DES S U; P E R
sont zbçmicicles. d’eux-mêmes., -E.pfin4^ jCondle deTibiy? ),.stzy.etv 8515 . ordonné de_ne,-..point, pries &dgf- yH,xpomr.-::«àà- â'âiknônes vC >pour Jes voleursqui font tués en flagrant délit : & ce ?q'úe nous. li-íbnswdgiç'jses. Cotìfér-eaqes- de Saint O don ». Abbé deClpni , .(£). est une .preuve bien. certaine que cesprières ne font peint agréables à Dieu. ;■ Un Prêtre(.dit-il) célèbrent b Mcise pour un voleur qui avoit.été çué par dgux -voyageurs logés chez lui qu’il a-vqì t -, voulu tuer la nuit çafin de les dépo uiller plus à sonaile,-. Cortarqe- il en fut áux paroles de la consécra-tion j d se fit un horrible fracas fur le toit de l’E-glife , &au même tems 1‘ Autel fur lequel il ossróitle Sacrifice: fût entierement. ruiné. Çe pauvre Prê-tre fut il fort épouvanté de cet évçnemeiit si extra-ordinaire , qu’il s’enfùit.en diligence fans■ achever laMesse , & que tous les assiíians' : , qui ne .furent pasmoins épouvantés , ^'enfuirent aussi avec lui, A-près. quoi il ajoute ,. cela soit dit contre les Prêtresqui s’engagent de prier pour des scélérats - .dépen-dant les Moines de Fleuri, ou de Saint benoit fur boi-se , au rapport d’Aldrévaldus , (c) s’efigageoient dèprier pour les âmes des voleurs qui avoient été tuésà la guerre > & ils le faifoient , non afin qu’ellesfussent délivrées des supplices éternels, mais afin quèsems peines : fussent plus légéres : Mais ce que jeviens d’obferver fait voir manifestement la supersti-tion de ces sortes de prières , auffi-bien que celle del'O raison suivante » où l’on prie pour ses âmes despécheurs qui font morts fans faire pénitence dè lè.urspéchés , afin qu’il plaise à Dieu dc rendre leùrStourmens plus íùportables. (d) Elle est tirée d’unancien Missel de l’Abbaye de Gellone, ou Saint Guil-lem du désert , au Diocèse de Lodéve > & rapportéepar le P. Mabillon.
On peut conclure sort naturellement après cela ,que tout ce qu’on dit des damnés qui ont été déli-vrés des peines éternelles ou par les prières des gensde bien , ou par le redoutable Sacrifice de l’Autel ,n'a nul fondement solide , & qu’il tient plutôt de lasable , que de la vérité de l’histoire. Ainsi on doitçonter pour apocriphe ce que Jean Diacre (e) , l’Au-teur du Discours pour les de'fmts , qui est faussement
eo sacrificium offerendum , requiritis ? Sepeliendus est quidem,ne viventium odoratui molestiam ingérât : non tamen est , ut a-liis pavot incutiatur , íolito cum obiequiis more ad scpuicra fe-r endus .... Sacrificium verò pro eo non est offerendum , quinon ad mortem nique peccavit, sed & mortrs iibimet interitumP r opínavit. Quis enim magis peccatum ad mortem facit, pro?no Johannes Apostolus dicit non orandum , quam is qui Judamnnitatus , fui iplius homicida fuisse magistro Diabolo compro-batur.
(«) Can. 31. Statuimus ut si quis inventus fuerit furtum autbpìnam exercere , 8c in ipíò Diabolieo actu mortem mereturnicurrere , nullus pro eo praesumat orare , aut eleemosynam da-re - 8c eleemosyna pro eo data in mernoriam nec Clericorum ,née pauperum veniat, sed exeerabilis sordescat.
se) L. a. Collât, c. 29. In vicinia Ecciesise sancti Pétri, qu*nicitur ad Salas {c'e[i Saint Odon qui parle de la forte) manebat^nte fioc triennium quidam latro , qui duos itinérantes , quosn°fpitio íuíceperat , spoliare volens , nocte interfi'cere tentavit :/â lili prsevalentes interfecerunt eum. Cùmque ad EcclesiampPeliendus deferretur , Sacerdos pro eo Missam celebrare cœpit.h’Urn Ergo ad verba consecrationis Dominicse venire deberet, ter-‘Wlis sonitus in tecto Ecciesise percrebuit , 8c altare , sicut huenseue patet, usque ad radicem seissum est ; sicque Sacerdos cum0t nnibus ingenti pavore perculsus fugit , 8c pro apostats íàcrifi-Care cessavit, Hoc contra eos dictum sit qui pro sceleratis , obS’ntiam eorum , se oraturos pollicentur.
W Lib. de Mirac. 8. Bened. c. ri. Quatenus etsi perpetuisn°n mererentur abíolvi cruciatibus , íàltem minoribus multaren-Ur a stricto judice pœnis.
st) Act. SS. Ord. S. Bened. fec. y p. 147- Voici ce qu’elle*° rte : Omnipotens 8c misericors Deus > qui habes potestatemn'ortìficare ge iterum vivificare , deducere ad inferos 8c ite-• Ulîl reducere , 8c vocas ea quae non íunt , cujus potestas Scn coelo , & in terra , 8c in mari 8c in inferis plena assistit :e hunailes trementesque deprecamur pro anima famuli tui,stnam traxisti de prsesenti lseculo absque pœnitenti® spatio , ut1 torsitan ob gravitatem criminum non meretur surgere ad glo-, larn , per h*c sacra oblationis libamina vel tolerabilia fiant ipsamrmenta.
