DES SUPER
& dont ils peuvent esperer de
£es toutes particulièresgrands avantages.
Il y a un Sacramentaire ou Rituel de Yenise, ap-prouvé (dit-on) par Léon X. & dont Palacius,rappor-té par Arcudius, (a) fait mention, où l’on voit uneforme à peu près semblable à F Ambroíìenne. Voicien quels termes elle eft conçue : TJngo te oleo smélo , uthac unfltione pyotccìus sortîtes stare vule.it adversts aèreascatervas, In nomme Patris, & Filii & Spiritus fanciuOn peut en juger comme de l’Ambrosienne , aussi-bien que de celle-ci qu’Albert le Grand témoigne (b)ctre usitée en plusieurs Eglises d’Allemagne : TJngo hosoctdos oleo santliscato ìn nomine Patris & Filii & Spiri-tus fanUi. Et postea sequitur: Per istam unElionem &fuam piiffimam miserieordiam indulgent tibì Deus quid-quid deliquisti per vifum.
Arcudius (c) en rapporte encore une autre fur lafoi de Serrarius, qui assure qu’elle est d’Halitgarius,Evêque de Cambrai, & qu’elle est tirée d’un ancienmanuscrit de la Bibliothèque des Jésuites de Wirs-bourg. Elle est bien plus longue que F Ambroíìenne.La voici XJngo te de oleo santlisicato , ut more militum »& praparatus ad luclamen , a'ëreas poffis super are cater-vas. Operare creatura olei in nomine Patris & Filii &Spiritus fanéli ; ut non latent hic Jpiritus immundus, necìn membris , nec in medullis , nec in ulla compagine mem-brorum hui us hominis, std operetur in eum virtus ChrifiiFilii Dei altiffimì, qui cum Pâtre & Sprritu smëlo vivit& régnât in ficula seculorum. Amen.
Toutes ces variations ,, qui font plutôt^dans les pa-
S*T I T I O N S. 2.7;
s’il étoit administré par un steul Prêtre.Le nombre des Prêtres qui le doivent ad*mìnistrer n‘a jamais été fixé à Jlpt ni àtrois dans f Eglise Latine. Un seul suf-fit , qui s administre au nom de r Eglise érqui représente s Eglise. Ce seroit une cho -fie louable que plusieurs Prêtres l’adminis*trastent , & il n'y auroit en cela aucunesuperstition. En quels cas il pourroit yen avoir fi un Jeu f ou plusieurs Prêtresl’adminifir oient ?
L Es Hérétiques & les Schismatiques* qui n’ad-mettent point le Sacrement de l’Extrême-onc-tion, ne font point en peine quels en doivent être lesMinistres, combien ils doivent, être à f administrer, nis’il y a des superstitions qui les concernent. LesProtestans soutiennent que cette Onction n’est qu’unéinvention d’hommes & une cérémonie introduite parles Peres ; que Dieu ne l’a point instituée ; qu’elle estvuide de grâce , & qu’elle ne la confère point ; qu’el-le a cessé il y a long-tems ; qu’on la doit rapporter àla grâce des santés, qui étoit en usage dans la primitiveEglise; que les cérémonies dont elle est accompagnée& l’usage qu’on en fait, sont contraires à la doctrinede F Apôtre saint Jacques, & par conséquent qu’onles doit abolir; & enfin que les Fidèles la peuvent mé-priser íàns péché. Parmi les Cophtes, ou Chrétiens
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rôles que dans le sens, font voir manifestement? qûê ^'Egypte on ^administré point'ï’Extrême-on^
5 de I Extreme-onction n a commencé d’être ^ux malades, selon le témoignage du P Thomas S
W dans 1 Eglise Latine que par le Concile de Flo- Jeso s, 0) & de Brérévood (f). Les Ind,Vn^
rence, & qu avant ce tems-k ce Sacrement s’adminis- Chrétiens de S. Thomas, dont point
troit avec diverses formes, selon les divers usages des me dit Brérévood (<r\ Tp „• f g ■ E
Eglises. Mais enfin la forme prescrite par le Concile Mention expresse parmi les Abyssins ouTLí 1 " 16
de Florence, & par celui de Trente,a prévalu à tou- dans les Auteurs qui ont écrit leur histoire £>">*
tes les autres, & même à FAmbrosienne, dont on ne même p * Thomas de Jésus (h). En effet leur a ê
se sert plus il y a long-tems dans l’Eglise de Milan , bassadeur Zaga Zabo assure, (i) qu’ils ne crovenr n
ainsi qu’il est évident par le cinquième Concile Pro- < 3 , ue l’Extrême-onction soit un Sacrement & m * jif
vincial de Milan (d) en 1579. & par le Sacramentaire n ’ est P oint reçus parmi eux. Le Pere G'odiene m
Ambrosien, où la forme Per istam saniïam,. &c. est rapporte, que quand ils font près de mourir on n ^1
* : • de 1’" “ ‘ ne les
marquée en terme précis. De sorte que ce seroit unesingularité sort blâmable & une espece de culte indu,
que de vouloir renouveller& remettre sur pié les ancien-nes formes, & se servir d’ une autre que de celle queles Conciles généraux ont canonisée, & qui est reçueuniversellement dans 1 Eglise»
CHAPITRE III.
