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DES SUPERSTITIONS.
sus (a ), oni: accoutumé de ne se confesser qu’ì l’âgéde vingt ans, ou environ. Mais laissons-là tous cespeuples Schismatiques, & venons aux différentes ma-niérés dont on se confessoit autrefois, afin d’examinersi elles tiennent quelque chose de la superstition.
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bliée par le P. d’Acheri, au septième tome de sonSpicilége.
5- Au même siécle, Théòdard, Archevêque deNarbonne, fe voyant fur le point de mourir, fit ve-nir l’Abbé de saint Martin de Cahors & tous les Moi-
Saint Samson Evêque de Dol, au milieu du si- nés de son Abbaye, qui étoient Prêtres, & il leur fit
xiéme siécle, confessa son pere Amnon, en présencede fatnere & du Diacre qui l’accompagnoit (b). Il con-fessa auíïì un méchant (c) Diacre en présence de toutle monde.
2. Saint Isidore, de Séville, étant prêt de mourir,fe confessa à deux de ses Confrères, en présence deson Clergé, & de son peuple, ainsi que le rapporteMr. Godeau Evêque de Vence, dans les Eloges desSS. Evêques ( d ), fur la foi de Rédemptus, Clercde l’Eglife de Séville, en ces termes: „II voulut a-*,, chever le sacrifice de son corps, qu’il avoit com-„ mencé dès son enfance. Enfin il résolut de mourir„ debout, comme Vefpasien difoit qu’il falloit qu’un,, Empereur mourût. Il fe fit porter dans l'Eglise de„ saint Vincent. Tout le peuple y accourut, fondant>, en larmes, pour recevoir fa bénédiction. Il la leur,» donna avec une tranquilité pareille à celle qu’il eût„ pu avoir, s’il n’eut été question que de faire un,, petit voyage. La mort paroissoit fur son visage par
une Confession de tous fes péchés, comme nous Rap-prenons d’un (g) fragment que le P. Labbe a donné aupublic dans le second Volume de fa nouvelle Biblio-thèque.
G Ditmar, buThietmar, Evêque de Merfebourgen Allemagne, rapporte dans ses Chroniques (h), queTaginon, Evêque de Magdebourg, étant malade enioi2. pria l’Abbé Sigefride & Henri, Evêque deHavelbourg, de le venir voir, & fe confessa à eux,comme le témoigne auísi la Chronique manuscrite deMagdebourg.
7. Godefroi, Évêque d’Auxerre* qui vivoit en1064. étant malade & prêt de mourir (r), se fît por-ter dans le Monastère de la Charité fur Loire, fît ve-nir Hugues, Evêque de Nevers & Gérard, Prieur dece Monastère pour se confesser à eux;
8. Pierre, de l’illustre famille des Honnêtes deRa-venne, qui mourut en 1119. selon la supputation déGuillaume Rubeo {k), ordonne (l) aux Clercs, ou
fa pâleur; mais elle ne paroissoit point dans fes pa- Chanoines, en saveur desquels il a écrit fa Régie,que
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rôles. Le ton en étoit ferme, comme dans fa plusvigoureuse santé. Quand il eut sait sortir les fem-mes du Chœur, où il s’étoit fait mettre fur unechaise, il se dépouilla de ses habits, & pria deuxEvêques qui l'astìstoient, l un de le vêtir d’un ci-liée, l’autre de le couvrir de cendres. Il avoit vé-cu dans une maison de pénitence, il voulut mouriren l’état & en l'habit de pénitent. II confessa fespéchés tout haut. II en demanda l’absolution à fesConfrères, avec un torrent de larmes; il la reçût:avec une humilité qui en tira des yeux de tous„ ceux qui en étoient témoins. On lui donna le„ Viatique ; & ayant son Sauveur dans son sein,
„ quatre jours après il remit son esprit entre fesi, mains, & en alla recevoir la couronne dans le,, ciel ".
Z. En 826.l'Impératrice Judith, femme de Louisle Débonnaire, étant allée en pèlerinage à Soissons,où l’on avoit transféré la même année les Reliques desaint Sebastien & de saint Grégoire Pape, se confessaà plusieurs Prêtres, ainsi qu’il est rapporté dans l’hif-toire de cette Translation (e).
4. Vers le même tems Ebbon, Archevêque deReims, accusé du crime de léze-majesté, se confessa àl’Archevêque Ajuste & aux Evêques Badarade &
Modoïn ; & cependant il appelle lui-même cette Con-fession fecrette , dans son Apologie (/), qui a été pu-
(3) Loc. cit. Moris est ante vigeíîmum, aut circiter, annum,flumquam Sacramentum Poenitentia: recipere.
(b) L. i. n. 29, Saecul. I. Actor. SS. Or d. S. Bened. Ejectis°mnibus foras (dit l’Auteur de l» vie de ce Prélat) sua matertantùm remaníit, cum illis tribus ; ille Samson, 8c sous Diaco-nus, paterque ejus 8c mater ; statimque Amnon ilie capitale crimena d mortem cum Venise postulatione, ac sopplici implorationeP r *íèntibus illis tribus sopradictis, quod in se celaverat publicavit^ médium.
