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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES, &c.

devoit ce semble raporter le fait , st y ajouter ses excep-tions oh celles d'Aymar , dont la principale efl que la Ba-guette ne tourne pas fur l'endroit ou s’est commis un crime,lorsque les coupables ont avoué leur faute.

G manque d’exactitude fera peut-être caust que d’au-tfes personnes , prenant tout le contrepied , prétendront quela Baguette ne fe meut jamais que par un tour d adrtjfed* celui qui la tient. Ils raporteront tous les faits qui

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d;le ils se guindent en l’air , & se transportent de l'O-rient à l’Occident , du Midi au Septentrion , par les

ressorts de leur Cabale.

Car, ajout oient quelques uni , 1* homme étant l'abrégé& le racourci de toutes les merveilles , le chef-d’œuvrede la nature, le microscope dans lequel reluisent tous lesmiracles de ce grand univers, & le seul objet capable dedonner branle à cette machine , & Faire rouler tous sespeuvent favoriser ce sentiment , passeront ceux qui montrent globes pour enrichir de leurs influences le trésor de leurs

ev ‘demment que la Baguette a tourné , sans qu il y eût perfections ; s’il vient une fois à boursoufler les voiles

de craindre la fourberie ; expliqueront ceux qui pour- de son travail par le tranmontant de son industrie, il ne

r ont souffrir quelque interprétation. sé peut faire autrement qu’il ne poulie le vaisseau de ses

foUa comment les hommes st trompent les ms les autres , recherches avec une très heureuse conduite au port de

& font cause qu on ne fait à quoi s’en tenir. Pour moi je toutes ses intentions.

" ^ Je nt crois pas que pour fìutenir la caust de la Baguet-

te , on voulût st servir d'un verbiage fi ampoulé. Aiaiscombien de personnes qui disent k peu près le fond de cequ'on vient de lire , lorsqu'on paroit surpris qu’une Baguet-te découvre lei voleurs , les meurtriers , les bornes deschamps , st les choses dérobées ? Toujours prêts k opiner

„ ...... r ._ ... -j pour la nature i il n est rien qui puisse les étonner , décla-

dj es feules précautions que prirent M. de Berulle , M. le r ans quelquefois: que les secrets de la Phyfìque leur font im-^fntenant-Criminel , M. le Procureur du Roi , Mr. le pénétrables , ils décident néanmoins comme s'ils y pénétroientC°*nte de Varax , A- M. de Mongivrol , pour s’assurer st bien avant ; & soit qu'ils parlent ou qu’ils écrivent, ils

f Baguette ne tournait que fur la serpe dont les meurtriers s’y prennent d’un air k autoriser un fort grand nombre deS et otent servis , auroient pouffé k bout toute l’adrejfe st la pratiques superstitieuses.

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H ’ s persuadé que la Baguette tourne quelquefois fans artf fans fraude entre les mains de quelques personnes fureasi , fur les métaux st fur les bornes. J’en ai vu st* x aminé des expériences avec tant de précaution , qu il** e fi impossible de croire que j'ai été trompé.

, J e ne crois pas non plus qu'on puisse soutenir raisonna-ient qu' Aymar a trompé tous les Mejsteurs de Lyon.

’erie dont Ajmar auroit pu être capable. Voila ce qui m a touche , est qui m a fait lire avec exac-

Quoi qu'il en soit , comme les systèmes qui ont donné oc- titude les nouveaux systèmes fur la Baguette. II m'a pa-Ca J lu n aux réflexions qu’on trouvera dans cet Ouvrage , ru qu’en suivant les principes qu’on y a établis , on devoit

opposent le fait de Lyon, j'ai dû ausst le suppostr , st mon- conclure que les phénomènes de la Baguette ne peuvent être

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par ce que les Auteurs des systèmes nous apprennent produits par l’aElion des corps. Je l’ai écrit k un ami,íli 'c-rnèmes . qû'onnepeut expliquer Phystquement les Phé- 0 í’„; r.;. i —//„ J ——

J’ai fait voir k quelle caust je croyois qu'on devoit les at-tribuer , st j’ai taché de répondre a toutes les difstcultez,qui ont été proposées .

Je ne dis rien fur le titre. On verra bien d’oû vientqu'on appelle Illusion des Philosophes, un Ouvrage damlequel on montre que des Philosophes st font représenté des

er, est

•memes ,

K °ménes de la Baguette , st on fi rend attentif k toutes les( ‘rconfiances qui les ont accompagnez,.

