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HISTOIRE CRITIQUE
dcant volatils ? sm aùdisnt vocës ávium : qui ista nultasigna surit, riisi consensus obfèrvantis accédât.
RE’PONSÉÂ M- De Corniers, (t)
J E ne fais Monsieur , comment vous l'àtenà»Rëhápíir d’injures ùnë lëttre de soixante pages , par-cèqhé'vous croyez qú'on vous a dit une dureté , celan’est nullcrnent dans l’ordrê. Vous paroîsièz ému d’rineforce', qùì né vous îaiíTe garder ni mesure , ni vraisem-blance, & qui me mettroit dans un fort grand embarras,fi j'ávois donné lieu à votre colère. Par bonheur vôtreaigreur n’a pour fondement qué votre méprise. Aprèsavoir dit mon sentiment sur tous les systêrnés qui ontparu fur lá Baguette , fái ajouté ,, que jë ri'avois rien,, 3 dire fur les discours, én Taìr , que font certains„ grands parleurs , dont la tête est un ímgáfm de plu-„ sieurs choies mal digérées, & qu’íls appliquent ordi-„ naìrement dé travers Vous âve'z ■ cru voir vôtreportrait dans cés paroles; mais jé ri’aî point dé part àrapplicatiph çjtié.yoùs en avëz laite , & si vos Leëfeufsné vous ont pis fait prendre le change ; vous avez dûvoir qué cét endroit né vous regarde point, ni përfòrinëén particulier , & qu’òft riê parlé dé vous, qù’áprès á-vbir fini tout. cè qu’ori avóit a dire fur ces fortes dégèns. „ Enfin , ai-je dit ènsniì'e , il f én a qui ecri-„ vent , ou pour se divertir , où póur faire plaisir â„ quelques personnes , ou pour fc décharger vite desv premières pensées qui lëúr sont venues dans TéípfitC’èst-là Ië fèiií endroit , bu Ton indique vôtre ouvra-ge , & ptiifqu’ií ne paroit pas qué cét endroit, vous aitfait dé lá pèipe , me voila horS de tout fcrùpulë. Jefuis ravi de ne vous avoir cfbrin'é'dûdine bCCásibri cfe cha-grin , Sc je né laisse pas d’êtrë fSctië qué vous voûS so-yez mis eh maûváìfë humëíir , fur un êrìcífbit qíiè youSn"avez pù vous appliqués., fans vous fairë ídft. C’estcèpëridánt cet èridròit qùe vous rëpétèz si soùvént , SÇqui you.s fa.it dire tant d’injures., Ne ctaignéif pds quëjé les, rëpoufle. par d’áufres injures. Çe larigagè ftí’estinconnu; je fais d’áilleurs a quoi íi Religion nous obli-gé èrí ces rencontres , & je veux oublies tout ce qtiëvous m’ayez dit dë désobligeant. Puisque vbtis ávoûezquë vous né savez qui jé fuis , iláurdit été à propôSqué vqqs n’èúffiçz rien dit dé personnel. Si vous áVêzparlé fur cíes mémoires, ils font assurément infidèles, jéne m’y xèconnods, point. Je ric còhhois point cette per-sonne qui court les Bibliothèques pour me faire plaisir,je ne fais ni jeu de dez .,.. ni jeu de cartes, & les raille-ries que vous Faites làrdèjfus ne peuvent me cdnvènir.
N’aurois-je pas aussi droit de riiè plaindre, de ce quevous vous exercez à fdeviriër sflr .cé que j’ái dit de qûel-quès ëcp'liërs. de Phîlosopliie? Est-il raisonnable d’en fai-re Tapplication a un jeûne hqçhrrie bien élevé,, qui estdepuis longtems hors de Philbsoplûë ? Voilà, Mon-sieur., ce qùe j'ai cru d! abord devoir vous dire ; je rievoulois pas vous entretenir plus longtems , parcequèvous voyant si fort en colère, je cráigripis qùe vohs nëprissiez en mauvaise part ce quë je vous cfirois dans lafuite. Mais je fais réflexion que votre émotion est peut-être appaisée, L que le mépris avec lequel vqtis me trai-tez , doit métré un engagement á vous répondre, depeur que vous ne preniez mon silence pour un mé-pris réciproque. Je váis donc satisfaire à cè que vouscritiquez. ,
L’endrQit que vous attaquez avec le plus dë résolu-tion; c’est i’entretien d’^ìrijìe , de Théodule , & de Me-
(í) Dês que les Illusions des Philosophes eurent paru , M. deComiers , surnommé l’Aveugle d.’4mbrun., qui avpit fait impri-mer une lettre dans lé .Mercure dé Mars 169;. én faVêúr dé la Ba-guette, fe crut attaqué par lé P. lc Brun, & fit itaptimer daris leMercure de Mai une lettre très vive , où les injures tiennent lieude raisons. Le P. le Brun fit insérer cette réponse-d^ns 1 e Mer-cure du mois de Juin de la même année. x. »oi. K suìv. ■'
nalque. Vous ne connoissez point , dites-vôus ; C£îtrois Messieurs. „ Ils paraissent tout d'un coup com-„ me trois carabins qui tirent leur coup de pistolet, &„ puis qui fe retirent, saris qu’on puisse deviner ni d'ëu3, ils viennent, ni où ils s’en vont.
