DES PRATIQUÉS SUPERSTITIEUSES, &c.
tnL^ £S ^ ats * ^ ur ' es P ots ' & ^ ur ^ es verres, où elle n
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01 * pas non plus. Car elle a tourné plus d’un moisspres que les meurtriers les avoient touchez ; & selon‘‘Uteur , le mouvement de Pair avoìt détaché & âijjìpéa jJ e * promptement la transpiration qui s’y étoit d’abordfâchée. Ce ne font donc ni les vapeurs , ni les exha-1Io ns , ni la transpiration , qui sont tourner la Ba-guette. ‘
Or ces petits corps, selon l'Auteur de la Physique oc-j ? te > auíïì bien que selon Monsieur Garnier & Mon-’eùr Chauvin , sont la seule cause matérielle à laquelle0:1 puisse attribuer ce tournoiment. Donc il est trèsCQ ustant, par les principes mêmes de tous ces Messieurs,S u 2 nul corps ne fait mouvoir la Baguette, jé fuis, &c.
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A MONSIEUR. * * *.
font on peut découvrir fi les Anges j ou les Démons ,f°ht les Auteurs du tournoiment de la Baguette.
E St-il vrai Monsieur» que les Philosophes de vos
quartiers ne peuvent souffrir qu’on attribue aucunj líl ' t a °x Intelligences? Seroient-ils semblables aux Mé-ecins dont parle (c) Pseltus ? Et faudroit-il les mettreu nombre de ces personnes ausquelles Perse auroit dit,
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curva ìn terras anima & caleflìum inanes !
, Monsieur , je ne puis me le persuader, tls nëapparemment ni Saducéens , ni entièrement Epieu-
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quelques personnes ; comme je mè convaincrais fans pei“rie que cela rie se peut naturellement » je ne vois pas qu eje pusse me dispenser de raisonner de la maniéré que jevais faire , pour découvrir quelle est la cause qui faittourner la Baguette. Suivez, je vous prie » ce raison-nement.
Nous n’avons que deux sortes d’idées, idées d’esprit ìidées de corps ; & ne devant dire que ce que nous con-cevons , nous ne devons raisonner que sur ces deuxidées. Or nous avons démontré dans les précédentesLettres, qu’en certain cas, nul Corps ne fait tourrier laBaguette ; c’est donc quelque Esprit qui la reriiue.Voyons quël Esprit ce peut être. Nous connoissonSde trois sortes d’Esprits : il y en a qui sont unis auxcorps des hommes : il y en a d’autrés qui n’y sont pasunis , & ce sont les Anges , ou les Démons, & pardessus tous ëst l’Etrë infinitrient parfait, le principe détoutes choses.
Cela supposé » voici í’ordre que j’observe dans la re-cherche de lá cause de quelque effet surprenant. JéCommence par ce qtli m’est le plus connu ; je la cherchédonc d’abord dans faction des Corps ; & si je ne puisl’y appercevoir , je ne conclus pas pour cela que nulCorps ne peut être la cause que je cherché. J’examines'il ne répugne point qu’un Corps produise un tel effet:& jusqu’à ce que j’aye vu clairement que je ne pourroisl’attribuer à la matière j fans détruire les dotions quej’ai des Corps , je suspens mon jugement, & ne passépas outre.
Mais lôrsqué je découvre que là matière n 3 en peut êtfëla cause , je passé aux Esprits ; & si je reconnoïs qué
siens ; & comme l’Antiquité ne leur est pas tout-à- nul Esprit fini ne puisse produire cet effet, sai recours^, ll: inconnue, ils doivent savoir que nul point dé doc- à la Toute-puissance de Dieu. C’est ainsi que cher-n a été si généralement reçu dans toutes les Na- chant la cause du mouvement des Corps , (e) ou cellé
de la création, je me trouvé obligé.de remonter jusqu’àl’Etre infiniment parfait ; pareeque c’est en Dieu seuloù je trouve une héceffité absolue que tout ce qu’iíveut se fasse, & que je ne saurois voir de liaison néces-saire entre la volonté d’Un Esprit fini j qui veut remuerun Corps , ou faire de rien quelque chose, & le mou-
l ’°tis , que celui de l’existence des Esprits ; & que^ e st là-dessus qu’est fondée toute la Mythologie du^ganifrne.
