ZIO DES SUPER
superflus de la vaine observance , & de l'observancedes choses sacrées, & qu’elles font condamnées par lesConciles & les Synodes , par plusieurs Evêques &par plusieurs célébrés Théologiens. Il y avoir néan-moins autrefois beaucoup de nouveaux Mariés qui fai-soient dire das Messes sèches le jour de leurs épou-sailles » lors particulièrement qu'on les épousort aprèsmidi. Mais le Rituel d’Angers (a) , de 1616. dé-fend absolument d'en dire. Le Rituel de Chartres (h)de 1640. le défend auffi. Le Pastoral de Malines (e),de 1649. abolit entierement l’usage de ces Messes, &ne veut pas qu’on en dise, ni pour la purification desfemmes, ni pour la célébration des Mariages, ni pourquelque autre occasion que ce soit : & le Rituel deBourges assure que c’est une Superstition que defaire aire me Mejse sèche au Mariage.
XIII. Lorsque les nouveaux Mariés font à genouxsous le poêle , ou drap , qu’on tient ou fur leurs tê-tes , ou derriere eux , pendant la bénédiction nuptia-le * & même durant une autre partie de la Messe deleurs épousailles , il se rencontre quelquefois des;gens assez foux pour leur battre la tête & la plante despies avec des bâtons ou autrement, afin de les préser-ver de maléfice,, & ces nouveaux Mariés le souffrentvolontiers, persuadés que cela écarte effectivement lémaléfice. Mais il ne faut pas [être grand Théologienpour juger que cette pratique regarde la Superstitionde la vaine observance , & celle de Inobservance desrencontres. Elle est condamnée par le Synode de Be-zançon (d) de 1669.
XIV. A Paris , à Bologne & en quelques autres.Diocèses * à la Messe des Epousailles on chantoit au-trefois fur l'orgue, & fur d’autres instrumens de mu-sique * à la campagne comme dans les Villes, le Cre-do, & l O Salutaris hoflia. Mais les Rituels de Paris dex< 5 i 5. (e) de i6;o. (f) & de r 646. (g). & celui de Bo-logne (h) de 1647. enjoignent aux Curés d’empêcherqu’on ne les y chante. On peut voir dans les Notes dequelle maniéré ces deux premiers Rituels (i )en parlent.La raison de cette défense est, qu’il est contre l’ordre de.l’Eglise de chanter à la Messe le Credo, ni l’O Saluta-ris bojlia , sur les orgues, ou fur aucun autre instru-ment de musique , & qu-’ainfi c’est mal fait de les ychanter aux Messes des Mariages auffi bien qu’auxautres Messes.
Le troisième Synode d’Angers en 1520. sous M.de Rohay, Evêque d’Angers, porte encore la chosebien plus loin. Car il défend absolument de jouer (kj
(a) P. 303. Numquam nuptialis Miss» loco , MiíTa , qu» di-citur sicca, celebretur.
(b) P. 187. Inde MiíTa pro Sponso & íponsa , ut in MiíîàleCarnotensi celebrabitur. In cujus locum Miíîàm íìccam substi-tuere est omnino prohibitum.
(c) 1. p. Pag. 6sp. Missam íìccam (ut vacant) neque ad puri-ficandam mulierem, neque ad celebrandum conjugium , aut adullum alium usum celebrari permittimus.
(d) En ces termes: Tit. 17. Stat. íf. inter Statut. Synod. Bi-zuntin» Diœcef. Et ne magnum Matrimonii Sacramentum sinereverentiâ 8c fructu à contrahentibus recipiatur , ordinamus Pa-rochis eorumque Vicariis ut attendant ne ipsis Sacramenti cere-moniis aliquid contra decentiam 8c loci venerationem à cire u m-stantibus admittatur. Propterea seriò prohibeant, prout prassentistatuts inhibemus, ne conjugatorum capita, dum vélo supposita.sunt, baculis, aut alio quovis modo pulfare quisquam aggredia-tur ; eos verò qui id attentare ausi fuerint , ab Ecclesia recederecompellant, nec antea MiíTa: Sacrificium absolvant, quàm à locadisceílèrint.
(e) Fol. 48.
(/) Fol. 54. vers.
û) P. 303.
W P. 19j.
(j) Prohibebit Parochus ne per’organa in Ecclesiis, temporeMiss® nuptialis, 8c quibuslibet aliis diebus festivis , atque etiamper ana instrumenta musica , tam in urbibtis , quàm in oppidisrusticis cantetur Symbolum Nicœnum, nec ó Sain taris hostia. Etvoici ce qu en Visent les deux derniers -. Caveat Parochus ne per or-gana in Ecclesia temp ore Mill» nuptialis , atque etiam per aliainstrumenta Musica , cantetur Symbolum Apostolorum , nec bSalutaris ho ft ta. (
(k) Praecipiant ( ait-u) 8c injungant Vicarii perpetui auctoritatenostra citharadis tympana , aut alia instrumenta pulsantibus, nein Misos solemnisationis fluptiarmn , eo prxiertim tempore quo
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d’aueun instrument de Musique dàns les Eglises Col-légiales , lorsqu’on y dit des Messes des épousailles,
6 par conséquent d’y chanter quoique ce soit sur cesfortes d’instrumens.
