A t H I S T O I
la guérison de cette prétendue pojfedée , puisque vous m'as-surés que c' est fur l’opinion que j’avois qu elle ne l’étoitpoint , que vous avez, entrepris de la guérir par vos eaux,dont je fais la réputation. Il efl affez, ordinaire , lorsquel'on voit des effetssurprenans dans des personnes auff agi-tées que ! étoit cette pauvre fille , d’en attribuer tous lesévenemens dìfferens d quelque chofi de surnaturel , maissouvent il y a autant â'abus qMe de vraisemblance de Vat-tribuer au Démons dr H me souvient d’une décifon furun cas semblable , j’entent quand d la. poffejfion , qui meparoît tres juste : Multa ficta, pauca à morbo, nihil àDsmone. Mais dans cette rencontre le total de cette dé-cifon ne nous convient pas, puisqu'il est certain , qu il n yavoit dans cette pauvre fille rien de contrefait ; rien d lai vérité du Démon , mais beaucoup de la maladie. Jecrois , Motif eur , que vous devez, être satisfait que voseaux ayeut fait une gueristn semblable : pour moi , je lefuis infiniment de vôtre nouveau système fur la Républiquedes esprits animaux , H- fur les idées. Rien n est mieuxtrouvé , dr fi j'ai été quelques jours d vous en remercier ,c'est que le plais r que j'ai trouvé en le lisant m'a donnéune nouvelle curiosité de le relire. Vous êtes bien honnêted'attendre mon avis pour en faire part d nos amis , vousavez, le goût trop bon pour que ce que vous faites ne soittel. Doute la grâce que f ai d vous demander , c'est deretrancher les choses que vous dites d mon avantage , f queje ne mérité que par vôtre bon cœur. Le mien fera tou-jours tel pour vous que vous le pouvez, defirer , me fai-sant un plaifir fenfble dé être y
Monsieur
Vôtre très-humble, 8 c obéissant serviteur.»
Destaing , Comte de Lyon.
RE DES
niere Lettre , que je trouve fort bien ecrite est pleine d e-ruditíon, elle f ait voir combien vos eaux ont de vertujusques ou elles peuvent porter leurs effets salutaires. Jdistribué une partie des exemplaires que vous m avez, en-voyé d des gens favans dr de la profession, qui en ont fiaitun même jugement que moi. Dans la fuite vous au-rez, encore des occastons de faire voir combien vos eau*fint utiles , dy puisque vous avez, bien pú guérir untpojfedée , vous ne trouverez, guéres plus d’accident q* 11vous ne puijstés guérir par leur usage. Je ferai t 01 *"jours bien aisé d’en être informé, dr de vous ajfiurdque je fuis ,
Monsieur
Vôtre très-humble, & obéissant serviteur"»D’séquin.
APPROBATION.
Nous Docteurs & Professeurs aggrégés au Collesdes Médecins de Lion, avons lû avec plaisir la Lettt een forme de Dissertation de Mr. de Rhodes Escuye r ’Docteur Médecin , aggrégé au College de cette Vd^,écrite à Monsieur le Comte d’Estaing, au sujet d’ujprétendue possession, laquelle est digne d’être donn^au Public. L’Auteur y décrit d’une maniéré nouvel'le & agréable l’ceconomie des esprits, & des diffèrestes passions de l’ame; & nous n’y avons rien trouveque de très conforme aux opinions des plus faînesPhilosophes & Médecins. Fait à Lion ce 27. Avril iéj? 1 '
Marquis , Leal , Peflalojfi , Daverdí >Bretonnier , Eynard. /.
APPROBATION.
J’estime d’une grande utilité pour le public, laLettre que Mr. de Rhodes a écrite en forme de Dis-sertation à Mr. Destaing, Comte de Lion. Les Ec-clésiastiques y apprendront V obligation où ils font dese défier de plusieurs possessions qui ne font qu’appa-rentes, & de ne pas prodiguer les exorcismes de l'E-glife, les employant avec trop de crédulité, 8c troppeu de discernement. Les malades même qui ont desagitations violentes pourront à limitation de MarieVolet boire les eaux minérales ou artificielles , & seguérir par leur secours des maux qui les travaillent. En-fin les favans auront du plaisir de lire rétablissementde la République des esprits animaux , dont le systè-me est ingénieux & bien imaginé, & qui se concilieparfaitement avec la spiritualité de l’ame raisonnable &avec son immortalité. A Lion ce 29. Avril 1691.
Cohade Doéleur de Sorbonne .
APPROBATION.
La Lettre que Mr. de Rhodes a écrite en forme deDissertation à Mr. Destaing Comte de Lion, est fortutile» & fur tout aux Ecclésiastiques, qui y pour-ront apprendre à se défier des possessions, qui ne fontqu’apparentes, & à ne pas prodiguer les Exorcismesde l’Eglise. L’établiíïement de la République desesprits n’y détruit point la spiritualité & l’immortalitéde l’ame raisonnable. A Lion ce 30. Avril 1691.
Ste. Colombe DoEleur de Sorbonne , Comte de Lion.
APPROBATION.
De Monsieur Daquin Conseiller d’Etat ordinaire,premier Médecin de sa Majesté, par une Lettre écri-te de Versailles le 2. Mai 1691. à Mr. de Rhodes.
Je fus consulté il y a deux ans par les premiers Ch 3>noines d’un célébré Chapitre de cette Ville avantfaire les exorcismes au sujet d’nne nouvelle conv£i' tíSprétendue obsédée. On disoit que son esprit folet la P 3 Jsoit fort rudement toutes les nuits à coups de fouet & ^bâton, & on lui voyoit t&us les matins des contusi^considérables. J’examinai la malade, je reconnus q u _ e#le souffrait des convulsions epileptiques dans certai n ? sheures de la nuit ; d’où je jugeai que le Démon ét oltaccusé à faux, qu’il étoit innocent, & que le mal ca-duc étoit seul coupable.
J'allai voir il y a quelques années à Miller! Villas-à 3. lieues de cette Ville, une prétendue possédée ststpar des mots barbares, par ses contorsions & ses gri* 11 ?ces avoit imposé à quantité d’habiles gens. Je lui 11boire du vin émetique : en peu de tems cette maU 1 ^reuse vomit une infinité de Démons jaunes & f *.qui faifoient cette prétendue possession, & qui n’°* al1plus revenir la laissèrent en liberté. f
Je crois que si on faifoit prendre de cette liq u£aux 50. dévot es de la paroisse du Chambon en F° r£ ’proche Saint Etienne, dont l’une aboyé , les a uhurlent, bêlent, hennissent, brayent 8c contre*les cris de cent animaux divers , on les guérir^leur manie causée par un prétendu sortilège. A
Le savant Fernel, qui s’étoit acquis par fa scieu ce ^l’excellence de son genie auprès du Roi Henri J fplace de premier Mesiecin que vous remplisses siment auprès de notre invincible Monarque P arqualités toutes semblables à celles de ce grand h oí0 c Sfdans le Livre qu’il a composé de abditis rerufflf ' J ] âattribue à la dépravation des parties spiritueuses.^cause de ces maladies extraordinaires. IVÍarsil 2 ^étoit de ce même sentiment, & ce système est Ç r ^ u ’iladmirablement par Willis dans le beau Traite Hnous a donné de anima Brutorum. /.
Monsieur,
Vous Avez, tris bienfait de donner au public vôtre derj p fr C*