W L. 2. de vit. S, Gregor . c, 44.
S T I T I O N S. , ; ?
attribué a Saint Jean de Damas , Jean de Sarisberi, E*vêques de Chaicres (/), Sainte Brigide (g) , SainteMathilde (st), Saint Ántonin (i) i, Vincent de Beau-vais (£) ,/Geríon..(/) , Tostat {m) Evêque d’Avila »Ciaconfus (#) , ’Lanuza ( 0 ) & plusieurs autres Ecri-vains , rapportent de l’ame de f Empereur Trajan déli-vrée des Enfers par les prières de Saint Grégoire IsGrand. On trouve la réfutation de cette prétendue dé-livrance dans C amis. Çp) , dans Soto (q) , dans Baro-nius (r) ,..dans,Kellarram ( s) , dans 1e Président Dufan-t-i (t) j dans S.corsia-(») -, dans Estius (x) , dans Theo-psetle Raynaftd (f) , dans le P. Alexandre (z,) , &ailleurs» Estius (d) réfute aussi d’autres semblableshistoires y; & .frir .tout celle (ê>) de Falconille , qui»quoique morte “dans l’infidelité , fut sauvée par lesprières de Sainte Thécle ; celle du crâne sec , qui ré-pondit à S» Macaire : (c) celle de Dinocrates >, fre->re de Sainte Perpétue ; (d) celle d’un enfant tiré del’Enfer & fauve par l'intercession de S. Estienne ;(e) celle de Sainte Otilie, Vierge , qui par ses priè-res délivra l’áme de son père de .l’Enfer ; (f; cellede Sainte Agnès , (g) qui ressuscita le fils d’un Gou-verneur de Province mort dàns l’infidelité & dans ledéfis de commettrt un crime contre la pureté ; cellede S. Nicolas , qui fit la même chose à un Juifmort dans le parjure ; & celles que S, Antdnin . ra-conte de Si Thomas d’Aquin , & Eipse; (h) deNôtre-Dahae de Hall.
Ce que l’Eglise chante dans le~ Offices des morts^'fait bien plus de difficulté. Elle demande à Dieupour les morts én général & en particulier de ses déli-vrer de la mort éternelle au jour épouvantable diljugement dernier : Libéra me , Domine , de morte al-terna in die illa tremenda , &c. - Elle le prie de îeâdélivrer de la main & des peines de l’Enser , JXeniatm . de pœnis inferni , du lac profond , Dé profuni.do lacu i de la gueuse du lion , De ore leonis , depeur que l’Enfer ne les engloutisse f ne absorbent eas7 artarus , & qu’ils ne tombent dans les lieux obscursdes ténèbres , Ne cadant in obscurum , oú in obscuratenehrarum loca. Et il semble par- ià quelle les consi-dère comme étant dans les peines de l’Enfer, & quec’est en cette vûë qu’elle adresse à Dieu ses priereéafin qu’ils en soient délivrés. Mais à cela il y áplusieurs réponses , que je rapporterai toutes , pourdonner la liberté au Lecteur de choisir celle • qui luireviendra davantage.
I. Les uns disent que l’Eglise tolère à 1a véritéces sortes de prières , quoi qu’elles n’ayent point étéfaites , ni approuvées par aucun Concile ; mais quecela n’empêche pas qu’elles ne contiennent des cho-ses assez mal conçûës 3c assez mal digérées. Le Pe-rs
(/) L. f. Polycrat. c. 8.
(g) L 4. Revel. c. 13.
(h) L. y. Revel. c. 6 .
(i) i. Part. Chrònic. tit. 7. c. 3. §. i.
(k) Spec. hist. 1 . 10. c. 68.
(/) Serm, ad Reg. Franc, pro pace, consid. 4.
(m) In I. 4. Reg. ad e 4. q. 57.
(») L. de Trajani libérât, ab Infér.
(0) Hom il. 31. in Quadrages. §. i-
(p) L. 11.de ioc. Theol. c. 11.
(q) In 4. dist. 4s. q. r. art. r.
(r) Ad an. 604 n. 36. & feqq.
(í) L. 2. de Purgat. c. 8. .
(f) L. 2 de Ritib. c. 43. n 12.
(«) L. 2. de Sácrif. Miss. c. 2. n- 8.
(x) Ia 4 dist. 46. § 2..
(y) Heteroclit. ípirit. Cœlest. Sc Infer. séct. z. punct. 1. q. I(>
n. 4.
(z) Hist. Ecclesi ssec. 2. p. i. dissert. r.
(a) L oc. cit.
(é) Ser. pro mors apud Damascen.
(c) S. August. 1 . 3. de Orig. ani. c. 7.
(d) Id íènss. 32. 8c 33- âe divers. Et Eulogius <Je mirac. S»
Stepha. c. ulti. h
(e) Tho. Argentin in x. dist. 41.
(f) Act. ejus 8c Breviár. Ro.st) I» Sum. Histor. fol; ,94..
{b) De Mirac. div* Virg. Hast. c. VA. sc r'j
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