Le Rituel de Châlon fur Marne (/) de 1649. dé-fend auffi aux nouveaux Mariés de souffrir qu’onporte aucuns instrumens de Musique pour en jouerdans les Eglises où. l’on célébré leurs Mariages ; & encas qu’ils y en fassent porter , il ordonne aux Curésde différer leurs Mariages jufqu’à ce qu’ils se soientmis dans leur devoir à cet égard.
XV. Faire venir dans les Eglises pendant la Messedes épousailles des boufons -, des baladins, des plai-sons, qui y fassent des singeries & des postures indé-centes , qui y raillent les nouveaux Mariés , qui ycourent çà & là , qui y causent , qui y fassent dnbruit ; y souffrir des violons, des hauts-bois, des flû-tes, ou d’autres instrumens de Musique * for lesquelson chante des airs & des chansons profanes & immo-destes. , c’est profaner les Temples du Dieu vivant.,c’est faire d’une maison d’Oraison une caverne de vo-leurs , c’est déshonorer le Mariage , qui est une cho-se sainte , & qui ne doit être traitée que saintement,c’est rendre à Dieu un faux culte , un culte perni-cieux. & indu. Auffi ces désordres ent-ils été expres-sément défendus en général & en particulier par le Sy-node de Sens (m) en 1 6 24. par le livre Synodal de l’Evê-ché de Sées (») publié en 15,47. par le Rituel de la Pro-vince de Reims (0)de 168 5. par les Statuts Synodaux deRouen (p) en 1618. & par ceux d’Evreux en 1644en ces termes ; les Curés ne diront la Messe a t’heureindue pour ceux qui Je marient . . . Ils ne permettrontqu'il s'y fajfe aucune chose Jcandaleusè * ou ridicule -, parle Rituel d’Angers (q), de 1626. par celui de Beau-vais (r), de 16; 7. celui de Chartres (s) de 1640.celui de Meaux (t) de 1645,. par le Rituel du
Mans
divina celebrantur in Ecclesiis Collegiatis, citharas » tympans, &alia instrumenta puisent, seu tangant.
(/) P. 240. Parochus ( dit-il ) aget omni cohortatione cumSponsis, ut ad Matrimonii celebrationem accédant omni vestiurnmoderatione , dignaque íànctitate Christian» Relìgionis ; atqoeetiam ut nulla cujusvis generis Musica instrumenta in Ecclefiamafferri permutant: cujus si, quod absit, monita contcmpserint,tamdiu eis Matrimonii celebrationem différât quoad sancte ,prout debent, ob id in Ecelesiam convenerint.
(m) Tit.de Matri. fol. 16. vers. Benedicti® nuptialis 8c Miistecelebratio recipiantur confeíîione pr»missa ab iplis benedicendis8c Miíîàm audituris humiliter 8c dévots: nec adstantes ibidem sa-crant verbo vel facto tumultum , strepituin , feu clamores inde-bitos, divinum OíScium ullo modo perturbando, aur alias quas-cumque insolentias vel ineptias faciendo , quacumque contrariaconsoetudine, qu» potius corruptela dicitur, nonobfiante. Quiverò contrarium fecerint graviter puniantur.
(w) Tit.de Sacram. Matri. Circa Sacramentum Matrimonii-sta-tuimus & ordinamus ne de csetero in Matrimoniorum solemniíà-tione mimi , aut histriones admittantur in Ecclesia., aut loco íà-cro cum fuis tympanis 8c fistulis , aut aliis instrumentis muíicispulsantibus , ut , secundum Salvatoris nostri diéturn , Ecclesiadomus sit orationis , 8c secundum Psalmographi auctoritatemplebs fidelis dicere poffit : Introibo in domum tuam , adorabo adtemplum fancium tuum ct> confitebor nomini tuo. Quod íi opposi-tum à fiïiis inobedienti» fieri contingat , si ante Matrimonii so-lemnisationem prEedicta attentarint , inhibemus Curatis, feu eo-rum Vicariis nobis subditis, ne hujusmodi Matrimonium solem-nisent pro tali die. Si verò post Matrimonii solemnífationemh»c fuerint attentats, ne de novo prsedictum Matrimonium con-trahentes , neque eorum comitivam ad offertoríum , ad pacem8c benedictionem sub velamine sequentem admittant > 8c ad lectibenedictionem non procédant , sub p cens quadraginta solidorumTuronensium.
(o) Fol. 74. Cunctis Provinci» nostras Pastoribus districtè pro-hibemus , ne in posterum munera vel strenas Sponíàe offerri inEcclesiis fuis permutant. Quod 8c de obscaenis Musicis 8c ludi-eris omnibus qu» Matrimonii fanctitatem valde fedant, intelHgivolumus , ut seilicet nullo modo tolerentur , pr»sertim iniocissacris.
(p) Tit. du Maria.
( q ) P. 286.
(r) P. 155.
(s) P. 2JZ.
(t) P. 7. Provideant Parochi ut fublato omni strepitu, petu-lantia 8c dicteriis , atque etiam cantileniv , seu modulationibusprofanis, nupti», qu a decet modestia & honeltate fiant. Sanctaenim res est Matrimonium , fanctéq ue tractandum. A quoi ce-lui de Chartres ajoute & celui de Meaux. Ludicra etiam, qu» post
con-