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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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u DES PRATIQUES SUPERSTITIEUSES, S-c. 69

a U pottlx élevé, il ressent tm f en dam set entrailles , il l’émotion plus ou moins véhémente vient de-là , sonJWijfre des maux de tête ; en un mot il éprouve tout ce qui principe est au dehors) il n’est attaqué que par des sen-J pajfe durant un accès de fièvre. Cela supposé , je de- sations confuses & équivoques , qu’ií ne sauroit démê-ai *de s’il n'est pas évident que du corps d’Aymar il 1er des autres qu’il ressent , & pour lors le tournoiment0rt .pour lors plus de corpuscules, & avec plus d’action, de la Baguette lui sert au deffaut de ces émotions ! Assu-d un autre homme qui jouit d'une parfaite tranqui- rçment on voit bien * fans que je m’explique davantage ,e > & entre les mains de qui la Baguette demeure im- que , si les esprits meurtriers n’ont pas la force d’ébran-0 'le. Or si les esprits qui sortent du corps > en sor- 1er les fibres du corps très disposées à se mouvoir , ilsftasl 3VeC autant violence que le petit plomb d’un ne sauraient donner la moindre atteinte à la Baguette.

t" 1 5 & si du corps d'Aymar il en sort de si grandsCns ’ .stu’d en devient tout épuisé ; je soutiens que<j e 6 Eion doit rompre l’ertchainement des vapeurs , &q t0ut ce qu’il vous plaira d’imaginer : & par consé-re nt hien loin que les dispositions d’Aymar concou-au mouvement de la Baguette , elles doivent entié-les ent ^' arr êter, & avec d’autant plus de facilité , selon^ P rinc ipes de l’Auteur , que ces esprits ont beaucoupfer»: avec ceux qui font au dehors. Car pour me

[e dis plus. Cette prétendue disposition confuse nesauroit concourir avec le mouvement du dehors , & leDevin dans ces occasions doit demeurer tout court. Jepourrais apporter une infinité d’autres raisons , qui fe-raient voir que les comparaisons dont l’Auteur se sertpour appuyer ses raisonnemens, comme celle d’un mor-ceau de papier attaché au bout d’un bâton , qu’on ex-pose à l’air pour savoir d’où vient le vent , n’ont nulrapport à la question. Car je vóus prie, de vòus souve-Vlr du même raisonnement, page 429. „ Si une ver- nir que l’Auteur nous doit expliquer comment la dispo-' | e de fer suspendue par le milieu avec un filet, vient fition d’Aymar concourt au mouvement du dehors pourjucher de fa pointe le pôle d’un bon aiman , quoi- faire tourner la Baguette , & je ne vois pas que toutes

* p clle ait été aimantée dé j a d’un autre sens, elle perd ces similitudes Pexpliquent beaucoup. Celle du micros-^ a Première impression , & en prend une toute con- cope & de la lunette d’approche , rapportée dans la page>» d^ 6 ' pourquoi cela? C’est que la grande quantité 447. est plutôt un ornement du discours qu’une bonne« l/ ^dére magnétique qui sort avec impétuosité de raison. Ceux qui savent les premiers principes de la

* Pierre , contraint celle qui ne passe qu’en petite

* ^ Ua ntité par les pores de la verge de fer , de se mou-v °>r à contresens. La transpiration sorte & abondan-te de la main produit le même effet sur la verge de

^'jPpdner , elle en chasse les corpuscules, &c. ”. Sij, * a it quelque attention au rapport qui se trouve entre. dvité avec laquelle les corpuscules sortent d’Aymarle a! ému & ^b’icitant , & celle d’Un homme tranquil-jJ* ^ un te ™P^ rament f°rt lent, on se persuadera íaci-CQu ^t que l’activité des corpuscules d’Aymar est beau-I>end ^ US S ran d e que celle de cet homme tranquille. Ce-ant l a Baguette tourne entre les mains du Devi-t ra > & demeure immobile entre celles de cet hommeq^’dlle. Cela ne devrait pas arriver, selon les prin-ce ^ l’Auteur. Pourquoi cela ? C’est que la gran- lui qui tient le corps , /’oblige k se pancher vers la terre,sor^^dté de matière , & la force avec laquelle elle J’applique le même raisonnement à l’aiman. Presquelui r ^ Ul â dien plus grande que celle du petit plomb toutes les personnes (car on n’est pas assuré de toutes)cnL_ 0rt \d’un fusil, l’analogie qu’elle a avec les corpus- tenant un morceau de fer entre leurs mains d’une certaí-

raison.

Dioptrique, le verront bien.

