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SUITE D
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SECONDE PARTIE.
LIVR E DIXIFME.
Des Superstitions qui regardent le Mari âgé.
A Y A N T-P R O P O S.
E Mariage n’est guéres moins ancienque le monde. Dieu l’établit dansle Paradis terrestre entre nos pre-miers parens ; & bien loin que no-tre divin Sauveur l’ait détruit dansla nouvelle loi , il l'a fortifié aucontraire, en défendant le divorce que la loi de Moï-se permettoit aux Juifs à cause de la dureté de leurcœur , & en disant O) , Que l’homme ne doit pointséparer ce que Dieu a mi. II ne s’est pas même con-tenté de le rendre indissoluble , il en a fait un grandSacrement , comme l’appelle S. Paul (b) , en voulantqu’il représentât l'union ineffable qu’il a contractéepar son Incarnation avec l’Eglise , & qu’en le rece-vant dignement , les personnes qui s’y engagent, re-çussent la grâce de vivre ensemble d’une telle maniéré,que toute leur conduite fut une image vivante de l’a-mour chaste, qui le lie avec l’Eglise (c), qui est sonunique colombe , & son unique épouse. Mais com-me cette grâce si précieuse & si nécessaire ne se donnequ’à ceux qui la recherchent avec de saintes disposi-tions , Le qu’elle ne peut non plus compatir avec lepèche , que la lumière avec les ténèbres, on doit a-voir un soin très-particulier d’éloigner du Mariagetoutes sortes de superstitions, afin de ne pas rendre à
(а) Marc. io. 9»
( б ) Ephes. j\ 32.
(e) Cant. 6.8. Una est columba
Dieu par ce Sacrement, un culte qui soit indigne delui & injurieux à Sa Majesté. Il importe donc ex-trêmement & à ceux qui sont chargés de la conduitedes fidèles, & à ceux qui ont dessein d’entrer dans îasociété du mariage , & qui y sont déja entrés, deconnoître les vaines & superstitieuses pratiques qui leconcernent. Voici ce que j’en ai pu remarquer dansl’usage du monde & dans les lectures que j'ai faites.
CHAPITRE I.
Des Superstitions qui précédent le Mariage.
Ces superstitions procèdent de trois sources ,de la curiosité , de la brutalité & de sa-larie e. ‘Divers exemples de celles quiprocèdent de la curiostté. Elles se rappor-tent à la vaine observance & à la divi-nation des évenemens ou rencontres , aujst-bien que la pratique de se faire dire sabonne avanture pour savoir qui l’on épou-sera ì 0“ fi on sera heureux en Mariage.Observances superstitieuses des Br aminé spour leurs Mariages. Exemples des foliessuperstitieuses où la brutalité engage quel ■