. Ce n’est pas seulement parmi le peuple que cette doc-
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E E conservée. Pythagore » le père des Philoso-cs, admettoit dans les airs tine multitude innom-
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a ple de Génies » (d) qu’il croyoit auteurs de tout ce vement de ce Corps , ou lé changement du néant ad Ul st fait ici d’extraordinaire , & fur tout des diviria- l’etre. . .
>>• Platon & ses disciples , Jamblic , Porphìre, Revenons à la Baguette ; & puisque noUs avons de-'“halcide, Apulée, Maxime de Tyr , & tant d’autres, montré que nul Corps ne la fait tourner , voyons quel
J* été dans le même sentiment ; & vous savez, Mon- est TEsprit qui la remue. Seroit-ce le désir de ceux
,l§r , de quelle maniéré cette doctrine est établie dans qui la consultent ? Mais l’Esprit de l’homme ne peut
écriture sainte. rien que sur le Corps qui lui est uni. D’ailleurs ri’est-
jj Comment pourrois-je me persuader après cela que des ce pas l'Esprit humain qui consulte la Baguette , & qui
g^hssophes Chrétiens osassent parler si librement sur uri 1 * iir " u " r- T ' s '”*’
r ; e autorisé par la tradition la plus ancienne , & dé-
plus ancienne , & dé-un point de foi ? Ne faut-
if - danS l’Ecriture commerirn c l u '^ s admettent autre chose que des Corps , &p 0 1 s remontent même jusqu’à la volonté de Dieu»soi r ex P^ssuer la communication du mouvement , &j 2 Ce passe dans le corps des hommes à l’occa-^, d e leu rs désirs?
fp’jC tout ce que je puis croire de cé qu’on dit dej, jjj°/dphes, c’est qu’ils craignent qu’on rie recoure
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et dès qu’on rie saura pas expliquer quelque
Vo| s r . Ur P renant . Si c’est-là leur appréhension , je n’yt>êcl le en ^ ue de raisonnable ; car il est important d’em-seu r ì bien des gens rie fassent des Esprits l’azile deexp]iq Uora ri c e. ' Mais autre chose est de rie savoir paset Un phénomène , autre Chose de voir qu’il estseule communication des
tUouV e à impoffible par la siUn e . ns> Si l'on me disoit, par exemple, que dastsdan s s a S L° rt ^alme uri homme en soufflarit fur un papierdloìg n / , 5Tn bre , fait aller un moulin à vent qui en estsé rier, Un guart de lieue , apparemment je n’en croi-** n* r ^d"'S si après plusieurs observations critiquesS u ett e uàdé du fait , ainsi que je le fuis que la Bá-ns ar t & fans fraude tourne entre les mains dé
Ci ^ ^e c ,
Soì. ^ ynirum est; Marcùs ait » quòd haec dÎGant Medí-
P° r ìlw 1 , a qu» sensii percipiuntur stihil norunt , sed solis
( )Di °g Sît nt - Ve W-
la consulte sur une chose qui lui est inconnue? Il né saiedonc pas ce qu’elle doit répondre ; comriient pourroit-ilen diriger le mouvement?
Passons donc aux Esprits qui n’orit pas été faits poufanimer un Corps. íls ont assurément plus de pouvoir& de lumière que n’en ont nos Ames , ils sont les Mi-nistres de Dieu, & c’est à eux à qui l'on doit attribuesce qui ne fépugsle point à un Etre fini, & qui ne peutêtre opéré ni par les Iôix générales de la communicationdes mouvemens, ni par celles dé l’union de l’Ame avecle Corps.
Mais j’apperçois encore deux sortes de cés Esprits lde bons & de méchari$. Et il imposte de déterminer 'si c’est à ceux-ci, ou à ceux-là que je dois attribuer lesrévélations qui se forit par la Baguette. Je cherche doncUne régie qui me fasse faire ce discernement , & voicicelle que vous avez pu remarquer dans la Lettre de l’Au-teur de la Recherche de la Vérité , & que je trouve dansla Tradition sainte & profane ; c’est que les Anges ncfont ríeri d’extraordinaire que pour nous piorter à Dieu ;
& que tout ce qui sc fait de merveilleux , qui ne nousporte pas à lá véritable félicité » doit passer pour l’ou-vrage d’un Esprit séducteur;
Porphyre qui etoit un Payèn fort éclairé» a reconnuCetté vérité; car écrivant au Prêtre Egyptien Anebon,après avoir demandé si ceux qui prédisent l’avenir & qui
Çe) Suivant les. principes des Cartéiiens.'
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