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fois, & ne la point réitérer dans une même personne,pour user des termes du Concile dé Florence (a).Néanmoins les Grecs d’aujourd’hui réitèrent la Con-firmation aux Apostats & aux hérétiques , quelsqit‘ils soient, quand ils se convertissent , parce qu'ilssont persuadés que le caractère de la Confirmation esteffacé par l’infidelité & par l’hérésie (b).
Le Moine Job (0 est dans la même pensée , quenon seulement on réitéré la Confirmation aux Apostats& aux hérétiques, mais même aux Pontifes, aux Em-pereurs , & aux Rois.
Jean Métropolitain de Russe , reproche au Papedans une Epître rapportée par le Baron Sigismond f d),que les Latins confirmoient ceux qui l’avoient déjaété par les Prêtres , & par conséquent qu’ils réité-raient le Sacrement de Confirmation. Mais ce repro-che est fans aucun fondement , & c’est une erreurcontre la Foi de l'Eglise, & une Superstition du cul-te superflu & de l’observance des choses sacrées auxGrecs , & au Moine Job , de réitérer la Confirma-tion , après que le Concile de Florence & celui deTrente ont décidé qu'elle ne se doit point réitérer. Cen’est donc pas savoir sa Religion que de croire qu'ilest permis de recevoir ce Sacrement plus d’une fois.Il s’est trouvé cependant bien des personnes de l’un& de l’autre sexe , qui se sont sû bon gré de savoirreçu , les unes jusqu’à sept sois , les autres jusqu’àdouze sois. Cela n’arrive encore que trop souventpar simplicité & par ignorance, plutôt que par malice.Mais outre que ce seroit une erreur & un sacrilège des’imaginer qu’en le recevant plusieurs fois, il produi-rait une grâce plus abondante que si on ne le recevoitqu’une feule fois , qu’il imprimerait un nouveau ca-ractère , & qu’il donnerait une nouvelle plénitude duS. Esprit & une nouvelle force interieure pour résisteraux tentations , ce seroit encore une Superstition demême nature que celle des Grecs modernes & duMoine Job. C’est pour prévenir cette erreur, ce sa-crilège & ces Superstitions, que les Prélats de l’E-glise ont pris de sages précautions pour empê-cher que les fidelles ne reçussent plus d’une fois laConfirmation. Le premier Concile Provincial de Mi-lan (e) , en 1565. & le Concile Provincial d’Aix (f),en i;8;. défendent aux Pareins & aux Mareines desConfirmés , de donner quoi que ce soit à leurs Fil-
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leuls & à leurs Filleulles , ni aux parens de leurs Fil-leuls & de leurs Filleulles, de crainte de leur donnerlieu, comme il est arrivé quelquefois, de réitérer .ceSacrement , ce qui ne se peut faire lans un grand cri-me. La même défense est repetée dans l’Assemblée deMelun (g) , en 1579. dans le Concile Provincial d’A-vignon {h) , en 1594. & dans le Concile Provincialde Narbonne (i) en 1609.
Les Statuts Synodaux de Bezançon (k) , en 1 573 *veulent qu’on ne confère la Confirmation qu’aux en-sans qui pourront se souvenir qu’ils l’ont reçue , decrainte que ne s’en ressouvenant plus, ils ne la reçoiventune seconde fois. Ils veulent aufli qu’on les avertissedu souflet que l’Evêque leur doit donner , afin qu epar cette crainte ils fe souviennent qn’ils ont reçu esSacrement.
Le 5. Concile Provincial de Milan (l) en 1579*enjoint aux Curés d’avertir les Parens & les T meursdesensans qui ont été confirmés étant jeunes, de les enfaire ressouvenir quand ils seront plus avancés en âge,de peur qu’après leur mort ces ensans ne fe fassentconfirmer une seconde sois , ce qui seroit un grandpéché. L'assemblée de Melun (m), que l’on vientde citer , veut que l’on ait grand soin de donner lemême avis aux parens des Confirmés. Les StatutsSynodaux d'Orléans (») obligent les parens d’écrirefur un registre les noms de leurs ensans qui ont étéconfirmés, & de les en faire ressouvenir de tems entems, de crainte qu’ils ne fe fassent encore confirmer-Le Concile Provincial de Bourges (b) en 15X4. veutqu’on oblige les Confirmés de porter trois jours unbandeau à leur front, afin qu’ils fe souviennent mieu*qu’ils ont reçu la Confirmation. Les mêmes StatutsSynodaux d’Orléans (p) fe contestent de leur. faireporter ce bandeau 24. heures seulement , mais c’estdans la même vûe, & afin qu’ils n’oublient pas qu’ihont reçu la Confirmation. Les Statuts Synodald’Angers (q) en 1617. ordonnent aux Confirmés d efe faire inscrire par les Curés , ou par les Vicairesfur un registre qui fera pour cela dans chaque paroi*'se, afin d’empêcher qu’on ne réitéré la Confirmation'Enjoignons qu au retour de la Confirmation , chacuntenu faire savoir a leur Curé m Vicaire qu’il aura rss*le Sacrement , pour être écrit fur le registre quordonn°f s
(a) Supr. 8c Sess. 7.de Sacram. itì gen. can. 9. Inter liaec Sacrâ-menta tria sunt, Baptismus, Confirmatio, Ordo, qu* characte-rem, id est, spirituale quoddam signum à caeteris distinctum im-primunt, in anima indelebile. Unde in eadem persona non rei-teratur. >, Le Concile de Trente dit la même chose de cette ma-„ niere ” : Si quis dixerit in tribus Sacramentis, Baptismo scili-cet, Confîrmatiorte & Ordine, non imprimi characterem in ani-ma , hoc est, signum quoddam spirituale & indelebile unde ea ite-rari non poffint, anathema sit.
