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tìonner des preiives parlantes , j’avois passé fur bien desc Wes j & je fie faifois que glisser fur cette explication,^ns en développer l’absurdité. Il falloit assurément,Monsieur , vous contenter des égards que j’avois eus,^ ue pas traiter de soldât armé k la légéfe, & d’ignorant1 Ul vent faire le bel esprit , celui o u'une telle explicationk» sourire.
Croyez-vous qu’il soit sort raisonnable de supposerc ! Ue la transpiration de nós corps va dans un instant faire^pression fur nos Amis , quoiqu’éloignez de nous?Une telle supposition peut-elle, à votre avis, être fai-? e par un Auteur, q tri prétend que la transpiration desnommes demeure fixe en sortant du corps , qu’ellë nes . ec arte point & qu’elle ne petit être portée ailleurs,ftl parles vents, ni par les tempêtes, ni par quelqu’au-* re cause que ce soit? Ët quánd il íeroit permis de fairesuppositions si opposées l’urfe à l’autre , cortcevez-^° Us bien que la transpiration de nos corps puisse notis«ire voir à nos Amis abscns , & les avertir de ce qui se^Ee en nous ? Èst-ce que vous êtes bien persuadésss J£ comme nous pouvons faire entendre nos pensées pàr*J 0s paroles, nous puissions de mêpie par la transpiration°nner à nos Amis tel avis qu’il nous plaira s ou ap-FencJré ^ ce ^ u ’q s exhalent , tout ce qui leur arrive?i 1 v ous échapoit jamais de dire que fans sortir de votreambre, vous auriez appris des nouvelles par le ihoyencertains corpuscules exhalez du corps d’un nóuvel-Jj e > qui se promenois dans le Jardin du Palais Royal ;
"r .que vous entreprissiez de soutenir Une imagination fl_ "'Mérique, quelle idée pensez-vous qti’on auroit de vo-tfe habileté dans la Physique ?
. Je n’insifterai pas davantage là-dessus, je mé contentéV e vous renvoyer à Cicerbn. U réfute assez agréable-ment ceux qui osent faire des systèmes de cette nature sJ 1 ® bien que ceux qui penserbiënt que les images quious viennent en dormant , sont formées pár cé qui fég^«che des mêmes corps dont nous croyons voir lâ
g p eut-être vous ai-je déja fatigué sor cet article, carj. j!° Us me traitez de soldat armé k M légére , lorfquë. e de quelque ménagement , tòujotirs porté à criti-, > e J" » fans craindre de vous cbntrédìrë vous grondezplieurs de cë que /'entreprens avec trop d’appareil dé. neuf ori dix fystêmés , Sc de ce que je paroisr °p bien informé fur la matière en questioh.
► " II faut, dites-vofis, avoir employé quatre ou cinq'' ®ps à faire des expériences fur la Baguette ,. pour dire1 positivement qu’elle tourne indifféremment à desJ P^sonnes d’un tempérament différent, & aux mêmes,, ^ r sonnes, en des tems où la disposition de leùr corpsJ» P as a m ^ me; qu’elle tourne à l’âge de dix ans,
SJ n ^ tïlrr ' e à celui de soixante , pendant la maladie com->) 6 ^ ans une P íl rfaite santé, à jeun aussi bien qu’après
x, 0lr mangé.
N °r-’ Monsieur, il n’a pas fallu quatre ou cinq ansê'jj Kire cette remarque, il n’à fallu qu’un demi quartrei;^ » car il né faut pas plus dé tems pour lire deux^Abb' 1S au ® courtes que le Totit celles de Monsieurst 0 j_ e de la Garde , & de Monsieur le Procureur duParoig ^ous deviez faire attention qtie jë ne me fers desohfçj. S Clf ées qu’après ces Messieurs. Ils Ont fait cèsdr olts "ons en moins d’unë sémâine ; & dans les en-fervçr,^ i'on trouve un grand nombre dé gens qui sedeujj j de la Bagúctté , on peut lés fairé én moins de
PÈRSflf IÊUslS, m.
«Ur rf> ■ quoi aboutissent les réflexions que vous faitesqu’on . .. P :î-;. „ —1XUL.
Criées pr? n avoit rraité la question s il y a quelqùësv oir inconvénient trdtivéz-vous ; qu’après l’a-
^•ettre s p^^ée il y a quarté ans, à écrit pour lors deux^ deu^j cette mátiére , oh fasse à présent imprimerd«à Uts , Lettres , & qu’òri hìòhtre eh même tems lesCe flijej. tc>Us les systèmes qùi Vienheht de paroitre furque!q ue • somme l’on m’avòit demandé plusieurs foishères r° se P lus étendu qué ce qui est dans cès* mji s ç : ttre ? > peut-être avois-jé promis d’y tráváll-- * je n’ai pu à'y détèriminér qu’âprès áyBír ta
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paroitre les nouveaux systèmes , a-t-on Quelque sujetd’y trouver à redire ?
