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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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HISTOIRE CRITIQUE

dcant volatils ? sm aùdisnt vocës ávium : qui ista nultasigna surit, riisi consensus obfèrvantis accédât.

REPONSÉÂ M- De Corniers, (t)

J E ne fais Monsieur , comment vous l'àtenà»Rëhápíir dinjures ùnë lëttre de soixante pages , par-cèqhé'vous croyez'on vous a dit une dureté , celanest nullcrnent dans lordrê. Vous paroîsièz ému drineforce', qùì vous îaiíTe garder ni mesure , ni vraisem-blance, & qui me mettroit dans un fort grand embarras,fi j'ávois donné lieu à votre colère. Par bonheur vôtreaigreur na pour fondement qué votre méprise. Aprèsavoir dit mon sentiment sur tous les systêrnés qui ontparu fur Baguette , fái ajouté ,, que ri'avois rien,, 3 dire fur les discours, én Taìr , que font certains grands parleurs , dont la tête est un ímgáfm de plu- sieurs choies mal digérées, & quíls appliquent ordi- naìrement travers Vous âve'z cru voir vôtreportrait dans cés paroles; mais ri point part àrapplicatiph çjtié.yoùs en avëz laite , & si vos Leëfeufs vous ont pis fait prendre le change ; vous avezvoir qué cét endroit vous regarde point, ni përfòrinëén particulier , & quòft riê parlé vous,áprès á-vbir fini tout. quori avóit a dire fur ces fortesgèns. Enfin , ai-je dit ènsniì'e , il f én a qui ecri- vent , ou pour se divertir , póur faire plaisir â quelques personnes , ou pour fc décharger vite desv premières pensées qui lëúr sont venues dans TéípfitCèst- fèiií endroit , bu Ton indique vôtre ouvra-ge , & ptiifqu ne paroit pas qué cét endroit, vous aitfait pèipe , me voila horS de tout fcrùpulë. Jefuis ravi de ne vous avoir cfbrin'é'dûdine bCCásibri cfe cha-grin , Sc je laisse pas dêtrë fSctië qué vous voûS so-yez mis eh maûváìfë humëíir , fur un êrìcífbit qíiè youSn"avez vous appliqués., fans vous fairë ídft. Cestcèpëridánt cet èridròit qùe vous rëpétèz si soùvént ,qui you.s fa.it dire tant dinjures., Ne ctaignéif pds quë les, rëpoufle. par dáufres injures. Çe larigagè ftíestinconnu; je fais dáilleurs a quoi íi Religion nous obli- èrí ces rencontres , & je veux oublies tout ce qtiëvous mayez dit désobligeant. Puisque vbtis ávoûezquë vous savez qui fuis , iláurdit été à propôSqué vqqs nèúffiçz rien dit personnel. Si vous áVêzparlé fur cíes mémoires, ils font assurément infidèles,ne my xèconnods, point. Je ric còhhois point cette per-sonne qui court les Bibliothèques pour me faire plaisir,je ne fais ni jeu de dez .,.. ni jeu de cartes, & les raille-ries que vous Faites làrdèjfus ne peuvent me cdnvènir.

Naurois-je pas aussi droit de riiè plaindre, de ce quevous vous exercez à fdeviriër sflr . que jái dit de qûel-quès ëcp'liërs. de Phîlosopliie? Est-il raisonnable den fai-re Tapplication a un jeûne hqçhrrie bien élevé,, qui estdepuis longtems hors de Philbsoplûë ? Voilà, Mon-sieur., ce qùe j'ai cru d! abord devoir vous dire ; je rievoulois pas vous entretenir plus longtems , parcequèvous voyant si fort en colère, je cráigripis qùe vohsprissiez en mauvaise part ce quë je vous cfirois dans lafuite. Mais je fais réflexion que votre émotion est peut-être appaisée, L que le mépris avec lequel vqtis me trai-tez , doit métré un engagement á vous répondre, depeur que vous ne preniez mon silence pour un mé-pris réciproque. Je váis donc satisfaire à que vouscritiquez. ,

LendrQit que vous attaquez avec le plus résolu-tion; cest ientretien d^ìrijìe , de Théodule , & de Me-

(í) Dês que les Illusions des Philosophes eurent paru , M. deComiers , surnommé lAveugle d.4mbrun., qui avpit fait impri-mer une lettre dans .Mercure Mars 169;. én faVêúr la Ba-guette, fe crut attaqué par P. lc Brun, & fit itaptimer daris leMercure de Mai une lettre très vive , les injures tiennent lieude raisons. Le P. le Brun fit insérer cette réponse-d^ns 1 e Mer-cure du mois de Juin de la même année. x. »oi. K suìv.'

nalque. Vous ne connoissez point , dites-vôus ; C£îtrois Messieurs. Ils paraissent tout d'un coup com- me trois carabins qui tirent leur coup de pistolet, & puis qui fe retirent, saris quon puisse deviner ni d'ëu3, ils viennent, ni ils sen vont.

