a) Muscles de íabdomen. Ce sont ceux qui servent au mouve-ment du bas ventre.
(b) Muscles intercosteaux. Ce sent ceux qui servent au mouve-ment des côtes, en quoi consiste une partie de 1a méchanique dela respiration.
(e) Diaphragme. On apelle ainsi une partie ou cloifon museu-leuse, qui est comme un plancher séparant le coeur & le poumon,d’avec le foye, les intestins, Stc.
(d) Les Vibres Motrices de l’eflomach. Ce sent trois couches defibres museuleuses , qui forment en partie les différentes tuniquesou membranes de l’estomach.
(e) Epilepsie Sympathique. C’est une convulsion de tout le corps,avec lésion de l’entendement 8c des sens qui vient par accès detems en tçms. On la nomme Sympathique , lorsque la cause ma-térielle de cette maladie n’est pas contenue dans le cerveau. Onl’apelle aussi Mal-caduc, ou Haut-mal, que le peuple nomme Malde S. Jean.
(f) Levain. On entend par Levain dans ce cas le principe ma-tériel de corruption qui cause 1a maladie,
(g) Paroxisme. Terme de Médecine qui se dit d’une maladiequi se rengréne, ou qui se reprend. On apelle aussi un accès defievre, un Paroxisme.
(h) Par Soufre , j’entens le troisième principe actif des Chimis-tes , qu’ils prétendent être une substance homogène , liquide,oléagineuse, visqueuse, 8c inflammable, 8tc. Je l’apelle Narcoti-que, parceque je le crois très propre à faire dormir , 8c â calmerles douleurs, lorsqu’elles sent d’une certaine nature , 8c figure dé-terminée.
(r) Nerfs. Tuyaux qui partent ou naiísent du cerveau, 8c de lamoelle de l’Epine, 8c qui portent les esprits animaux où il est'né-ceflàire, pour servir de principal moyen au sentiment 8c au mou-vement.
CRITIQUE
suppose l’Hypothèse de la circulation des esprits ani-maux , telle que la circulation du sang , c’est-à-dire »l’on imagine des nerfs, qui portent les esprits animauxdu cerveau aux parties, & d’autres nerfs qui en rappor-tent le résidu au cerveau , comme au réservoir des es-prits. Hypothèse que je pourrois établir par un grau-nombre d’expériences & de faits de pratique de médeci-ne. Ce qui n’étant pas de mon sujet , il me suffitpouvoir conclure , appuyé sur des faits incontestables»que notre corps a des pores ouverts du dehors en de-dans, comme du dedans au dehors , que ces pores s° ntde figure bien différente les uns des autres, puisqu’il f-en a de proportionnez aux corpuscules qui constitues•la nature des Vomitifs , des Fébrifuges , des Narcoti-ques , &c. corpuscules qui ne peuvent être que éefigure bien différente les uns des autres. Concluonsdonc qne de la part des pores de notre corps , rien n es’oppoíè à l’entrée des corpuscules supposez , ce que I edevois prouver.
Examinons à présent, toujours par la même métho-de, pourquoi notre Villageois a plutôt cette vertu qu'u"autre.
II est sûr que de toutes les véritez que j'ai jusqu’ss 1proposées, on doit conclure naturellement que, si 1’°°peut imaginer dans un certain homme une configurationdes pores de la surpeau, & de la peau proportionnée au<corpuscules supposez; il est constant, dis-je , qu’autasside fois qu’un homme , criblé pour ainsi dire de cet&matière , se trouvera environné d’un air chargé ou im-prégné de ces corpuscules, il en devra nécessairement êtrepénétré, & par conséquent if faudra qu’il réssente ton Sles mouvemens intérieurs que notre Villageois nous d#qu’il ressent fur les voyes d’un assassin , ou dansdroit d’un meurtre commis ; ce qui arrivera dans cethomme aussi méchaniquement que le vomissement , P 3 *,exemple, dans un autre, à l’occasion d’un Topique vo-mitif. Cette disposition n’a rien pour moi d’assez ex-traordinaire pour ne la pas concevoir, & le fàit osî.j'examine en est une preuve aussi convaincante & aussiconcluante , que l’approche du fer & de l’ayman enune de la proportion que les pofles du fer ont avec gmatière magnétique , qu’on suppose s’écouler conti-nuellement de l’ayman. Enfin ces mêmes pores m sparaissent des suites nécessaires de la divisibilité &la matière à l’infini, qui mue d’une certaine m 3 'niére & à une certaine quantité , nous laisse |conC £ 'voir aisément que rien ne peut s’opposer à un ^rangement déterminé : ce qui constitue la différencetoutes les espèces de corps, & de tous leurs indivis'II y a donc des hommes, dont les pores peuvent é tsídisposez de la manière dont il s’agit ; comme il y a àfhommes dont toutes les inclinations, & tous les rra>^extérieurs font très divers : ce qui ne peut arrivespar un arrangement & une configuration de la mari^»différente dans chaque individu. Mais on me diraêtre que l’on convient des configurations particuledans les différens individus, un certain arrangement 10 ^jours conservé , en quoi consiste l’espéce : mais en ^me tems on se fera un monstre de la cause pour îacssi^cette telle configuration se trouve dans cet homme >non pas dans tous les hommes. A cela je répons, P°JLquoi est-ce que tous les hommes ne font pas du rt 16 .tempérament, n’ont pas le même esprit & les mêm eS 1clinations ? Pourquoi enfin leur air est-il si dissi^f ^qu’entre un million d’hommes , il n’y en a pas ^ ^dont le visage soit presque semblable ? Tout le 0,0demeure d’accord qu’on doit cela au principe denération ; il m’est donc permis de dire la même c tde notre Villageois, & je conçois outre cela a’ssis 0 ^,que (k) l’oeuf qui a fàit la matière de fa généras 10 ^,étoit individuellement disposé , de manière qu’à 1 0 ^sion d’un certain degré de mouvement des (0 ^pií-
(k) Oeuf. C’est ce qui contient les germes dans lesanimaux. _ - zr ^
(/J Esprits séminaires. C'est la partie la plus ípirituculplus volatile dc la semence,