DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES, ôcc.
. Í£S appositions relevées par de pures badineries. En dis- endroits! Que veut-il dire avec ses emportemens ? Dé-J5. îrop ? N’est-ce pas tout au moins badiner que de se mande-t-on son avis ? Entend-il ces matières ? Encoreta >te un nliíinrAmo t ’»n rliirpfcir n ,,p rU 0> fnmpr nmir Monsieur de . . - nasse . ou’il nie le Aiif. il e/s
un phantôme pour s’en divertir , que de se forgerj 02 ftatue , un muet qui remue la tête Jans desserrer lesj pour pouvoir l’apeller Espagnol , Pagode de lalne ) & tout ce qu’il vous plait.
Ce qui est assez singulier , c’est qu’avec tout celaV ° US parlez comme si vous étiez bien redoutable. QueUa êtes heureux d'avoir affaire à une personne qui ré-J;. simplement à ce que vous opposez , & qui se fe-I]r Un s cru pule de vous attaquer sur quoi que ce soit !, er oit assurément très facile de vous pousser rudement,ls a Dieu ne plaise que je prenne ce parti ; j’aimeroisst 2n mieux prendre celui de garder le silence, il me pa-o ° IC k meilleur , & je ne fais d’où vient que bien desk etls souhaitent que je vous réponde. La maniéré sim
pie
uiais
. ay ec laquelle je le fais , ne leur plaira peut-être pas,
j - pourvu qu’elle serve à me tenir dans les bornes de: Modération & d’une juste défense , c’est tout ce queU Perche.
siez^ ^ ei0 ^ c a souhaiter , Monsieur, que vous vous fus-^ 1 prescrit de telles bornes en composant votre lettre
uiais
pour Monsieur de . . . passe , qu’il nie le fait, il estPhysicien, on le consulte , il ne sait que répondre, au-cun système ne le contente ; lè plus court est de toutnier. Voulez-vous qu’il dise qu’il y a de la diablerie?
Siéroit-il aux Physiciens de.Permettez-moi de
vous interrompre , reprit le sage Mr- de , vos
réstexions font de fort bon sens. Mais que nous impor-te de découvrir d’où vient que quelques uns nient lefait ? Ne sait-on pas bien qu’en semblables occasions ilse trouve toujours de gens qui s’obstinent , les uns àcroire tout fans discernement, les autres à tout nier fansraison? Ne nous sachons point contre ceux-ci, ils fontplus utiles qu’on ne pense â la République des Lettres.Sans eux on ne verroit que conteurs de fables ; & cen’est pas peu de chose que de diminuer le nombre detelles gens. Pour moi je n’entens jamais de conte où lemerveilleux domine , que je ne fois ravi de rencontrer 4quelque Misantrope toujours prêt à vous dire en face »cela est faux. On y regarde de plus près , & il en re-vient ordinairement quelque avantage. Si l'on peut être
vous eussiez aussi fait réflexion qu’on ne doit ja- témoin du fait, on juge par ses propres yeux , ou bienls  ~-' ■ * • - on pèse avec soin les circonstances & les dispositions de
çeux qui le rapportent. Quand il est question , parexemple , de quelque pratique publique, si elle est ré-pandue en plusieurs endroits, exercée indifféremment partoutes fortes de personnes, qu’on n’en fasse ni un mys-tère ni un point de Religion , & qu’avec tout cela ellese conserve depuis longtems & fasse beaucoup de progrès,il est moralement impossible qu’elle soit l’ouvrage del’imposture. Cette réflexion appliquée à la Baguettesuffit, pour me porter â croire que tout ce que l’on endit ne fauroit être faux. J’apprens qu’il n’est pas deProvince en France, où il n’y ait des gens qui trouventdes sources par la Baguette. Je íàis que depuis deuxcens ans on s’en sert en Allemagne & ailleurs pour dé-couvrir les métaux , & qu’on s’en est si fort servi dansle Dauphiné pour découvrir les larcins , & les bornesque Monsieur le Cardinal le Camus a été obligé d’inter-dire cet usage fous peine d’excommunication. Voyezses Ordonnances imprimées chez Pralard. Après celacomment pourrois-je prendre pour une chimère tout cequ’on dit de la Baguette ? Supposons néanmoins qu’onne fait rien de tout cela, je dis encore qu’il n’y a nulleraison de traiter d’imposture ce qu’on écrit de Lyon.Les faits font attestez par cent témoins habiles , criti-ques, attentifs, & les circonstances font de telle nature,que la fourberie n’auroit jamais pu fe soutenir jusqu’aubout. Ne nous mettons donc plus en peine , si quel-ques personnes nient le fait. Occupons nous plutôt, sivous l’agréez , â chercher la cause d’un phénomène sisurprenant.
