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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES SUPER

Elides- de Sulli,, Evoque de Paris (a) condamne &Richard Poore, Evêque de Sarisberi, dans ses Consti-tutions denviron Fan 1.2.17. Enjoint aux Curés de sonDiocèse, de prêcher hardiment aux peuples, quaprësla réception du Sacrement de lExtr-êmè-ònction , on ,peut retourner à Iûeuvre du maria ge:.fp 0 icam Sacerdô-tes , ac denuncìent confidenter , ejtwápofl jhjcepmm hocSitcramentsmPy liciisfm efl. reverti œd opus conjugale. Orvsit la. même injóttdíian dans les Ordonnances 0 ) d'tîyEjveqjie anonyme Angjois, de Eau liyp .-.. JSerrecfe-..Coîmieu, (c) Archevêque de Rouen ne sexpliquepas-deflus dune autre maniéré que ces deux Evê-ques , dans ses anciens Statuts Syry>d«?x de ^45.non plus que le Synode stjjjayeiix (djjkou. du JNjans,de Tan 1100. dont on a passe dans le Œapitre précé-dent , Miles, Evêque dOrléans, dans ses Ordon-nances Synodales (e) de 1314. & Jean dejjely,^Evêque dAngers, dans ses Statuts Synodaux *j-/) cN1 4 P 5 *

III. Quelques-uns se font imaginé quaprès avoir

reçREExtrsHie-oactioqikmavojfnt libéré dé-

faire Lear testament, &r de d&spofSr de leigrs biens; ceqni est «ne GperKitiolK.de Iff vaine, observance quê leSynode de Cambrai (g) en 1604Ìcondamne. Le secondConcile Provincial de Malines, 0 ) en 1607. la con-damne auffi, & il déclare que sil y a, des. lieux . Ja :Coutume caste & annule les restamens'fàits après avoir *reçu lExtrême-onction, cette Coutume doit passerpour abusive, comme étant cause que la plupart diffé-_rent jusquhà EKtrsmité de feur vise cse recevois ce Sa-crement» jans niérhnaoins,en resservir Je? effets,'& qj*esouvent iss meurent fans le recevoir.

IV. II ne faut pas (disent quelques idiots) se te-nir aux pies des-, malades vis-à-vis d^ux » taudisquon leur'administre IEx trême-onction, pares quonavance leurs jours & quils en meurent plutôt. Maiscette pensée est une vaine observance dont on ne sau-rait rendre aucune raison, & un moyen qui na au-cune vertu pour produire lesset quon en espere.

V. Il en est de jnême de ceux qui croyent que "ce seroit un grand péché de filer dans la chambredun malade qui auroit reçu lExtrême-onction, par-ce quil mourroit si lon cessoit de filer, ou. que lefil vint à se rompre.

(«) En ces termes: C. 68. Doceant Sacerdotes fréquenter po-pulum hoc Sacramentum licite iterari, & fepe recipi, scilicet inqualibet magna infìrmitate, unde metus est mortis: & post sustçeptûm, Jicere. reverti eum ad opus conjugale, qui convaluerit deinfìrmitate.

i (b) Cap. de Extr. unct. Doceant Sacerdotes fréquenter popu-lum , cùm quis post âifceptum hoc Sacramentum convaluerit abinfìrmitate, licite poste reverti ad opus conjugale.

. (c) Tit.eod. Doceant fbepe Sacerdotes populum post sisteepturahoc Sacramentum poste licite reverti ad opus conjugale,

(d) C. 74 .

(e) Tit. de Unctio. Doceant fréquenter Sacerdotes populum,post sisteepun» hoc Sacramentum poste licite reverti ad opus con-jugale, eum qui convaluerit ab infirmitare.

(/) Tit. de Extr. unctio. Doceant Sacerdotes populum , postíuiceptum hoc Sacramentum reverti poste licite ad opus conju-gale.

(g) En ces termes : Tit. ir. c. 3. Doceantur autem omneshujus Sacramenti sisteeptione neminem impediri à condendo testtamento, íèu alia bonorum'temporalium dispolìtìone.

