DES SUPER
de 1585. ceux de Paris de 1615. (a) de xstzo. ( 5 )& de 1646. (c) celui de Beauvais (d) de 1637. ce-lui de Bologne (e) de 1647. celui de Châlons furMarne (f) de 1649. celui de Troyes (g) de 1660.& de même les Rituels d’Evreux de 1606. {h) & deistr x. (i) le Rituel de Bajeux (k) de 1627. le Ri-tuel de Rouen (l) & celui de Chartres (m) de 1640.celui de M eaux (n) de 164;. celui de Clermom (0)de ist;st. le Rituel du Mans (p) de 1662. le Rituelde Bourges (q) de 1666. qui dit; „ S’il arrive que,, les mariés soient empêchés par quelque maléfice &„ sortilège de consommer leur mariage , le Prêtre,, qu’ils consulteront se gardera bien de faire contrac-„ ter de nouveau les personnes mariées , mais il féra„ seulement les prières suivantes, &c”. Le Rituel deReims (r) de 1677 ditauffi ; „ On recommande aux„ Curés, quand il y aura quelques personnes qui se,, plaindront à eux d'être empêchés par maléfice , de„ leur garder un grand secret , & de les traiter avec„ autant de charité que de prudence : mais sur tout„ qu’ils lèur défendent bien de recourir à fauteur du„ maléfice pour en être délivrés, & qu’ils s’opposent,, aussi fortement à un ab us infupòrtable , q u'une„ ignorance crasse , ou plutôt la malice du Démon,„ a introduit en quelques endroits, où on dit que les
(a) Fol. 6 i.
(b) Fol. 67. vers.
(c) P. 221. & 332.
(d) P. 179. & 180.
(e) P. 220. £c 221.
(/j P. 26). 8c 264.
(g) P. 249. & 270. Caveatur diligenter ille craísus error 8c reisacra; manifestas abusus, qui hodie in nonnullis locis vigere dici-tur, quo aliqui tali maíeficio' vexatis fuccurri posie putant, si vir8c mulier , priori Matrimonio légitimé & in facie Ëcclesise con-tracto, mutuo coníènsu renuncient, 8c novum. coram Sacerdotecontrahant, Cùm enim nulla íît ratio cur secundum Matrimo-nium contra ejusmodi maleficia remedium efficacius efíe possit,quàm primum, verisimile est hoc procurari à Daemone omniumxnaleficiorum Auctore, ut res sacras profanis hominibus ludibrioexponat. Deinde Sacramento Matrimonii gravis irrogatur inju-ria , quod semel rite contractum, neque Ecclésiae auctoritate, ne-que mutuo partium consensii solví potest, dícente Domino, jguodDeus conjonxit , homo non séparés.
(h) Fol. 36. 8c 37.
(j) P. 237, & 236. Cavendum maxime est ab illo errore pror-íus impio , quem pluribus in locis teneri etiam à quibusdam Ec.clesix Ministris audivimus, quo subsidium maíeficio vexatis prx-stari poste dicunt, si vir 8c mulier priori Matrimonio , légitiméalioquin 8c in facie Ecclesise contracto , mutuo consentir renun-cient , 8c aliud de_novo coram Sacerdote contrahant. Cùm enimnulla lit ratio cur secundum illud Matrimonium contra ejusmodimaleficia efficax remedium prxstet : verisimile est hoc ab ipsoDxmone omnium maleficiorum artifice procurari , quo Sacra-mentel m hoc hominibus , sic eo ad libitum utentibus , ludibrioexponat. Si enim Matrimonium. semel rite contractum , nequemutuo partium consentir , neque Ecclesi* auctoritate dissolvi ne-quit, dicente Christo , jShtod Deus conjunxit , homo non separet,qu id est quod sacrilegi isti ad'tollendum maleficium , hujusmodiMatrimonium iterare praefumunt?
(k) P. 89. 8c 90. Sacerdos moneat conjugatos in pietatis exer-citiis dévots perleverare., fed citra ullam vanœ superititionis mix-turam, 8c evitato illo imprimis errore existimantium efficax con-tra hujusmodi maleficia fore remedium , si illis vexati jam con-tracto in facie Eéclefce.Matrimonio renuncient, novumque con-trahant; quia nisi procurante ipso maleficiorum omnium auctoreDiabolo, non potest tam sacrìlega 8c indissolubili Sacramento in-juriosa renunciatio fieri.
(i í) P. 138. & 139.
(m) P. 292.
(n) P. 2, p. 34. 8c 37.
(0) P. 198. Si conjuges maíeficio hgari permittat Deus, adeòut sibi invicem Matrimonii debitum reddere nequeant , caveantPavochi, ne ipsis de novo caeremonias 8c benedictiones Matrimo-nii applicent. Cùm enim íècundam Matrimonii celebrationempriore efficacius ad versus ejusmodi maleficia remedium este ne-nio sinus dixerit, imò sit vérins Dsemonis omnium malorum ar-tificis in Sacramenti dedecus 8c contumeiiam inventum , quo ressacras hominum contemptui 8c ludibrio exponat, dicente prteser-tim Domino , G)uod Deus conjunxit , homo non separet , stultum8c inipium probrosis adeo 8c nefandis artibus salutem quxrereceníèri débet.
