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DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES,
four,
ce ; car cette intention ne change point les cir-constances matérielles de la Baguette & de Beau.
2 * Ung chose dérobée demeure toujours la même queevant , & le crime du voleur ne changeant point lej?i£ s ’ Ou le changeant également par des remords de'* er£ ns crimes, (car quelque supposition que l’on faste.A»^ces remords troublant l’esprit, changent lé corps, ilevident que le remords d’avoir dérobé une poule ne? eut a "ir dans l’efprit tout d’une autre maniéré que leIj^nords d’avoir dérobé une canne,) il est clair'que la? a 5 us 4e ne peut se tourner vers le larcin ou le voleur
e ce qu’on cherche fans faction d’une cause intelli-gente.
5* La convention de ceux qui prennent une pierreP° u r borne de leurs héritages, ou qui cessent par un ac-C ? r . mutuel de lui attribuer cette dénomination , n’enV^geant point la nature , il est ridicule d’attribuer l’ef-,. et , physique du tournoyement de la Baguette à la qua-It£ de la pierre.
, >es trois conclusions me paraissent dans la dernière^fldence. Ainsi tous ces tournoyemens de la Baguetteç nnent certainement de faction d’une cause intelligen-’ a ?paremment de f adresse & de la fourberie de ces^tendues bonnes gens, mais peut-être de la malice duj- crn °n ; car je ne crois point que les bons Anges fas-^ nt de ces fortes de pactes avec les hommes. Ils ne se> nt point de loi , ils suivent f ordre immuable , ou la01 éternelle dans laquelle ils découvrent qu’il n’est pas^ tc 'efíaire que les hommes trouvent , quand il leur plait,métaux & de l’eau. Les Anges rapportent,, oses à Dieu & à notre salut ; ilsordre de la nature ,íjcn d’extraordinaire
ieu , mais les Démons tâchent de nous attirer & de
toutes
y rapportent même& ils ne font rien qui le trouble,que pour faire connoitre & aimer
&C. zi
guette que lorsqu’elle est cachée sous terre , puisqu’a-lors l’eau & la Baguette font plus proches,- car la con-noissance que nous avons de leur découverte ne chan-ge rien ni dans seau ni dans la Baguette. U me pa-rait clair autïì que qui que ce soit qui tienne la Ba-guette, de quelque maniéré qu’on la tienne, quand mëme onla tiendrait avec des tenailles, elle devrait se pancher égale-ment, de même que l’ayman agit également furie fer,qui que ce soit qui le tienne & qui f en approche.Que íì on prétend que le tempérament contribue à fac-tion de la Baguette , (.car les défenseurs de ces foliescroyent avoir droit de dire tout ce qui leur plait) qu’ilsexpliquent eux-mêmes ce qu’ils veulent dire par le motde tempérament, qu’ils fassent une objection intelligible,& on tâchera de leur répondre. Si un homme disoitqu’il a vu quelqu’un de tel tempérament, qui tenant enfa main un flambeau, il n’éclairoit plus , je pense qu’onauroit raison de n’en rien croire.
Supposez enfin quelque vertu qu’il vous plaira, je dis,encore qu’il est impossible de savoir la profondeur de lasource , & combien on trouvera au dessus de terre gras-se, de sable , dé roche , &c. ni si la source sera abon-dante. La preuve en est facile ,- car une source plus a-bondante & moins profonde devroit agir naturellementfur la Baguette autant qu’une plus abondante , mais plusprofonde & plus éloignée ; car toutes les vertus naturel-les & nécessaires agissent dans des distances inégales : ainsi 'elles font nécessairement le même effet, lorsque le sujetsur lequel elles agissent , est dans des distances différen-tes , mais réciproquement proportionnelles à leurs for-ces. Quoique deux flambeaux , par exemple , ayentune lumière inégale , ils peuvent éclairer également unobjet , si on le suppose plus proche du petit flambeauque du grand; ainsi on ne peut juger de la profondeur
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° us * ier a eux> Leur orgueil leur inspire de regner sur d’une source qu’en supposent connue son abondance, ni? US ’ & que nous tenions d’eux les biens temporels qui ' '
ev eillent notre concupiscence. S’ils font fidèles à exé-juer ce qu’on espère d’eux , ce n’est point pour nousev er r e fp r i t à Dieu, mais pour nous lier â eux de quel-mat hére que ce puisse être. Ils s’insinuent par f ap-j'J’ence de la justice dans l’esprit des simples. C’est uneonne c h°f e q Ue découvrir les voleurs, ou les chosesj r ° ees ' 'b couvrent leurs opérations de la puissanceConnue de la nature pour tromper par-là les ignorans,a*? e te le maniéré que le doute & f incertitude trou-c e leur imagination & leur conscience, & que l’on s’ac-f °Utume à un commerce qui d’abord ferait trop d’hor-^ U . r : & si ce que vous me mandez n’est point une four-stes' 2 £ ens f 11 ' ^olivent leur compte à tromper les au-f 0n ' (ce que je croirais volontiers) assurément ce net 0 1 P°’ nt les bons Anges , mais les Démons qui fontmer la Baguette.