oint point de F huile sacrée: & Brérévood, (l) qu'ilsne se srvent point de l'Éxtreme-onílion. Il dit encore(m) des Moscovites, Qu’ils nient l’efficace spirituelle deP Extrême-onElìon. Il y a voit même de mauvais Ca-tholiques vers le onzième siécle, qui méprisoient íífort l’Extrême-onction, (Y) qu’ils ne vbuloient passouffrir qu’on la leur donnât pendant leurs maladies*Tous ces sentimens & tous ces usages étant directe-ment opposés à F Ecriture sainte, aux Conciles, auxSS. Peres, & à la pratique de l’Eglise, sont plutôtdes erreurs & des hérésies que des superstitions ; & leDes Superstitions qui regardent les Ministres Concile de Trente (0) les a condamnés & anathemati-de l’Extrême-onction. zés comme erronés & hérétiques.
La foi Catholique nous enseigné qué les Prêtres
r Colshtes les Abyssins sont les seuls Ministres de FExtrême-onctión, & que
Les Protestans , les Lophtes, tes st ay fins , k nom de Prêtres de 1>Eghse on ne doit pas enten-
les Moscovites ne croyentpas que sEx- d ^ ks anc j enSj Q u vieillards de FÉglise, comme lestrêrne-onUlìon soit un Sacrement. sjuel- hérétiques de ces derniers teins se le sont imaginé ;ques mauvais Catholiques du onzième fié* mais
c le ne le croioient pas non plus. L*Eglisea décidé le contraire. Les Prêtres seulsfont les Ministres de ce Sacrement , & ily auroit de la superstition aux‘Diacres y
aux Soû-Diacres, aux fi m p es Ss C f r n ; 0 ' 'd Làîormm scriptoies expreffam aliquam tnentionem.aux Laïques , de l administrer . iLXpltCa - ^ Apu j Damian. à Goës 1. de Athiop. morib. Sciendv
tion d'un passage d'Innocent I. Les Grecsfont sept , du moins trois quand ilsl’administrent. Mais d est me erreur &une impiété de croire qu’il seroit invalide
(e) L; 7. de Conversio, &c. p. i. c. f.
(f) Diversit. des Lang. c. rr. Infirmis (dit le premier de cetAuteurs) oleum lànctum non administratur.
Cf) Ibid. c. 2.0.
(h) Ibid. c. 6. De Sacramento Extremae unctionis ntín inve.
(a) Loc. cit.
(b) In 4., dist. 15. art. 4. qusestiuncula r. n. 40.
(c) Loc. cit.
(d) Conflit, p. 1. iit. Qu» perti. ad Sacram. Ex. Unctio.Tome II,
apùd tiòs Chrisma , sive extreœam olei unctionem, pro Saeramen-to non haberi nec in usu eílè, ut video hîc ex Roman» Ecclesi*coníUetudine fieri.
(k) L. i. de Abassin. reb. c. aS. Vicim morti saero non inun-guntur oleo.
(l) C.r;.
(m) C. 28.
(») Can. zr. to. 9. Concil. Labb. Quidam «groti (dit MfrUàmsses Canons) consecratum oleum nihil pendant, & in xgritu*dine sua iè non conçedunt ungi.
(0) Sels. 14. de Extr, unct. e. 3. & Can. »- b