(f) P. 393 - Cavebunt Parochi ne quid in bénédictions conju-gatorum ad versus maleficia superstitiofè fiat , neve recurratur ad.maleficos, ac ne c «remonta Lc benedictiones Matrimonii iterentur.,
(?) p - P- 7 > 2 -
(r) P. 242. 8c 243.
5 T í T I O N S.
parties , qui croyent être empêchées par maléfice,, de consommer leur mariage , renoncent à leur pre-„ mier consentement , & contractent de nouveau un„ second mariage.
Si après cela on peut fans péché & fans superstitionréitérer le mariage qu’on a déja légitimement contrac-té, ainsi que le P. Théophile Raynaud se l'imagine,quelle foi & quelle vénération peut-on avoir pour leslivres Ecclésiastiques, qui fervent de régies aux Dio-cèses, & dont on fe sert tous les jours: dans l’admini-stration & particulière & publique des Sacremens ?
11 y a des Statuts Synodaux de quelques Diocèsesqui vont encore plus loin que les Rituels , fur cettematière. Car les Rituels défendent simplement auxPrêtres, & fans décerner contre eux aucune peine 3. lerenouvellement du mariage. Màis ces. Statuts le leurdéfendent fous. peine ^excommunication. ,, Nous dé-„ fendons (disent les Ordonnances: Ecclésiastiques,, les Statuts Synodaux du Diocèse de Bourges (s),», en x608) fur peine d’excorrímunication, à tous Ec-„ clésiastiques , en la solemnisation de ce Sacrement,„ d’user d’aucune formule, ou cérémonies nouvelles,„ & non approuvées de l’Eglise, ni réitérer plusieurs„ fois le mariage pour rémede prétendu aux susdites„ liaisons diaboliques': mais feulement que le seul ré-mede licite est d’avoir recours à Dieu par une hurn-ble Confession;, &c.
Les Statuts du Diocèse de saint Mal o (r) en t st 2 o.veulent qu’ils encourent l’excommunieation ipjò faïïo ,qu’ils soient suspens, k dhinìs pendant trois ans ,qu’on les punisse-comme partisans du diable. ,, Si au-lieu des rémedes surnaturels ou Ecclésiastiques (di-„ fent-ils.) quelque Prêtre attente de conjoindre itera-», tivement en mariage aucuns maléfieiés, qui déja au-„ roient été bien & légitimement conjoints & mariés», en face d’Eglife» il encourra excommunication ipso„ fœtto , & fera trois ans suspens d divinis , & en ou-,, tre puni comme partisan du diable, qui suggère tel-», le réitération pour injurier , profaner & avilir ce„ grand Sacrement.
Ce n’est pas pour cela que l’Eglise blâme absolu-ment les secondes noces. Elle ne les blâme qu’à l’é-gard des gens qui ont déja contracté ensemble un vé-ritable mariage. Car pour les personnes dont la morta rompu le lien sacré qui les unissoit dans une mêmefoi, elles peuvent légitimement fe rémarkr , non seu-lement une seconde, mais une troisième, une quatriè-me , une cinquième, une sixième fois, & plus mê-me, si elles le jugent à propos; & l’Eglise a toujourstenu pour hérétiques ceux qui ont condamné les se-condes noces, comme faisoient les Cataphrygiens, lesMontanistes, Tertullien, les Novatiens ou Cathares,
6 les Grecs , selon le témoignage d’Alphonse deCastro (v).
Si bien que c’est plutôt une hérésie qu'u ne super-stition, de rejetser le quatrième mariage. Les Grecscependant sont dans cette erreur , ainsi que les Assy-riens ou Melchites, s’il en faut croire Brérewood (.r).Le Baron Sigismod (y) impute la même créance auxMoscovites , & elle est aussi attribuée aux Maroni-tes par leur Patriarche dans la consultation qu’il fit auPape Grégoire XII. en i 578. & qui est rapportée parle P. Thomas de Jésus (*.).
(í) Tit. du Saerem. de Mariag. art. 27. fol. 27.
(t) Art. 21. p. 481.
- (f) L. n. advers. h«res. V. nuptiœ, 2. haeresi.
■ (x) Recherches curieuses fur la divers, des Langues Sc Rebg-
c. 17. 8c i< 5 . .
■ (y) Rer. Mofcovit. comment, tit. Ritus contrah. Ma tri. Siqop(dit-il) alteram uxorem duxit, fitque bigamus; concedunt idqui-dem , fed vix legitimum Matrimonium este putant- Tertiamuxorem ducere, sine gravai causa non permittunt, Quartant au-teur non concedunt cuiquam , nec etiam Christí anum eíîè judi-cant.
(z) De convers. omni. Genti. 1 . 7. p. c ' snterrog. 7 deMatrim. Credimus viros ad quartas nuptias , feminasque ad eas-dem non este admittendos.
RE-