Quèl inconvénient trotivéz-vòtis encore que pourexaminer cë qu’on doit penser des systèmes sor le fait deLyon * j’examine les circonstances qùi fé trouvent dansles diverses relations j ou dans lés observations que nousont dònnéès les Auteurs de ces systèmes?
„ II y a j dites-vous , dans toutes ces relations des,i choses outrées ; il y en a de fausses ; il y à des con-„ tradictions manifestes ; Sc fur totit cela vous préten-„ dez pourtant décider ce qu’on doit juger de ho's fy-j, sternes ”. Nos fystêmés ! Èst-cé que vdus en avezfait un , j& qué vous êtes chargé par les autres Auteursde plaider la causé commune ? Quoi qu’il en soit, voyezà quoi vOtis exposez ce qtie vous m’opposez. Si vousprétendez qué ces choses outrées & ces contradictionsmanifestes partent de l'ignorance ou de la malice de ceuxqui les rapportent j jë vous renvoyé à Monsieur l’Ábbéde la Garde , à Monsieur le Chevàlier de Montgivrol,à Monsieur lé Procureur du Roi, à Monsieur Panthor,& à Monsietìr Gamïer, Et si lés Relations font fidel-les, comme je ne puis en douter , persuadé de la bonnefoi & de l’exactitudé de tous ces Messieurs, ces contra-dictions manifestes se trouvent dans l'usage dé lá Baguet-te. Et qu’y a-t-il de plus décisif pour montrer que lémouvement de cette Baguette n’est pas naturel, Sc qu’iíne peut être que l’essét d’un esprit capable de mentir &de fe contredire ? Qu’on l’attribue à la Fourberie deshommes, ou à celle dés Esprits déréglez , il m’importepeu. On doit toujours conclure qu’un tel usagé fié peutêtre mis au nombre des secrets dé Physique. C’ést toutce qtie j’ai voulu prouver.
Remarquez , Monsieur , l'ulagé q ue j’aî Éít de tou-tes ces relations , & ce qne j’ai observé daris Éêxâmértdé tous ces fystêmés. En exafhinání un fystêifié; jé Héme fuis servi' qué dés faits Sc dès principes reçus pafl’Auteur; & lorsque j’ai montré qu’il h’étoit pas possi-ble qu’ort expliquât jamais physiquement lés phénosoç-nes dé la Baguette , jë n’ái raisonné que stif.çcs observaitions rapportées de la 'même maniéré dâns toufëá ses' di-verses relations. Ge que j’ai dit est asséZ cliir' f & je nécrois pas qu’on y oppose j aidais rien dë íolídësc
J’apprens tous lés joùrs que de très habiles Physiciensfont dans le sentiment que j'ai suivi , Monsieuf Châte-lain Docteur en Médecine , dotlt T habileté doit VbtilSêtre connue paf ses ouvrages & par fa réputation , vientde mettre au jòur une- dissertation physique , où ilprouve sort solidement l’impossibilité de fairé urf systèmesur la Baguette ; & si la plupart des fa van s nient abso-lument totis ces faits , noh feulëfhënt ce qu’óh raconted’Aymar, mais généralement tòut cé qu’on dit des phé-nomènes de la Baguette; c’est qu’i!; croyent impossiblequ’une Baguette tenue, des deux mains puisse naturelle-ment fe mouvoir & fe tordre dé la manière ’qu’on lèdit.
Comment ofez-Hous donc traiter de dupés , Be vi-sionnaires , & de mauvais Physiciens , cëux qui fontdans l’opinion que j’ai suivie ? Prétendez-,vbiiâ être eridroit dë traiter ainsi les Auteurs Jésuites dbfrt j’ái rap-porté le sentiment ? Et vouS imagines-vdus, fáirë prettdrdle change áu public ën mettant leS JésoifçS ;áù. nqmbréde ceui que /'attaque ? jë ne péhTe pâs cjuson' Vouscroyéi - Gbmfee en a sujet de se défiés de votre témoi-gnage , on ira consulter la Huitième Lettré des Illusionsdes Ph'ilófiphes frr la Baguette , & on y Verso qu’outreles dix Auteurs Jésuites qué je cite , je dis nefteríiënCqu’à la réserve du Père Dechales , qui n’a osé décider ;je ne cònnois aucun autre jésuite qtii n’ait cbiidaimnlí’usagé de la Baguette.
Peut-être après cela né voudra-t-on pas vous croîfeîlorsque vous dites que j’ai maltraité le Père Schcift dansun Feuillet, qui ne paroit plus ; mais jé veux être votrecaution sor cet article, j’avòue dònc que .dans fe feuil-let qui n’a pas dû paroitre dès que fe livre a été mis èhvente, j’ái parlé des ouvrages de ce Pèse, comme de re-cueils où l’exafyitude & le discernement rie règnent' pas" .. P % ' ton-