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DES SUPER
Chrijlo Pater ; bien qu’autrefois eîle së donnât à tousles Evêques , & même aux EvêqUës Schifffiatiques,puifqú’ón trouvé qué lés Evêques Catholiques dansla Conférence dè Carthage , la donnoient aux Evê-ques Donatistes , Sauíiijjìtnus PetiUatms dixìf. MáiSla plupart des Moines font en possession il y á lôhg-téms d’outrer les matières , lorS principalement qu’ils’agit des Sâints, des Fêtes Sc des Confréries de leursOrdres , des Reliques , des Imagés, dés dévotions,dés Indulgencés qu'ils ont dans leurs Eglises : & ilsfie fe corrigeront jamais de cet excès tant qu’ils ferontintéressés.
r. La premiete Oraison , la Secrette & lá Post-èomrnuhion de cette Messe font embarassées , & ellesíi’ónt point cet air de simplicité, d’onction & de pié-té que l’on feftt dans les anciennes Oraisons de l’Egli-fé, qui fe trouvent dans le Sactamentaire de S. Gré-goire , & dans les Còdes des Sactëmens. Í1 ne fautqué conférer les unes avèe les autres pour en êtreWàVaincu.
3 . Ces paroles de la prëmiere Oraison métitéroièntbien à mon sens d'être revues : Prasta qttaJUmtts ut afn-bottim (Christi & Maris) mentis per sacra têt quìnafou qttindecim) mjsteria facratijsmì Rosarii compktis ,
&c. Ce parallèle des mérites du Fils de Dieu avecéeux de la sainte Vierge (amboruM merttis) ne paroîtpas juste. Il y a trop de disproportion entre les uns& les autrés ; les uns sont infinis, les autres sont finis)les uns nous procurent la grâce & la gloire indépën-dettiment dé qui que ce soit, & par eux-mêmes, ceque les autres ne font pas ; & il y a lieu d’appréhen-der que la sainte Vierge ne s’offenfe de cette égalitéque l’on met ëntrë les mérites de son Fils & les siens*
,, Il faut honorer beaucoup la sainte Vierge (dit si L„ propos saint Bernard (a) ) mais il faut quel’hon-„ neuriqu’on lui rend soit accompagné de jugement„ & de discrétion.
De plus, je ne fai en quel ferts on peut dire que lèsmérites du Fils dè Dieu , & ceux de fa sainte Mèresorìt accomplis par les quinze Mystères sacrés du très-itcré Rosaire : Ut ambatum Merttis per sacra ter quittafacratijsmì Rosarii completis. Le Rosaire peut-il don-ner la derniere main & lá derniere perfection aux mé-rites du Fils de Dieu, & à ceux de la sainte Vierge?
Les mérites dú Fils & ceux de la Mère étoient-ils im- .
parfaits , y manquoit-il quelque chose avant l’inven- car nous apprenons du livre Pontifical de la vie
tion & 1 établissement du Rosaire ? Cette difficultéVaudrait biën la peine d’être éclaircie.
Mais enfin si là Messe du Rosaire a besoin de re-sormation , lès Tableaux du Rosaire n’eh ont pasnáóirts besoin , ceux entre-autres qui représentent lasainte Viérge donnant des chapelets à S. Dominique &
L sainte Catherine de Siennes. Ce sont véritablementdes images de faux culiè , expressément condamnéespar le Concile de Trente (b) : ce sont des Images fa-buleuses , parce que la sainte Vierge n’a jamais don-né de chapelets à S. Dominique , ni à sainte Catheri-ne de Siennes.
CHAPITRE VIII.
Des Superstitions qui regardent quelquesparties de la Meíïè.