J’ai encore à vous démontrer que lés principes de Mr.de Vallemont étant supposez , je prouverai que la rapi-dité , âvec laquelle un ayman va se joindre avec un au-tre , vient en partie de la disposition de celui qui letient, & de l’écoulement de la matière canelée qui sortde ces pierres. Je suppose que ceux qui tiennent lesaymans ayent leurs mains dans un état naturel. Voicimon raisonnement. II y a des còrps dans la nature quise meuvent entre les mains de certaines personnes, & quirestent immobiles entre celles de beaucoup d’autres. Onen convient , & la raison que nous en donne Mr. deVallemont : Cefi , dít-il, que le mouvement des vapeurs,tant froides que chaudes, se joignant k la disposition de ce-

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W ^ UI s ° nt au dehors, contraint celle qui n’est quel-O 5 c l u ’ en P etite quantité , & qui n’a pas tant deOrnent , quand on supposerait qu’il y en a beau-v oir\ 3U èhor; , de rebrousser chemin , & de se mou-a contresens de ce qu’elle se mou voit ? C’est-là lesoient de l’Auteur, sur ce qu’il y a certaines per-)e p a - s e p tr e les mains de qui la Baguette ne tourne pas.Afi hien qu’on me répondra que la matière qui sortsietíj ar J n’est pas si raide. Je le veux , mais je fou-la i-^J’analogie qu’elle a avec celle qui est au dehors,doì V ç l ^_avec laquelle elle sort du corps du Devineur,sonnçJ' "hs ici le même effet que la raideur ; & ce rai-lï >an Vg j înt i ri ’ e st pas meilleur , que celui que ferait unPaìlso jlosophe , s’il assurait qu’afin qu’un brin de

dr oìt g àm entraîné par la rapidité du vent , il sau-

ver (j e Cor . e que les corpuscules qu’il entraîne , eussent^v ant roi deur , pour faire pirouetter ce brin de paille.r° re V01 hnir cet article , il faut que je fasse en-c élé rats r que les corpuscules meurtriers qui sortent desVç ut ç} Q ° nt quelquefois si peu de force , qu’ils ne doi-^i a ucune atteinte à la Baguette , & c’est ce* fr ‘‘Ve t !p C ? r de pas avec les principes de l’Auteur. IIqu' 0n lt "d page 447. que quand l'imprejfion est soible ,] HÌ e fi d*• ^ P eti é mu » on a recours k la BaguetteT % te P ar ces corpuscules invisibles , dr qui faitJ* s e ul e Mouvement ce qu'on ne découvrirait pas parJ^isn?*/* ^ finfaion. Assurément il y a ici unjH° ríc lUel e e ì ; 0rt sení ìhle, où je suis fort trompé. Quoi!Lr Urtr ie rs Ocvin passe par un endroit tout farci d’espritsd' 0 ' n de j de grandes émotions , & il n’a pas

au he$ c l a P a guette , soit. Mais lorsqu'il passe paruuns priv e2 de l’abondance de ces esprits (car

ne maniéré , ce morceau de fer se panche vers l’ayman.Pourquoi cela ? C’est que le mouvement de la matièrecanelée se joignant à la disposition du corps , donne lebranle à ce morceau de fer ; car le mouvement de lamatière subtile ne suffirait pas, quelque grand qu’il soit,comme il ne suffit pas pour faire tourner la Baguette;& ces mêmes personnes tenant une piéce d’argent en pré-sence d’un ayman, cette piéce demeure immobile. D’oùvient ce changement bizare ? C’est que la dispositiondu corps n’est pas propre à faire pancher la piéce d’ar-gent. Les corpuscules qui en émanent, dérangent tou-te la matière subtile. Tout ce qu’on peut répondre deraisonnable à ce que je dis , c’est que l’expérience nousfait voir le mouvement de la Baguette entte les mainsd’Aymar, & que la même expérience ne démontre pasque le fer soit immobile en présence d’un ayman , quique ce soit qui le tienne. Je répons à cela qu’avantqu’Aymar fût au monde, on ne savoir point que la Ba-guette tournât fur les corps morts , fur la piste desmeurtriers , fur les bornes des champs, & fur les che-mins perdus ; qu’on découvrira peut-être un jour quel-que personne d’une disposition si particulière entre lesmains de laquelle le fer fera immobile à la présence del’ayman le plus vigoureux , & que l’or & l’argent sepancheront vers cette force métallique avec une forceincroyable. Vous voyez donc , Monsieur , que s’iln’y a qu’à parler en l’air , & qu’à débiter tout ce quivous vient dans l’esprit , entasser faits fur faits , expé-riences fur expériences, par rapport à des choses dont ilne s’agit pas, on obscurcira bientôt ce qu’il y a de plusclair dans la Physique , & les régies invariables de lacommunication des mouvemens varieront, selon le tem-

S pé-