Je viens, continua-t-il, à Tendrait fur lequel j’ai prisla liberté de vous interrompre. Vous alliez dire , ceme semble, qu’il n’est pas d’un Physicien de recourir àd’autres causes , qu’à des causes naturelles. J’en con-viens , si les effets dont il est question, en font une fui-te, mais s’il voit que ces effets ne peuvent être produitsen vertu des loix générales du mouvement , ne doit-ilpas dire que la cause n’en est pas naturelle ? Vous l’a-vouerez fans doute. Agréez donc que je dise que cequ’on rapporte de la Baguette, n’est nullement naturel;car je vois, ce me semble, fort clairement que cela passeles forces ordinaires de la nature.
J’ai lu avec attention les dissertations qu’on nous a en-voyées de Lyon, & j’ai été ravi de n’y trouver ni qua-litez occultes, ni influences d'étoiles. La matière sub-tile y voltige agréablement; les corpuscules y font d'uneagilité & d’une souplesse propre à tout ce qu’on peutdesirer ; le manège qu’on leur fait faire m’a réjoui, &je voudrais de bon coeur pouvoir être content des sta-
tion CCrue lorfqu’on fe sent ému. Je isolerais vous(p des avis , les livres saints vous en fourniront§ stables , & si vous en voulez de moins parfaits,la j slec l ue vous en donnera qui ne laissent pas d’être falu-ç J J en trouve deux , dans le second Livre de laj er£ ’ dont je crois devoir profiter. Le premier est,c J arn ener par de bons offices ceux qui se mettent enere contre nous ; 8c le second , de s’éloigner d’eux,j!. a od ils veulent nous fraper. Je ne pourrai peut-êtres ilre un usage du premier que par mes désirs, jmais j'ob-érerai exaéìement le second , en gardant le silence , si°Us écrivez de nouveau contre moi (x).
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L E T T R E
Touchant la Baguette (j~),
T^Roirez-vous bien, Monsieur, que des savans traî-&Uet t > nC à foble , tout ce qu’on a dit de la Ba-(v | e . ‘ Monsieur le Comte ... est de ce nombre,ail ui persuaderait plutôt qu’un Bœuf a parlé, & vousdén ° ls P ar Une conversation dont je vais vous faire leh , a '|' que le seul récit des faits est capable d’émouvoir.^ e de certaines gens.
pa»„^me on lifoit il y a quelques jours en bonne com-déç Q le des Lettres de Lyon , touchant les vols qu’on aco^ts depuis peu par la Baguette , voilà tout • àss ]!• Un savant qui hausse les épaules, fe léve, & crie,d’ej^Posture ! Vit-on jamais, disoit-il en colère, plusUtiç g ava §ance , de crédulité , d’aveuglement? Quoi,tri e ,. $ guette découvre les larcins, les voleurs, les meur-qu e 5 fait trouver des trésors, & des sources! NotezgUe u ^ es hommes à Baguette , ces imposteurs font des^Udiè Oui, poursuivit-il, j’en ai connu un en Nor-s°ts! ? ds n’ont pas de pain , & ils trouvent des tre-uils en e ^unde est fou, adieu, Messieurs, je ne veux
s Jattiai?? 1 " 6 P arler de b Baguette,toh ’
: l Ss 7 homme ne fiit plus interdit que celui qui li~*t>ut,- ^ ett res. Tout le monde fe regardoit fans dire^ au tre 5 e silence alloit le déconcerter entièrement, si> kssifqi, 3Vant » moins impétueux que celui qui avoit11 pr is ? ent stìtitté la compagnie, mais vif & ardent,^lles r , a parole. A-t-on jamais vu , dit-il,depa-^ÍTe j ^montades ? Quel entêtement ! Quelle har-exam' n ^ Craie en f aux contre des faits dont on n’a0tlt té * n ^ ^ es P re uves , & dont de très habiles gensoins ! Contre des pratiques connues en mille
0» répliqua dans le Mercure du mois d’Aout tions qu’on leur assigne, des chemins qu’on leur fait te
£ ^stenu de publier ses réponses , parcequ’il n’y a n ir, & de tous les mouvemens qu’on leur donne. Mais
h'i'lns' ' raionnement > 2c que TAutcur ne dit que des in- comment paflèr tout ce qu’on exige des corpuscules?
Qerée da nsi e Mcrcure de Tanvier lÓ93 , p. l6 . On fait demeurer des mois entiers tout le long d’un
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