Multiplication Superstitieuse des Introiteanx Messes à plusieurs faces. Les Introï-Joit Réguliers y soit Irréguliers , doi-
s*mais
S T I T I O N S.
vent être tirés de ^Ecriture,uns nêantnoins rìen font pas tirés __
/’Eglise les approuve , & cela suffit. Uten a qui sont accompagnés de Tropes , ainfique les Kyrie eleïfon, & les Gloria in ex-celíis. Les Tropes ont été faits par desMoines vers le xiij.siécle , & ils font Su-perstitieux. Superstitions qiiil peut y avoirdans l’Hymne Angélique. L 1 Evêque deBethleem croît la pouvoir dire en touttems , <& même aux Messes des Morts ;mais cela est abusif. Superstitions du Dó-minus vobiícum , & des Oraisons. DesEpîtres en rithmes Françoise s , que l'onchantoit en certaines Eglises. Téméritésuperstitieuse des Ecclésiastiques & desMoines , à composer de nouveaux Offices yà broder des Introite 9 des Kyrie eleison,des Gloria in excelfis 9 deS Sanctus & dètAgnus Dei.
N On feulement il y a des Superstitions qui re-gardent les Messes en général , & quelques-unes en particulier, il y en a aussi qui regardent quel-ques parties de la Messe.
I. Les Introite n’en sont pas exemts ; & c’en f®'roit une toute visible que de les multiplier , colvlU®l’on faifoit autrefois aux Messes à plusieurs faces , c>Uâ plusieurs têtes , en y ajoutant certains assaisonné-mens , & cértains ragoûts extérieurs , comme pari®Pierre , Chantre de l’Eglife de Paris (c) , qui fai*voir (d) combien cette multiplication d’Introïte estcontraire à l’efprit de l’Eglife, & à f ordre des M y'stères sacrés.
Ce feroit auffi une vaine observance , & un c^ cesuperflu , de dire des Introite lorsqu'il n’en st u£point, comme à la Messe des Présanctifiés le Vends®'di saint , & aux Messes des Vigiles de Pâques Ala Pentecôte ; ce qui est un reste de l’ancien ufag e ,l’Eglife ; selon lequel on ne difoit point d’Introït® ala Messe , mais on la commençoit par la lecture d^Ecritures saintes, ainsi que le témoigne Durand ( e ) '
Papes , qui est d’Anastafe lé Bibliothécaire, que cí _fut le Pape Célestin qui ordonna le premier que 1 ?<chantât avant (/) le Sacrifice les Pfeaumes de Da^ 1par Antiennes, ce qu’on fait dans l'Introite, & q ao( tne faifoit pas auparavant. On peut voir dansBélethví'
& dans Durtnd (h) , les raisons pour lesquelles ° n .sdit point d’Introïte à la Messe ces jours-là. O*./,s de deux sortes d'Introite , de réguliers, Sc d i s 'guliers, comme les appelle Durand (r). Les unSles autres doivent être tirés des livres canoniques ’. }réguliers , du livre des Pfeaumes , & les irrégu* 1des autres livres de l’Ecriture sainte. Cette régl e ^neralë , dans la pensée du même Auteur , c ° aC st oSfaussi les Graduels, les Offertoires & les Commu® 0 ^
& elle est conforme à ce que dit S. Agobard,que de Lyon (4), qui veut que les paroles quiposent les Offices divins, soient prises des saintestres, & non de l’invention des hommes. jl
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trh-Samt appliqué au s. [Sacrement ? un Superlatif n’est-il pastoujours Superlatif?
(a) Epist- , 74-ad Cano n ì c . Lugd. Vaîde honoranda est ; íèdhonor Regin* judicium diligit.
(è) Sess. 2f Decrët. de Invocat. &c. & Lcr. Imagia. Null*saisi dogmatis Imagines statuantur.
(c) Verb. Abbreviat. c. r 8. Multiplicatur per qua»dafflfeca condimenta Introïtus.
(d) Ibid. c. 19. . vrclcfc
(#) L. 6. Ratic. div. offic. c. 77. n. r. In pr itaitim &
omnis Missa à lectionibus inchoabatur. . . n 0e'
(/) Hic constituit ut cl. Psalmi David ante Sacrificiud 1 F - (â ,rentur antiphonatim , quod ante non fiebat, nisi kanmMbanturEpistolsePauli & iânctum Evangelium, Sc sic Miss* n(g) Explicat. div. offic. c. iii> 8c c. izr.sb) Lib. ciu c. 8f. n. 2. Sc c. toó. n. z.
0 ) L. 4. c. 7. n. 7. .. - r .
(k ) L. de correct. Antiphonam. Non cujuscumque fi
sed Spiritus sancti eloquiis majestas diyina laudanda est.