PR A T IQ.UES SU
^iffertations en ce íìecle. Spencer (a) qui en a fait uneort longue, veut que ce soient de petites figures,quiP ar Wnt comme les Teraphim & autres fausses divi-nite s. Mais Spencer n’est occupé qu’à chercher des^Pports entre les Superstitions du Paganisme, & lesstatiques saintes du Peuple de Dieu. Ce qu’il ditici n’est point fondé , & il a mérite d’être réfuté168 Un ouvra ^ e ex P r ^ s Imprimé à Geneve (b) en
S’il y avoit quelque choix raisonnable à faire pourneterminer ce que c’étoient que Urim & Thummìm ,? u diroit que c’étoient ces mots là même traduits dans? Vulgate par Doctrina & Veritas , qui étoient écritsdans le Pectoral entre les Pierres précieuses, mais onne voit pas encore comment des Pierres ou des LettresP Q Uvoient découvrir ce qu’on cherchoit par quelqueec ' a G ou par quelque disposition exterieure,par quel-le changement qui s’y faifoit. Si l’on eut fait desdemandes fort courtes, comme quand David demandes d poursuivra les Cananéens , & que Dieu répondP°ursuivés les i. Reg. ìo. 8. quand il demande siaiil descendra, & que Dieu dit descendet i. Reg. 11.î 5 *la disposition des Pierres auroit pu servir à le fairec °nnoître. Mais quelquefois la réponse étoit trop lon-pour la prendre de la part des Pierres : comme quandavist consulta par l’Ephod pour savoir s'il devoir pour-pre les voleurs, qui avoient pillé la ville de Siceleg.*'Reg. ;o. 8. Dieu répond,allez vous les atteindrez,J°ûs les perdrez, & vous aurez même tout leur bu-ln> Quelquefois cet oracle nommoit distinctementne Ville. David demande, irai-je en quelque Ville^Judée? L’Oracle répond allez vous en à Hébron.
Reg. ir. i. Enfin la réponse étoit quelquefois ac-c ompagnée de tant de circonstances, qu’il est visible^ Ue la l”eur des Pierres ne pouvoit pas faire entendreCe détail, comme quand David demande , s’il doitjouter vers les Philistins. Dieu lui répond, ne mon-es pas directement vers eux, mais tournés tout autour? leur camp, jusqu’à ce que vous veniés & foyésls -à-vis des poiriers , & lorsque vous entendras11 siout des poiriers le bruit de quelqu’un qui marche,° Us commencerés à combattre, parce que le Seigneura jjhera alors devant vous &c. n. Reg. r;.^,"taunius qui a parlé amplement de VUrim & dudans l’ouvrage de vestitu Sacerdotum Hebrao-croit que l’Ephod n’étoit qu'une cause morale0li qccasionelle avec laquelle le Prêtre étoit éclairé in-^deurement & voyoit la réponse qu’on lui deman-Plusieurs Auteurs habiles croient la même cho-^ cela me paraît tout a fait raisonnable,lé r' ^ et Ephod précieux ou étoit le Pectoral appel-Y ' lm & Thummìm , c’est-à-dire lumière & perfec-"’devoit marquer par l’éclat des Pierres l’irradiationv • a lumière interieure dont le grand Prêtre sc trou-' flairé, lorsqu’il sc révérait de ce dernier orne-nt Ppur consulter Dieu.
Si l’Ephod avoit donné les réponses , on auroiti^fonsulter l’Ephod seul, cependant cela ne s’est ja-a lt, & ne pouvoit pas sc faire, c’étoit donc lere stu’on confultoit revêtu de l’Ephod.l u p ' Dès que l e grand Prêtre avoit cet Ephod , oní) a Q r l°ìt comme à Dieu même. C’est ainsi qu’en usaypli l ' lìeg. 23. 9. 10. & n. dixit ad slbiathar‘ C4 Ephod, Qr ait David: Domine Deus Ifraél.fuit»' knfin on voit que consulter par VUrim ou con-l’cud ^ es Urètres, c’étoit la même chose, car dansqui'J 0lt du 28. Chap. du premier livre des Rois ,couf^ Heu à cette difficulté, il est dit que Saiilni p ai ' ta , Dieu, qui ne lui répondit ni par les songes,u u j es Driru : ce qui montre que consulter l’Urim^sctr S ^ ££tres c’étoit la même chose , parce que lesjy 6 o s re pondoient revêtus de VUrim.
I£u Parloir donc aux Prêtres , 1. Par une voix
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sc) Hebrsor.
T g}) f e Lettres Fevr.
>686. p. 23 fl
PERSTITIEU SES. 9
qui ferrait du Propitiatoire. 2. Par'l’Ephod de lamaniéré que nous venons d’expliquer.
