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C’étoit dans des sachets que les Acolythes portoientl’Eucharistie aux Curé des Rome. Aussi assistoicnt-ilsà la Messe Pontificale avec des sachets, ou ils rece-voieyt les hosties consacrées, qu’ils donnoient ensuiteaux Prêtres pour les rompre & les distribuer à ceuxqui communioient,' comme nous l’apprenons du i.Ordre Romain publié par le Pere Mabillon (<r), dans le-quel est dit ce qúe je cite ci-dessous. Voila pourquoi ondonnoit autrefois aux Acolythes dans leur Ordination,non un. chandelier & un cierge., comme il est marquédans le 4. Concile de Carthage {b) en 398. dansl’Or-4 re Romain (c), & dán$ le Pontifical Romain (d) :«lais un.sachets ainsi que porte le 8. Ordre Romain duPere Mabillon, où après ce Titre, Ouomodo in sanctaRomana 'Ecclefìa /fçolythi ordinantur , on lit les parolesque je cite. Les Diacres administraient autrefois lacommunion aux fidelles, félon saint Justin (e) , saintCypriem(/)', ?& quantité d’autres Peres de í’Eglise.Cette çoutuîne étoit fi bien établie avant le t. Conci-le général de Nitée* célébré en 55-5. qu’ils avoientl’audace de communier les Prêtres mêmes. Mais ceConcile leur défendit (g) expressément, de le faire, 8 cle 4. Concile de Carthage (h) leur défendit même decommunier le peuple en présence des Prêtres, à moinsqu’il n’y eût nécessité. Car en cas-là il est fans douteéfu’iïs le pouvoient faire. Et en effet le Concile deLondres (/) en 1138. veut que cç soit un Prêtre outW. Dfiaçre qui porte le saint Viatique aux malades » &Nicolas-Gelant, .Evêque d'Angers.» dans. son Synode(kj de Van iay;. reprend les Curés qui permettoientà, leurs ■ Diacres de confesser & d’absoudre les fidelles,de porter & d’administrer lë saint Sacrement aux ma-lades fans nécessité, ce qui suppose qu’ils le pou-voient faire dans la nécessité Car pourquoi ne pour-roierit-ils pas fàire ce que le Concile de Londres per-met à tous les laïques, de faire fans distinction : perquemlibet ? II n’y avoir donc ni Superstition, ni autrepéché aux laïques de le faire en cas de nécessité. Maishors de cela le Concile de Reims, qui est rapporté parRhéginon (L ), par Burçhard (m ), par Ives de Char-tres («) , & par Gratien (0), dit que c’est une choiehorrible Sc détestable ( horrìbile & detejlabile ) que deslaïques & des femmes portent l’Eucharistie aux ma-lades. II. ne dit pas à la vérité que ce soit une Super-stition, mais c’en est véritablement une, parce que la
(a) To. 1. Muse Italie, n. ». 3. 8c 19. Omoes Acolythi abs-que sacculis & sindonibus, 8c chrismate non procedunt, 8cc. A-coîythi observant ut portent chrisma ante Pontificem, 8cc. Evan-gelsa, findones 8c íàcculos, 2cc. Accedentes Subdiaconi íèquentescujn Acolythis, qui saccula portant, à dextris 8c à sinistris aï ta-ris, extendentibus Acolythis brachia cum saccuiis; stant Subdia-còni íèquentes à fronte, ut parent sinus sacculorum Archidiaconoad ponendas oblatiónes priùs à dextris, deinde à sinistris. TuneAcolythi vadiint dextra lsevaque per Episcopos circum altare: re-liqui descendant ad Presbyteros, ut confringant hostias.
\b) C. 6 .
(c) Tit. Ordo qualit. in Rom. Eccles, sacri ord. fiant.
(d) Tit. de Ordinat. Acolyth. Dum Miílà celebrata fuerit, in-duunt Clericum illum planetam 8c orarium. Dumque venerit E-piscopus, aut ipse Domnus Apostolicus ad communicandum, fa-ciunt eum.venire ad se, 8c porrigit in ulnas ejus sacculum superplanetam, 8c prosternit se in terram cum ipío sacculo 8c dat eiorationem sic, intercedente beata 8c gloriosa íemperque VirgineMaria, 8c beato Apostolo Petro, salvet 8c custodiat 8c protegatteDominus. Amen.
(e) Apolog. ». circa fin.
(f) Lib. de laps.