(h) Tit. 8. c. 2. Falluntur ( dit-il ) qui existimant suscepto hocSacramento vel testamentum condi non poste, vel spem conva-îescendi ob id imminui. ldeoque Pastores contrarium subindepopulum doceant. Et si forte alicubi usu introductum sit, uttestamentum à sisteeptione hujus Sacramenti conditum non sub-sistât, déclarât bsec Synodus ejusmodi conlqctudinem pro cor-ruptela habendam esse; utpote caufam cur tam falutaris Sacra-menti sisteeptioad extremum vitae spiritym àplerisque differatur,iique intérim effectus Sacramenti non percipiant, .& s*pe etiamsine eo moriantur.

S T I T I O N S. iS,

VI. Cest fur le même principe derreur & dil-lufion, que dautres gens ont soin de placer le ma-lade qui doit recevoir lExtrême-onction , ensorteque les soliveaux de sa chambre soient de travers &non en long , au dessus de son lit , parce que silsfont en long, cette situation fera cause quil languiralong-tems & qu'il mourra enfin; au lieu que sils sontde travers, il guérira bien-tôt.

VII. Le Docteur Jean Eckius, (i) rapporte quan- ,tité de superstitions qui concernent les effets de lEx-tfême-onction. Qui ne voit, je vous prie (dit-il) combien le démon , qui est lennemi & le corrup-,, Fur de toi|rbien, a Êssctté de superstitions & dej^^ríuasionsJnlpies contre lExtrême-onction? Com-bine il sapperçoit quune infinité de gens s affran-,, chissent fa tyrannie par le moyen de ce Sacre- ' JOent, il fait tous ses efforts pour le détruire & 4»our empêcher quils ne le reçoivent.

1. Les uns font prévenus que sils le reçoivent, ils mourront plutôt quils ne feraient, quoiquil yur çn ak beauqcrapr qui? guerisseat après lavôir reçu;,

>, qui seraient morts fans soda.

,, 2.. Lés autirss simaginent quil diminue-ta châletfr,, naturelle.

Z- Les uns croient quaprès quon la reçu, les->» chevetsx tombent aux malades; ce quon ne saurait» soutenir sens "impiété , parce quon impute à lEx- trême-onction ce qui est souvent leffet dune gran- de maladie..

4. Les autres sont-dans la pensée que quand une femme groffea.reçu sExtrénae-onction, elle abeau-», coup de peine à accoucher, & que Pensant dont el-,, le est grosse aura la jaunisse.

5 , 5 - Les uns f^utiennenj \qise íes niouches-à-miel qui sont autour de la maison du malade à qui ost administre lExtrême-onction, meurent peu de tems,, après.

6. Les autres fe persuadent que les malades font plus fortement tentés aprèsjavojr reçue, quils ne r étoient auparavant.

7. Ees uns s'imaginent que ceux qui lont reçue ne doivent point dancer toute lannée quils lont reçue, parce quils mourront sils dancent.

8. Les autres croient quaprès savoir reçue on neì% doit point toucher la terre les piés nuds pendant une année entiere,nife laveries piés, si ce nest à quel- ques jours de, a fin d'honorer davantage ce 8 a- crement; Si quon doit toujours avoir une lampe,,, ou un cierge allumé dans la chambre du malade, tant que fa maladie dure.

,, Toutes ces erreurs, ajoute cet Auteur, embaras- sent tellement les malades qui en font infectés, &,, tiennent fi soft leurs esprits en suspens , quon a,, bien de la peine à leur persuader de recevoir lEx- trême-onction : (k) & il arrive de que la plupart des malades se négligent eux-mêmes, & que se flat-,, tant toujours dune plus longue vie, ils sont mal- heureusement privés du précieux trésor de cette,, onction sacrée.

(i) In homil. advers. Luther. & ester, hsret. de 7. Sacram. ho-mil. 58. de effectib. Sacram. Unct. n. 3. fol. 174. edit. Paris. an.1553.

[k) Hvjusmodi erroribns implicant homines, eosque sic dubiosreddunt, ut difficihus períuaderi post,ut ad sufeipiendum hocSacramentum. Ita fit quòd rnulti seipsos negligunt, dutxique sibivitam semper poliieentur longiorem, tanto lacrx Unctioujj the-sauro privantur.

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