Enfin on confultoit auffi par les Prophètes. Il nefaut pas croire que les Prophètes n’ont commencéqu’avec Osée & Isaïe, que nous regardons comme lespremiers de ceux dont nous avons les écrits : il y en aeu de tout tems & en très grand nombre. Dieu enavoit ailleurs même que parmi son peuple , puisquenous voyons Balaam au tems de Moïse consulterDieu, & être forcé de ne répondre que ce que Dieului montrait. Il y en avoit beaucoup parmi le Peu-ple de Dieu. Dans le premier livre des Rois v. 3. onremarque comme une chose particulière qu’au tems dujeune Samuel les révélations étoient rares. Sermo Do-mini erat pretiofm in diebus illis , visio non erat ma-nifesta, 1. Reg. 3. Samuel en valoi t plusieurs, on cou-rait à lui de toutes parts, camus ad vìdentem. C’étoitle nom du Prophète. 1. Reg. 9. 9. & nous trouvonsensuite pendant sa vie des sociétés de Prophètes, puisqu’il parle en ces termes à David , obvium habebis gre-gem Prophetarum , Sic. 1. Reg. 10. 5. On confultoitpar ces Prophètes,comme Saiil par Samuel, Jéroboampar Ahias, d’autres par Michée, ou par Elisée &c.Voilà les moyens dont on confultoit Dieu.
Mais me dira-t-on vous avez avancé qu’on conful-toit Dieu par le Propitiatoire, cependant ce .Propitia-toire étoit dans le Saint des Saints, & on ne pouvoity entrer qu’une fois l’an. Si donc on confultoit plussouvent, comment cela sc saifoit-il ? Je répons quecomme il serrait une voix qui se faifoit entendre duPropitiatoire , on pouvoit l’entendre de la porte duSaint des Saints, ou du voile ; & en effet le Saint desSaints étoit appellé l’Oracle.
Mais comment pouvoit-on être assuré de la réponsedu grand Prêtre? car c’étoit lui seul qui entendent lavoix du Propitiatoire, les Laïques n’entroient pas là.C’étoit lui auffi qui répondoit par l’Ephod. Nepouvoit-il pas arriver qu’un grand Prêtre méchant ditce que Dieu ne lui avoit pas apris? Je répons 1. qu’ildevoir paraître alors que l’efprit de Dieu sc saisiffoitdu grand Prêtre : Dieu n’a pas permis qu’il ait jamaistrompé perfonpe, ce qui se vérifie assez par l’évene-ment.
Je répons 2. que peut-être dans la fuite on s’en dé-fia ; que dans la fuite on ne voulut consulter queles personnes que Dieu autorisent par des miracles : carj'observe, & c’est une remarque fort considérable,que depuis David on n’a jamais consulté l'Ephod, oul’Oracle, c’est-à-dire les Prêtres. La consultation quefit David dès qu’il fut Roi d’Ifraël au 2. des Roischap. 5. v. 19. & 2 3. estla derniere qui soit marquée dansl’Ecriture. Depuis ce tems-là Dieu parle à Salomon parles songes, & quand on confultoit Dieu, on ne pen-sent plus qu’à consulter les Prophètes. Si l’on s’adres-foit au grand Prêtre pour consulter Dieu , ce grandPrêtre alloit lui-même au Prophète ou à la Prophetés-se. Cela sc voit bien clairement au tems du Roi Jo-sias (c).
A l’égard des songes & des autres visions, Dieu fai-foit connoître qu’il parloir. 11 est dit par exemple queSalomon s’éveillant comprit distinctement que c’étoitune vision de Dieu (d) , après que Dieu lui eutdit (e ), je vous ai rempli le cœur de sagesse & d’in-telligence. Auffi (f) S. Grégoire le Grand observe
qu’on
(à) Et prarcepit (Josias) Helcise Sacerdoti 8c Ahican fìlio Sa.phan. . . . dicens ite 8c confulite Dominum Riper me, & f U p erpopulo 8c super omni Juda de verbis voluminis istius quod in-
ventum est.Iverunt itaque Helcias Sacerdos 8c Ahican.
ad Holdam Prophetidem uxorem Sellum filii Thecux, 8cc.
(d) Intellexit quod effet somnium. Reg. ,5.
(e) Dedi tibi cor sapiens 8c intelligens.
(/) Ciim aliquid qstenditur vel auditur, si intellectus non tri-buitur, prophetia minime est. Vidit namque Pharao per /omniumquse erant ALgypto Ventura ; sed quia nequivit intelligere quodvidit, prophetia non fuit. Sic aspexit Balthasar Rex articulummanus scribentis in pariete > sed prophetia non fuit , quia intel-lectum rei quam viderai non accepit .Greg.Mord.inJob.L. u,f. 2.