'ses c 012 suroît évident que les corps ne peuvent agir lesP Ur les autres que par leur choc. Vous savez , M.cq t • » qu’il n’y a rien qu’on ne puisse expliquer parcôté sei ! ,e supposition que les corps vont toujours dup^ísssssls sont poussez , & qu’ils ne peuvent être
de ion abondance que par la connoìssance de la profon-deur í & quoiqu’on suppose des vertus attractives, c’est-à-dire imaginaires dans seau ou les métaux , par rapportà une Baguette fourchue , il est impossible de juger deleur profondeur & encore moins s’il y a de la terre glai-se , du sable & de la roche , ainsi que le prétendent vosDevins ou vos fourbes.
N’en voilà que trop, M. K. P. , car je fuis persuadépar votre lettre même que je ne vous ai dit rien de nou-veau, .& que vous ne m’avez demandé mon sentiment ,que pareeque vous avez cru qu’il servirait peut-être àappuyer le votre à f égard de quelques personnes.
11 me semble qu’il ne faudrait point négliger ces cho-ses , & qu’on devroit empêcher que ces prétendus De-vins ne trompassent les simples , ou ne troublassent laconscience de ceux qui dans le doute font un fort grandmal d’avoir recours à eux.
^blès ffie du côté qu’ils font rencontrez par d’autres
tu invisibles qui font en mouvement.
k . ae l r- ' - 1 - ' - -
La ver-
J atTj bre & de l’aiman, qui paraissent si étranges,Ce Ux 6rit ^° rt àúement par-là, du moins à f égardQj. * flui ont étudié suffisamment ces matières.
ce principe qui devroit être reçu de tout ler Çjetté Corîlr ne fort clair & fort simple , & qui n’estOrnent ] Ue ceux qui manquent d’attention , & quiLr F ac ji e es Principes obscurs & mystérieux ; il ferait as-a . e démontrer néométriciuement qu’il
démontrer géométriquement qu’il y a de
Difficultez proposées à f Auteur de la Recherche dela Vérité.
Mon Re’ve’rend Pe’reì
L A réponse que vous avez eu la bonté de me faire,produit un fort bon effet, & j’en espère encore da-vantage , si vous prenez la peine de nous donner quel-ques éclaircissemens, & de décider fur les doutes que jevais vous exposer.
On peut distinguer trois choses touchant la Baguette.^ r _ r ts__ * i>z_ j J™ 1_-
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se'istteâr de la diablerie dans le mouvement de la i. Le mouvement de la Baguette a 1 égard des bornes,
| a ^ on examinoit avec foin les proportions de des voleurs, & des choses dérobées, z. Le mouvement
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r 1Catl ° n & de f accélération des mouvemens de
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Mais vos Devins font si téméraires , ouflue quelque supposition qu’on fasse , on
que leur art n’est point naturel.
de la Baguette sur les eaux & les métaux. ;. Lade ces mouvemens que vous croyez diaboliques.
Quoique vous portiez le même jugement des eaux &des métaux, que des bornes d’un champ & des vols, je
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ffusez quelque vertu qu’il vous plaira dans l’eau vous prie d’agréer que je les distingue présentement, &, rt Wchu, il me parait clair que l’eau étant
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que l'eau étant que nous supposions comme une chose très certaine,
à doit agir plus fortement dans la Ba- que la Baguette tourne entre ses mains de plusieurs per-
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