Quoi; Monsieur, Un.dialogue ne peut-il vous plairaà moins quón ne dise d viennent ceux qui parlent»& ils vont ? Si tel est votre goût , is ne fais qu/sairè. En cas que vouá fassiez des Dialogues, je con-sens que vous le suiviez. Vous pourriez peindre ceûXqui parlent, décrire tout ce quils ont de particulier#salie même leur généalogie , que je ny trouverais pointà redire. Agréez feulement quë je ne suive pas cetteméthode , & q rie je préfère celle de Platon, de Cicé-ron , de Lucien ; & de tant dáutíés qui passent po' urbons corinoisseurs.

Dans le fond , Vous hexigez pas toujours quon diskd on 'fient , ni en quel endroit on fe retire. P®moins , vous'plaignez-vous pas de ce que je n®point dit mon logis. Il vous prend seulement enviedemander ce què faifbis' daris cette belle fconvërsabdí 1avec ces trois Messieûrs. ,, Apprenez-moi un peû»

foarsmve^-voììs , quel étoit- vbtre personnage ; câi vous ny dites pas un petit mot. Vous nous avés*sr tissez seulement quAristè vous mena chez Théodukj La conversation riiéme sy échauffa ; íl ny a;, vous qui êtes- froid, comme un Espagnol. A VO« 5i, voir remuer tête sarts jamais desserrer ïes dents ,

vous prendrait pour urie Pagode de la Chine.

A qilói pensez-vous , Monsieur ? Dans un dialogde dbUze ou treize pages, je parle jusquà sept sois ; &vous, pour avoir lieu coudre ensemble quelques quo-libets , vous avancez que. je..ne dis pas un seul mot dan 5cette conversation. Je suis surpris que , fur une faussa qui. peùt être si aisément découverte , vous ayez p r * 5occasion de remplir plusieurs pages de froides raillerieEst-ce que vos ,Lecteurs vous trompent (v.) , ouvbus crbyitit offensé,' vous navei pas Íeíjpfit aíTéz libí®.pour éèdutérost, votas lit?. ,

voUS aviez tant dënvië de critiques èe fjiálog^lquë Tèiamiriiez-vous avëc attention ? Vous eti®^vu uri Métialifuè , mis átí lieu de Théodúle. Càiàóf,cettè fdûté dérange tout dans ce Dialogue , vous auri^eu quelque droit dy fáire. remarquer du désordre ^la confusion , & je nâurois répondu à votre critique»quen vbûs priant deffacër Mënalque , & de mettre 3lídëssus Théòdule. Mais émù point que vous Tête 5 'il nest pas possible de voir les objets tels qiiiis f°tyNappertevant pas les faùtes réelles, vousjen Croyez v °js11 il ny en eut jarnais , & vous portez tfouu',jûsquà maccuser de garder' le silence j lors rnêmëvous attaquez nies propres paroles dites en première P et 'sonne dans ce Dialogue. . ;

Après quArìste a rapporté te qui est dit daris li f tfiìjiïe dcckìtè , à Toceásio'n dun homme égorgé,> ?*roiffant la nuit à . son ami , vient lui dire quon á y\,fbn corps dans Un chariot , & que s'il se rend dk ussfnaiin dans Tendrbît quilítii marque , il y trouves.chariot chargé de fumier , dans lequel on Ta ci fa e tcomme on prétend attribuer à transpiration insonsifrèt lappárition & le détail de tbutes ces circonst aI1 ísurpris dune explication si hardie, ou plutôt dunu' ^si extraordinaire , me tournant vers ìe Deffenstú 1 ', .Physique occulte, ,, áh Menalque, lui dis-je , ^ a£ jífS la est admirable! Des corpuscules ,'î viennen £ j 9 quun homme est aux prises avec son hôte. > le,, été tué , qubn Ta cduvert de ftifflieì-, te trouvera à la porte Rien nëst plus clair Û l!C j- 3lKrtidi qui piai-le en cette occasion , comme en b scn se-rres ; mais s'il est étonnant que vous rie Taye? Pmarqué , il lëst ericore bien davantage que ' 7 1 ° l pj 1 y{Ì-vbûlu relever cet endroit , & que T Auteur deqùe occulté ne vous eri ált pas détourné. ^ 0 5

Par un ménagement tout particulier , A 01

derô

(v) Mr. de Corniers étoit aveugle.