(g) Par ces paroles; Can. 18. Pervenit ad sanctam Synodum,quòd in nonnullis locis 8c civitatibus, Diaconi dant PresbyterisEucharistiam, quod nec Canon, neque consuetudo tradidit, utqui offerendi potestatem nonhabent, iis qui offerunt, dent cor-pus Christi.
(h) Can. z8. Ut Diaconus prsesente Presbytero, Eucharistiamcorporis Christi populo, si nécessitas cogat, jussus eroget.
U) Can. ». Sancimus ut corpus Christi ad infirmos, nisi perSacerdotem, aut per Diaconum,aut neceffitate instante per quem-’ £, um ïùrnrna reverentia non déféra tut.
(k) To. ii. Spicileg. d’Acheri. Quse facere non possunt (dit-il)nisi m neceflitatis articulo.
(/) L. i. de Eccles. Discipl. c , IZO
r m ) L- L. Decret. c. j 0 .
(n) P- ». Decret. c. ;.
(e) De consecr.dist. ».can. pervenit.
S T I T I O N S.
Superstition, félon S. Thomas (p) , honore Dieu d’ti-ne maniéré qu’on ne le doit pas honorer: & cette Su-perstition est un culte superflu, qui consiste, dit lemême saint Thomas (q) , à faire ce qui n est ni ordon-né de Dieu, ni prescrit par l'Eglise, ni conforme àl’usage commun de l’Eglife.
Mais quelque horrible & détestable que fût cet a-bus, il n’approchoit pas de celui qni s’étoit introduitautrefois dans quelques Provinces des Gaules , ou l eSfemmes avoient l'impudence de montera l’Autel, &d’administrer le saint Sacrement au peuple. C’est cSque nous lisons dans le Concile de Paris (r), en 8»9'
Quoique ce Concile ne condamne pas cette pratiquesacrilège comme Superstitieuse, elle est néanmoins unevraye Superstition, & un culte superflu, par la rai-son de S. Thomas qu’on vient de citer, & par celledu Canon Confulmsti (r), qui assure que c'efl -une in-vention Superstitieuse d’observer ce que les saints Pe*res n’ont pas enseigné.
CHAPITRE XIII.
Des Superstitions qui regardent l’uíage del’Eucharistie.
O est Superstition , i. de porter l’Eucharift eaux malades pour la leur faire adorer , ^la leur montrer feulements ou la leur fait ebaiser y quand ils ne la saur oient recevois-2. De faire jurer le s plaideurs en préfeii*ce de ce divin Sacrement, z. De s'en set*vir pour conjurer les vents , les orages &les tempêtes. 4. De /’employer pour arrê*ter les inondations & les déboraemens de storrens fy des rivières, f. De le port efaux incendies afin de les appaifer. 6.faire ce qu’on en a fait autrefois y pat e fxemple , de mêler du sang du FilsDieu dans de l’encre , pour signer destes y & les rendre par-là plus solemnekjde se frotter les yeux , le visage & jtète de ce Mystère j de s’en frotter t os*le corps quand on est malade } d’en fad eun cataplasme pour la vûe j d’en don 1 $.les restes à dés enfansy fans examiner ^leurs dispositions y ni leur âge -, & deterrer avec les morts. C’est moins une S 11 'perstition qu’une profanation aux Gree s ’de fouler l’Eucharistie avec les mainsp oiiemplir les Ciboires , ou ils la résterven j& d’en manger leur saoul y p uis de l’en^rery ou la j et ter dans un puits.
L n’arrive que trop souvent, qu’on fait servir 1 ■
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charistie à des usages aufquels elle n’est pas, & qui n’étant pas conformes aux réglés de
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. ». q. 9». art. i. in corp. Quia exhiber cultum dir' nUl1lo quo non débet.
bid. q. 9;. art. ». , ta
t. i.c. 4y. Quidam nostrorum verorum virorun 1 .ssj;,quidam etiam visu didicimus, in quibusdam P roVegem divinam , canonicamque institutionem fem inaS oa ..ribus íe ultro ingerere, íàcrataque vaíà impu^enrer ^, 8c indumenta Sacerdotalia Presbyteris adminct rar ,? ’ „ui-isrnajus, indecentius, ineptiusque est, corpus 8c 3omini populis porrigere, 8c alia quteque, qua: a[ll 0
sent, exercere. . . . proinde unusquisque Epií co P, g er i: sagaciterque prohibeat, ne in sua parochia taie q ulsl
>5 sinat. .
.. q. y. Quod sanctorum Patrum doeumento sancltum
-iHinventione non est prsesemendum.