, -à reste ce n’est pas une chose nouvelle que des Philofì-P es ayent pris pour effets naturels des choses inexplicables ,

j que leurs explications ayent trouvé des Approbateurs. , . . ,

Lcs fables st les pratiques superstitieuses qui ont fait quel- corpuscules en des endroits ou ils ne pouvaient Ju,

bruit dans le monde , ont toujours eu le même fort. qu’ils ont cru trouver dans la matière me vertu qui nc

e ,j Philosophes ont cru en avoir découvert la raison natu- peut lui convenir.

e > & bien des gens leur ont applaudi , st font récriez. Les Lettres qui précédent ce titre , donneront fans doutefr U puissance de la nature , ont traité d’ignorans & de du poids k cet Ouvrage , puisqu’il fe trouvera appuyé sur

Superstitieux ceux qui n’ét oient pas de leurs avis. le sentiment de M. l'Abbé de la Trappe , de M. le Chan-

Un homme passe k Paris , & U fe donne quatre cens celier Pirot , st fur celui d'm Auteur , que les Savant

(fy Voilà d abord de grosses dissertations pour vouscuver que cela est possible. On vous prouvera même fi

ont déja plusieurs fois apellé le premier Philosophe de cetems.

Si pour donner lieu k tout le monde ae porter fur laquestion présente un jugement décisif , il faloit décrire tousles usages qu’on a faits de la Baguette , montrer fin origi-ne , st ce qui a fait naître t’ occasion de s'en servir pourdécouvrir tant de différentes choses , on ne refuferoit pas cepetit travail , on pourroit même en cas de befìin donner uny/ 5 > quand il leur plait ? Les plus stnstz, croyent avec rai- Traité du discernement des effets naturels d’avec ceux qui

fl 1 H e c'est une fable. Quelques uns font des Livres pour ne le font pas ; mais il ne fera pas nécessaire d’en venir la.

fff m per ceux qui fe ïaisfent abuser. Mais de,prétendus Je crois qu’en lisant on relisant les Observations qui stnt

lfs iHs > (g) surpris qu’on ost avancer que cela est naturel- dans cet Ouvrage , les Leïleurs feront eux-mêmes des ré-ét r Ht trn po fible : pourquoi, disent-ils , trouve-t-on cela fi flexù/ V°) Si on a fait quelquefois des découvertesle, soient paru impossibles comme celles de la bouflo-

, .... prouvera même st

0tis voulez qu’un homme peut vivre toujours , st qu ilìf 1 une certaine fontaine de Jouvence , qui a la vertu de‘'Punir les vi iïlards.

rn ^-on courir le bruit qu’il y a une compagnie d’hom-^ f H i attirent a eux les perles , st les pierres précieuses,

st fe rendent invifi-

\g lnent les secrets les plus cachez

s, 5 Qîidlrtri il Ioojv nl/tft ? T OC ttlfJA

& tant de secrets in-

flexions qui les persuaderont entièrement , ou qu'il n y a quefourberie dans l’usage de la Baguette , ou que le secret n’estpas naturel.

Vetj,. , cara ctères, des horlogesil s * ét * dans la Médecine, Physique, Astrologie, faut-Uti à nner que la nature jouant de son reste , & faisantait voJ toutes ses forces en son dernier âge , nousde s a . u faire voir l’épitome de ses merveilles , le nerfquelqfj ’ ^nce , & le centre de toutes ses vertus danseu bi ^ 8 hommes de notre tems, en leur communiquantle avQ - t ^ en masse toutes les vertus & propriété? qu’el-de f e$ ^ Particulièrement distribuées à toutes les espècesmerv eill ta ^ re<î ’ C’est pourquoi il ne faut point s’é-c °nattie J" 1 COmr ne un Gigés_ ils se rendent invisibles,Co mm e n Amphion uniones st gemmas ad fe allieiunt ,n Janus ils jugent du passé , 4 comme un Dé-

(/) M. nd W ..

V, a st°se-rl de - Instruction à la France, fur la vérité des Frères

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Lettre écrite à l’ Auteur de la Recherchede la Vérité.

A Grenoble le 8ade Juin i63g.

Mon Re’ve’rend Pe’re,

La grâce de J e s u s-C h r i s t notre Seigneur soitavec nous.

O N fe sert dans cette Province d’un certain moyenpour découvrir des choses cachées, fur lequel j’aiété obligé de dire ma pensée. Je voudrois bien quellefût conforme à la votre , je déciderois après cela plushardiment que je ne fais, persuadé que votre sentiment

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