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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES,

four,

ce ; car cette intention ne change point les cir-constances matérielles de la Baguette & de Beau.

2 * Ung chose dérobée demeure toujours la même queevant , & le crime du voleur ne changeant point lej?i£ s Ou le changeant également par des remords de'* er£ ns crimes, (car quelque supposition que lon faste.A»^ces remords troublant lesprit, changent corps, ilevident que le remords davoir dérobé une poule ne? eut a "ir dans lefprit tout dune autre maniéré que leIj^nords davoir dérobé une canne,) il est clair'que la? a 5 us 4e ne peut se tourner vers le larcin ou le voleur

e ce quon cherche fans faction dune cause intelli-gente.

5* La convention de ceux qui prennent une pierreP° u r borne de leurs héritages, ou qui cessent par un ac-C ? r . mutuel de lui attribuer cette dénomination , nenV^geant point la nature , il est ridicule dattribuer lef-,. et , physique du tournoyement de la Baguette à la qua-It£ de la pierre.

, >es trois conclusions me paraissent dans la dernière^fldence. Ainsi tous ces tournoyemens de la Baguetteç nnent certainement de faction dune cause intelligen- a ?paremment de f adresse & de la fourberie de ces^tendues bonnes gens, mais peut-être de la malice duj- crn °n ; car je ne crois point que les bons Anges fas-^ nt de ces fortes de pactes avec les hommes. Ils ne se> nt point de loi , ils suivent f ordre immuable , ou la01 éternelle dans laquelle ils découvrent quil nest pas^ tc 'efíaire que les hommes trouvent , quand il leur plait,métaux & de leau. Les Anges rapportent,, oses à Dieu & à notre salut ; ilsordre de la nature ,íjcn dextraordinaire

ieu , mais les Démons tâchent de nous attirer & de

toutes

y rapportent même& ils ne font rien qui le trouble,que pour faire connoitre & aimer

&C. zi

guette que lorsquelle est cachée sous terre , puisqua-lors leau & la Baguette font plus proches,- car la con-noissance que nous avons de leur découverte ne chan-ge rien ni dans seau ni dans la Baguette. U me pa-rait clair autïì que qui que ce soit qui tienne la Ba-guette, de quelque maniéré quon la tienne, quand mëme onla tiendrait avec des tenailles, elle devrait se pancher égale-ment, de même que layman agit également furie fer,qui que ce soit qui le tienne & qui f en approche.Que íì on prétend que le tempérament contribue à fac-tion de la Baguette , (.car les défenseurs de ces foliescroyent avoir droit de dire tout ce qui leur plait) quilsexpliquent eux-mêmes ce quils veulent dire par le motde tempérament, quils fassent une objection intelligible,& on tâchera de leur répondre. Si un homme disoitquil a vu quelquun de tel tempérament, qui tenant enfa main un flambeau, il néclairoit plus , je pense quonauroit raison de nen rien croire.

Supposez enfin quelque vertu quil vous plaira, je dis,encore quil est impossible de savoir la profondeur de lasource , & combien on trouvera au dessus de terre gras-se, de sable , roche , &c. ni si la source sera abon-dante. La preuve en est facile ,- car une source plus a-bondante & moins profonde devroit agir naturellementfur la Baguette autant quune plus abondante , mais plusprofonde & plus éloignée ; car toutes les vertus naturel-les & nécessaires agissent dans des distances inégales : ainsi 'elles font nécessairement le même effet, lorsque le sujetsur lequel elles agissent , est dans des distances différen-tes , mais réciproquement proportionnelles à leurs for-ces. Quoique deux flambeaux , par exemple , ayentune lumière inégale , ils peuvent éclairer également unobjet , si on le suppose plus proche du petit flambeauque du grand; ainsi on ne peut juger de la profondeur

