DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES, &c. éj
Vent pour aller sur Mer du côté qu’on veut : qui dou- qui m’est venu d’abord en pensée , en lisant ks LettresI e que dans ces «ccasions il n’y ait de la Magie 1 ~~~ .
la
ou de
je vous prie, quel rapport y a-t-il
tromperie r Car,
en tre ce qu’ils vendent & ce qu’ils promettent ? Pourc qui est des Suédois & des Allemans , qu’on dit qui•| °^vérent en se servant de Baguettes les trésors cachez,ç n Y avoit dans ce fait-là que pillage , fans Magie niU P £ rítitio n , pourvu qu’ils ne se servissent de ces Ba-Bpettes que de la maniéré que s’en sert Aymar. Mais,etlt ces Messieurs, d'oìt vient que la Baguette tour-, tntre les mains de certaines personnes seulement ?J 31 déja dit que cela doit être attribué à l’organization* propriété particulière qu’ont ces personnes-là , dee !^ e que d’autres hommes ont d’autres propriétez sin-o teres qui font qu’ils font capables de certains effetsP a tticuli ers> S. Augustin dans le livre 14. de la Cité^ Dieu chap. 24. dit qu’il y a des hommes qui ont
de ces Messieurs , mandez-moi à Votre tour votre sen-timent sur la mienne*
LETTRE O) DE M. ***
A MONSIEUR ....
Sur l'avanture de Jacques Aymar.
V
propriétez naturelles , d’autant plus surprenantes
'halles sont rares & tout-à-fait différentes de celles des
OuS avez raison, Monsieur , de penser qu’il n’y apersonne qui puisse vous faire un récit plus sincè-re & plus juste touchant la Baguette de Jacques Aymarque moi, puisque j'ai été l’un de ceux que l’on a com-mis pour faire un rapport exact de tout ce que je ver-rois faire à ce Villageois* ll y â tant de personnes quifont témoins des faits que je vais vous rapporter, qu’onpeut dire qu’ils font d’une notoriété publique. La
on
seroit
hommes , ce qui est cause qu’ils font de leur ^ UUC ^ m iont u une notoire pu^.. ^ re-
. comme il leur niait , de certaines choses que les P Ut ?° n ^ Tcques Aymir s etoic acquise , eto.t ve-
p Utr s es ne peuvent du tout faire , ni même croire qu’el- nU6 . a ™ si ^ut > point , qu a moins d un examen tres
oreí? Ìent P offi bles. Il y en a, dit-il, qui remuent les P arttCUÍIer ’ & d une exactitude telle que S. A. S. Mou
fans ÊS ° U toutes àux ensemble, ou l’une après l’autre,
_ • Initier la tête ; & d’autres , fans la remuer aussi,ssint descendre sur leur front toute la peau de leurc âe les cheveux qui y tiennent , & la remettenti_T me ils veulent en son premier état. II y en a qui^ bent & expriment si parfaitement la voix des oiseauxaes autres animaux , qu’il est impossible de n’y être" as trompé , à moins que de les voir faire. Il y en a
aucoup d’autres choses encore aussi singulières , & dejours nous avons vu le Buveur d’eau & l’Avaleurcailloux. Albert le Grand rapporte qu'en AUema-
^ a utres qui avalent une incroyable quantité de choses^Utes différentes, & qui en resserrant tant soit peu leur£ ftomac rejettent toute entière comme d'un sac , celle^ il leur jplait. S. Augustin raporte au même endroit
bosde
H y eut deux frères , dont ì’un avoit telle vertu,Pffs 0 P a ssi ant auprès des portes les mieux fermées, & yay e enta nt le côté gauche, elles s’ouvroient , & l’autrela même vertu dans le côté droit. Ces exemples,„ beaucoup d’autres que je pourrois raporter , justi-e 111 ce que j’ai dit de la propriété particulière de ceuxste les mains de qui la Baguette tourne. Je ne laisse-ras de vous faire remarquer , Monsieur , que sous•? et exte de quelques expériences qui ont été faites paryuiar & quelques autres , on en ajoute un grandkuf 6 àmres , qui font ou fausses ou très dou-
de n ' a point donné , disent-ils , une raison générale?bs les effets de la Baguette. Je demeure d’accorda ca use qui ne satisfera pas à tout, ne fera pas fusi-bles e ’ ^ 7 a des Physiciens qui, en posant des systê-dç ] a ’ ^nt déja donné des raisons de tous les mouvemensa ’ Çtl ir a .g u ette : mais pour moi qui n’entreprens ici que-- E'nigner le Démon , je dis que l’insuffisance des