(0 lbid. 1 . 2. n. 8. Confeflionem íuam totam (quippe quiOmni iniquitate ac maleficio plenus erat ) palàm cunctis iacryma-“iliter fundens statim obmutuit.
(.d) Eloge 70. .
(e) N. 4;. 8sec. 4. Actor. SS. Ord. S. Bened. part. r. Impera-pix Judith, anxietatis nimise procellis eliíà, cum prxcognovisset>Uuc Cseserem iter diíponere, nec se ab eo absque rubore dirimiP°flè, totam se ad propitiam Redemptoris contulit omnipoten-Uam, agensque cum venerabilibus Sacerdotibus culparum soarumsecuti Mysterii munus, cum Psalmista orabat, ut ab occultissuis
rn Undari & ab alienis mereretur ablolvi. _... o,. ^, ,í-_
Aiífì Pa S .‘ 7 8 - ^^'JcopíTm 1 B 6 !? sanctissil ?l os ad î utores ’ quibus injunctum est^ustodsemu/ ° fideliter P er eos «
videlicet Archiepiícopum, Badaradum, Modoinuinque ^ r ,, r *
s-piícopos, cum quibus de Salvatoris nostri institutione, pecca- De racta confessione absolution» reatus soos confeisos elì, 8cpunique remissione diligenter contuli. . . . Ego Ebbo indignus ], cc it nem ^ Pœnitentiam à Sacerdotibus
*-PJscopus recognoscens fragilitatem meam & pondéra peccato- Ád an 1100 m 8 e ■ -,
* ™ meorurn > ^stes Confessores meos Aiulfum videlicet Archie- ^ o^inis Cisterciensis accersiss S '/ Acher , Ì ' L IndpÌenS P ericIitari »
neccata „ 0 Muse fertur Abbates. quibus omnia
peccata lua confessas est cum singultu & fletu.
quand ils feront auprès des malades, & qu’ils verrontque leur mal augmentera, de les faire confesser auPrieur, ou Prévôt, & aux autres Prêtres, qui sontdestinés pour cela, & de leur faire donner la béné-diction & l'absolution de leurs péchés par toute laCommunauté.
9. Au douzième siécle Henri I. Roi d’Angleterre^fut malade à l’extrêmité, & Qrri Viel, appellé com-munément Ordericus Vitalis , témoigne (m) qu’il íèconfessa à fes Chapelains, & qu’après fa Confessionils lui donnerent l’absolution de ses péchés.
10 En x 199. fur la fin du même siécle, Richard,’auísi Roi d’Angleterre , surnommé Cœur de lion ,ayant été dangereusement blessé au siège de Chalus,en Limosin, fe confessa avec beaucoup de douleur 8cde larmes à trois Abbés de l’Ordre de Cisteaux, qu’ilfìt venir pour cet effet, ainsi que le raconte NicolasTrivet dans fa Chronique («).
11. Vers l’an 1219. Philippe Comte de Namur, 1& fils de Baudouin, Comte ae Flandre, fe confessaplusieurs fois fur la fin de fa vie â quatre Abbés del’Ordre de Cisteaux tout à la fois, avec de si grandesmarques de douleur, qu’il tira des larmes des yeuxde tout le monde. II fe mit même une corde au coû,
&
pos confiitui mihi judices delictorum tneorum, puraínque ipsisdedi Confeflionem, quaerens remedium pœnitendi 8c íàlutem a-ninia: rnes?, ut recederem ab officio 8c ministerio Pontifical!,quo me recognoseo etiam indignum, alienumque me reddenspro reatibus meis quibus me peccafle secreto ipfis confessas sotn.
(g) Vocavit ad se Abbatem, 8c qui sob ejus cura degebantomnes reliquos Sacerdotes Moiiastico utentes officio, 8c ConfesoBonis fuse profeffionem eorum quae patraverat delictorum evi*denter cum luctu gc gemitu exposait.
(h) L. 6. Acceríìto Sigefrido Abbate, fratre Thietmari Episocopi Mersburgensis, 8c Erico Havelbergensi Episcopo, peccato-rum Confessionem his fecit.
(i) L. de gest. Episcop. Antiffiod. c. pr Ut inter íànctas illo-rum manus, facta Confessione delictorum, Redemptori Christ»Ipiritum redderet.
(k) L. f. histor. de gest. Ravennát.
(f) L. a. c. ii. Nec Frior alios mittat, nisi qui vel eis utiliterministrent, vel eos sapienter consolerttur 8c sedificent. Hi ergo,fi febrem íontinuarl, vel languorem inctefcâre persenserint, tuneadvocato Priore, feu Praeposito, 8c Presbyteris, ad hoc officiaiudeputatis, plenam de peccatis sois Confessionem faciant, sicquepraemissa de prseteritis culpis, sccundùm Prioris jussum Vatista-ctione, 8c in futurum soi emendatione, sofeeptaque ab omni Con-
P’fcopum, Badaradum quoque, nec non 8c Modoinum Epifco-Tome II,
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