(b) L. 2. c. 18. Mos pr*scntis Gr*ci* is est (dit Arcudius) àfide Christi transfugas, & similiter h*reticos quoscumque , íivein h*resi natos 8c educatos, sive in eam lapsus, si se conversant,chrismate consignare. Itaque non quolibet peccato, sed sola h*-resi ac insidelitate characterem deleri, ac proinde Sacramentum inhis casibus iterari, recentiores Gr*corum opinantur.
(c) Apud Arcud. L. a. c. 19. Eos ( dit-il ) qui vel improba vo-luntate atque ignaviâ, vel vi cruciatuum lapsi , Christi fidem ne-garunt , denuò divino Unguento ungentes , & sacrum in ipsisiignaculum rénovantes , amifíàm gratiam Spiritus íàncti revoca-mus , & Deo rursus eos conjungimus & conciliamus. Quod i-psum quoque iis pr*stamus , qui ex quacumque hxrcsi se con-vertunt, & ad Catholicam rectè sentientem Ecclesiam accedunt.Ordine verò quodam dignitatis, ut cùm inaugurante Reges, at-que in sede collocantur , vel in nonnullis cùm Pontifices conse-crantur. Quippe denuo sic fieri íòhtum est. Quamvis enim com-memorati Pontifices & Imperatores ante plané fuerint uncti , utmoris est, statim videlicet post Baptismum ; nihilominus tamenrursus divin! Unguenti signaculo inunguntur.
W In Rer. Moscovit. Comment. Tit. Religio. Qui à Presby-teris in Baptismale inuncti sunt , illos vos jam denuò inungitisdicentes, iîla simplicibus Sacerdotibus fàcere non licere , sed íò-lis Episeopis.
(e) Constit. p. a. n.
(/) de Confir. Sacram. Suseeptores in Sacramento Confir-mationis, neque 11s quos susceperint , neque eorum parentibusquidquam largjantur, ne cuiquam . quod aiiquando commissumest , iterandi hoc Sacramentum , quod nefas est , occasionempraebeant.
(g) tit. de Confirmât. Confirmatís , aut eorum parentib* 1 ’nihil élargiantur Patrini , ne cuiquam detur occasio hoc Sac*mentum reiterandi.
(h) Tit. if. de Sacram. Confir. Patrini, & Matrin* nihil
ris quos suseeperunt , aut eoium parentibus , largiantur, ne *Pmunusculis illecti, ac maxime pauperes, ad iteratò íuscipiend* 1hoc Sacramentum cum Sacrilegio inducantur. r j
(i) Tit. if. Sacrilegam multorum consuetudinem nim* a ,
cupiditate, in Sacramenti Confirmationis iterata siiíccption elere cupientes , inhibemus Patrinis & Matrinis , su b pcen acommunicationis, aliquam pecuniam , aut aliud quidpian* cfirmatis dare. _ a ,
(k) Tit. 12. Stat. 21. Pueris non conseraturSacramentum 7^.firmationis donec memoriam habeant competentem, ne ig n °
tan-tes sc este confirmatos, faciant se denuò confirmari. Ideo
neantur de alapa quam daturus est Epilcopus , ut ex eo Ilictrécépissé recordentur hoc Sacramentum. vlJ .
(L) Constit. p. 1. Tit. 8. Minoribus natu , atque adeò P ar sl ; s ,lis , si quandoque ministrabitur Sacramentum Confirmât* 01 ^eorum parentes , vel qui curant gerunt , Parochus mone** 1 ’ 5)*tate procedente istos ea de re certiores faciant : ne parentcuratoribusque postea mortuis , iplì aiiquando dubitent,Sacramentum, quod itnrari nefas est, susceperint. ^jji-
(m) Tit. de Confir. Ut non iteretur hoc Sacramentum > e (jgenter curandum est , & proinde ejus rei admonendi si*nt Pconfirmati à parentibus. , y.uct 0 '
(u) Tit. 4. art. f. Parochi parentes moneant ut nomin â 1rum suorum, qui confirmati fuerint, cum loco, temp° re ’ sV i-que circumstantiis in librum aliquera référant , 8c eadem P sces illis inculcent, ut eorum scmper memores sint, nec ** »confirmentur. _ - nt e,
( 0) Tit. 20. can. < 5 . Confirmatis fascía adhibeatur i" . g 6 .quam per triduum , in recordationem suscepti Sacramen -stare teneantur. . anpo*** *
(p) Ibid. supr. Vittam , seu fasciaro pueris pr*cipue W c0fl .& ab iisdem, horis saltem quatuor Sc viginti desern , Ulfirmatos fuistè meminerint, prtecipimus.
(q) Tit. de la Confirmât.
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