d'
ra isc
6ti S f ■ devroit feulement inviter ceux qui n’en sont pastain b' a en chercher de meilleures, puisqu’il est cer-Un e ' r ^ mnie on l’a déja montré , qu’il doit y
qui
Ca use
bes 0
naturelle de ces effets. C’est ainsi
que
avoir
ceux
soit s llr '? nt: P as contens de ce qu’on a dit jusqu’à pré-6c r e fj y e retour des fièvres intermittentes , fur le flux
c hos P de la Mer
&c. tâchent de trouver quelquemais ils ne s’avisent pas de recourirdisent ces Messieurs,
ose 4
au p), nouveau ,
Ay^on. Pourquoi donc
an s ?. n a ' f *il découvert son talent qu’à l’âge de vingta été r ,On pourroit demander aussi, d’où vient qu’onCUl;
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1 a ge de'
ai uíì p n a uroient-ils pas sait la même question ? Et> d a ^ r / es contenter , il faudroit qu’il l’eût décóu-S n’a u S • ^>n de fa mère. Et que sait-on encore,HUe W roient pas prétendu qu’il y eût dans ce fœtusopération de Python ? Voila , Monsieur , ce
cul atlQ 1 l°ngtems à trouver la poudre à canon , la cir-ì i>' san § » &c. Si Aymar avoit connu son ta-ou meme de quinze
vingt
sieur le Prince a eue pour connoitre la vérité,encore dans Terreur.
Aymar s’étant rendu à Paris fur les ordres de M. lePrince , S, A* S. le fit mettre chez Mr. Peyra, Con-cierge de THôtel de Coudé, & après savoir laissé repo-fer quelques jours, elle voulut éprouver son savoir-faire.Voici Tordre qu’on garda , pour s’éclaircir de ses talensmerveilleux. La première épreuve fut dans un cabinetoù il y avoit de Targent en plusieurs endroits. Ce qu’ilfit n’ayant pas plu, il dit que Tor dont tout le cabinetétoit orné, brouillant fa Baguette, Tempêchoit d’agir,& cela donna occasion de faire cette autre épreuve.L’on fit faire plusieurs trous dans le jardin , on mit deTargent dans un de ces trous, de Tor dans un autre, deTargent & de Tor dans un troisième, du cuivre dans unquatrième , & des pierres dans un cinquième. L’onvouloir voir en même tems si, ayant deviné les métauxpar fa Baguette , il pourroit aussi les distinguer ; maisloin de distinguer quelque chose , il donna dans le troudes pierres, & une autre fois dans un trou, ou Von n’a-voit rien caché. S. A. S. eut ensuite beaucoup de peineâ retrouver Tor & Targent , ne se souvenant plus où ilavoit été mis.
Le prix de deux petits flambeaux qu’on raporta àMademoiselle de Condé , & qu’elle donna aux pau-vres, mit Aymar en quelque réputation. Voici com-ment cela se passa. La Baguette tourna dans le cabi-net , & après avoir fait plusieurs tours dans THôtel,même à la cour des écuries, il fit passer le voleur parla porte de ces mêmes écuries qui est toujours fermée,& qu’on n’ouvre presque jamais que pour laisser passerle fumier. II alla vis â vis du cheval de Bronze furle Quai , chez un Orfèvre , au coin de la rue deHarlay, & comme il étoit tard, on remarqua la mai-son , & Monsieur le Prince y envoya le lendemain
avec de pareils flambeaux, disant que T Orfèvre en de-voir avoir acheté de même, 8 c qu’on les avoit volez.L'Orfèvre dit qu’il rt’avoit aucune connoi.ssance de cela,qu’il pourroit les avoir achetez fans rien craindre , & endonna les raisons. Cependant le lendemain on en redon-na Targent , & comme on en porta plus que les flam-beaux ne valoient, & que les Orfèvres en savent le justeprix , On croit qu’Aymar lui-même âvóit envoyé Tar-gent , afin d’avoir de la réputation & le regagner au cen-tuple , car Targent qui a été raporté n’est que douzeécus neufs, qui excédent pourtant le prix dès flambeaux,qui n’étoient que dé vingt huit francs.
II fut apellé à THôtel de Guise , & dit â Madamela Duchesse d’Hanover après plusieurs cérémonies mysté-rieuses à son ordinaire , que le voleur qu’on cherchoít
avoir
(1 b ) Cette Lettre est insérée dans le Mercure d’ Avril 16-;.*63. 2c suiv.
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