Quoi; Monsieur, Un.dialogue ne peut-il vous plairaà moins qu’ón ne dise d’oû viennent ceux qui parlent»& où ils vont ? Si tel est votre goût , is ne fais qu’/sairè. En cas que vouá fassiez des Dialogues, je con-sens que vous le suiviez. Vous pourriez peindre ceûXqui parlent, décrire tout ce qu’ils ont de particulier#salie même leur généalogie , que je n’y trouverais pointà redire. Agréez feulement quë je ne suive pas cetteméthode , & q rie je préfère celle de Platon, de Cicé-ron , de Lucien ; & de tant d’áutíés qui passent po' urbons corinoisseurs.
Dans le fond , Vous h’exigez pas toujours qu’on diskd’où on 'fient , ni en quel endroit on fe retire. P®moins , në vous'plaignez-vous pas de ce que je n’®point dit mon logis. Il vous prend seulement envie dédemander ce què jë faifbis' daris cette belle fconvërsabdí 1avec ces trois Messieûrs. ,, Apprenez-moi un peû»
foarsmve^-voììs , quel étoit-là vbtre personnage ; câi„ vous n’y dites pas un petit mot. Vous nous avés*sr tissez seulement qu’Aristè vous mena chez Théodukj„ La conversation riiéme s’y échauffa ; íl n’y a;, vous qui êtes-là froid, comme un Espagnol. A VO« 5i, voir remuer lá tête sarts jamais desserrer ïes dents , dá
vous prendrait pour urie Pagode de la Chine.
A qilói pensez-vous , Monsieur ? Dans un dialog uíde dbUze ou treize pages, je parle jusqu’à sept sois ; &vous, pour avoir lieu dë coudre ensemble quelques quo-libets , vous avancez que. je..ne dis pas un seul mot dan 5cette conversation. Je suis surpris que , fur une faussaté qui. peùt être si aisément découverte , vous ayez p r * 5occasion de remplir plusieurs pages de froides raillerieEst-ce que vos ,Lecteurs vous trompent (v.) , ouvbus crbyitit offensé,' vous n’avei pas Í’eíjpfit aíTéz libí®.pour éèdutér cé qû’ost, votas lit?. ,
voUS aviez tant d’ënvië de critiques èe fjiálog^lquë né Tèiamiriiez-vous avëc attention ? Vous eti®^vu uri Métialifuè , mis átí lieu de Théodúle. Càiàóf,cettè fdûté dérange tout dans ce Dialogue , vous auri^eu quelque droit d’y fáire. remarquer du désordre ^la confusion , & je n’âurois répondu à votre critique»qu’en vbûs priant d’effacër Mënalque , & de mettre 3lídëssus Théòdule. Mais émù aú point que vous Tête 5 'il n’est pas possible de voir les objets tels qii’iis f°tyN’appertevant pas les faùtes réelles, vousjen Croyez v °js11 où il n’y en eut jarnais , & vous portez lè tfouu',jûsqu’à m’accuser de garder' le silence j lors rnêmëvous attaquez nies propres paroles dites en première P et 'sonne dans ce Dialogue. . ;
Après qu’Arìste a rapporté te qui est dit daris li f tfiìjiïe dcckìtè , à Toceásio'n d’un homme égorgé, qû> ?*roiffant la nuit à . son ami , vient lui dire qu’on á y\,fbn corps dans Un chariot , & que s'il se rend dk ussfnaiin dans Tendrbît qu’ilítii marque , il y trouves.chariot chargé de fumier , dans lequel on Ta ci fa e ’ tcomme on prétend attribuer à lá transpiration insonsifrèt l’appárition & le détail de tbutes ces circonst aI1 ísurpris d’une explication si hardie, ou plutôt d’unu' ^si extraordinaire , me tournant vers ìe Deffenstú 1 ', cí .Physique occulte, ,, áh Menalque, lui dis-je , ^ a£ jífS„ la est admirable! Des corpuscules , qù'î viennen £ j 9„ qu’un homme est aux prises avec son hôte. > le,, été tué , qu’bn Ta cduvert de ftifflieì-, te„ trouvera à la porte Rien n’ëst plus clair Û l!C j- 3lKrtidi qui piai-le en cette occasion , comme en b scn se-rres ; mais s'il est étonnant que vous rie Taye? Pmarqué , il l’ëst ericore bien davantage que ' 7 1 ° l pj 1 y{Ì-vbûlu relever cet endroit , & que T Auteur deqùe occulté ne vous eri ált pas détourné. ^ •„ 0 uí 5
Par un ménagement tout particulier , A 01
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(v) Mr. de Corniers étoit aveugle.