à. . . - ---^-- W&A-4 y H.liJ. VHA A. A Vk ^ w- V J MV 4 M W 4 V /A KS A 1\4V

° us * ier a eux> Leur orgueil leur inspire de regner sur dune source quen supposent connue son abondance, ni? US & que nous tenions deux les biens temporels qui ' '

ev eillent notre concupiscence. Sils font fidèles à exé-juer ce quon espère deux , ce nest point pour nousev er r e fp r i t à Dieu, mais pour nous lier â eux de quel-mat hére que ce puisse être. Ils sinsinuent par f ap-j'Jence de la justice dans lesprit des simples. Cest uneonne c h°f e q Ue découvrir les voleurs, ou les chosesj r ° ees ' 'b couvrent leurs opérations de la puissanceConnue de la nature pour tromper par- les ignorans,a*? e te le maniéré que le doute & f incertitude trou-c e leur imagination & leur conscience, & que lon sac-f °Utume à un commerce qui dabord ferait trop dhor-^ U . r : & si ce que vous me mandez nest point une four-stes' 2 £ ens f 11 ' ^olivent leur compte à tromper les au-f 0n ' (ce que je croirais volontiers) assurément ce net 0 1 P° nt les bons Anges , mais les Démons qui fontmer la Baguette.

'ses c 012 suroît évident que les corps ne peuvent agir lesP Ur les autres que par leur choc. Vous savez , M.cq t » quil ny a rien quon ne puisse expliquer parcôté sei ! ,e supposition que les corps vont toujours dup^ísssssls sont poussez , & quils ne peuvent être

de ion abondance que par la connoìssance de la profon-deur í & quoiquon suppose des vertus attractives, cest-à-dire imaginaires dans seau ou les métaux , par rapportà une Baguette fourchue , il est impossible de juger deleur profondeur & encore moins sil y a de la terre glai-se , du sable & de la roche , ainsi que le prétendent vosDevins ou vos fourbes.

Nen voilà que trop, M. K. P. , car je fuis persuadépar votre lettre même que je ne vous ai dit rien de nou-veau, .& que vous ne mavez demandé mon sentiment ,que pareeque vous avez cru quil servirait peut-être àappuyer le votre à f égard de quelques personnes.

11 me semble quil ne faudrait point négliger ces cho-ses , & quon devroit empêcher que ces prétendus De-vins ne trompassent les simples , ou ne troublassent laconscience de ceux qui dans le doute font un fort grandmal davoir recours à eux.

^blès ffie du côté quils font rencontrez par dautres

tu invisibles qui font en mouvement.

k . ae l r- ' - 1 - ' - -

La ver-

J atTj bre & de laiman, qui paraissent si étranges,Ce Ux 6rit ^° rt àúement par-, du moins à f égardQj. * flui ont étudié suffisamment ces matières.

ce principe qui devroit être reçu de tout ler Çjetté Corîlr ne fort clair & fort simple , & qui nestOrnent ] Ue ceux qui manquent dattention , & quiLr F ac ji e es Principes obscurs & mystérieux ; il ferait as-a . e démontrer néométriciuement quil

démontrer géométriquement quil y a de

Difficultez proposées à f Auteur de la Recherche dela Vérité.

Mon Reverend Pereì

L A réponse que vous avez eu la bonté de me faire,produit un fort bon effet, & jen espère encore da-vantage , si vous prenez la peine de nous donner quel-ques éclaircissemens, & de décider fur les doutes que jevais vous exposer.

On peut distinguer trois choses touchant la Baguette.^ r _ r ts__ * i>z_ j J 1_-

Ê 'V/q A A W L11J VA VU1A1W VI A V* V.*."J J ^ ^ ^ ^ '

se'istteâr de la diablerie dans le mouvement de la i. Le mouvement de la Baguette a 1 égard des bornes,

| a ^ on examinoit avec foin les proportions de des voleurs, & des choses dérobées, z. Le mouvement

la p lsl Un' - - - r 1 - - * ..ri.. -o. i~.z- . t r

r 1Catl ° n & de f accélération des mouvemens de

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Mais vos Devins font si téméraires , ouflue quelque supposition quon fasse , on

que leur art nest point naturel.

de la Baguette sur les eaux & les métaux. ;. Lade ces mouvemens que vous croyez diaboliques.

Quoique vous portiez le même jugement des eaux &des métaux, que des bornes dun champ & des vols, je

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ffusez quelque vertu quil vous plaira dans leau vous prie dagréer que je les distingue présentement, &, rt Wchu, il me parait clair que leau étant

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que l'eau étant que nous supposions comme une chose très certaine,

à doit agir plus fortement dans la Ba- que la Baguette tourne entre ses mains de plusieurs per-

' F . sonnes,