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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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TABLE DES CHAPITRES,

les plaideurs en -présence de ce divin Sacrement, z. Des en servir pour conjurer les vents, les orages K- lestempêtes. 4. De / employer pour arrêter les inondationsdr les débordement des torrent dr des rivières, y. Dele porter aux incendies afin de les arrêter. 6 . D'en fai-re ce qu on en a fait autrefoispar exemple , de mêlerdu sang du Fils de Dieu dans de / encre, pour fgnerdes Aties , & les rendre par-lk plus fìlemnels; de stfrotter les jeux, le visage dr la tête de cet adorableMystère ; de sen frotter tout le corps quand on efl ma-lade; den faire une cataplasme pour la vue ; den don-ner les r efl es à des enfans , fans examiner ni leurs dis-positions , ni leur âge , çr de l'enterrer avec les morts.Cefl moins une Superstition qu une profanation auxGrecs, de fouler l Eucharistie avec les mains pour em-plir les Ciboires, ou ils la réservent, dr en man-ger leur saoul, pais Venterrer, ou la jetter dans un

ger

puits.

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LIVRE QUATRIEME,

D F s Superstitions qui regardent l'Eucharistie, con-sidérée comme Sacrifice. 7 y

Chap. I. Des Superstitions qui regardent les Messesdes Sorciers & des Malfaicteurs.j Exécrable Super-stition de la Messe qui dit au Sabbath tous les Mer-credis dr tous les Vendredis de Vannée. Méfiés Super-stitieuses du saint Esprit , dites fur la peau dm boucarrosée dune bénite. Autre Messe Superstitieuse du S.Esprit que les Sorciers font dire pour guérir des mala-dies , ou pour invoquer les Diables à leur aide. Ils enfont encore dire d'autres (ainsi que les Malfaiteurs)fur une hostie consacrée , & le plus souvent fur deschoses profanes , fur des mouches cantharìdes , pourfaire des Sortilèges dr des maléfices. 76

Chap. II. Des Superstitions qui regardent la Messesèche.] Autrefois Id Méfié sèche étoit fort ordinaire enItalie , en France, en Allemagne dr en Flandre. Onsaisit des fondations pour la dire. Elle est plus an-cienne dun stécle quEstius ne l a cru, Elle etoit enusage au moins des le commencement du r 5. stécle.Pourquoi elle est appellée sèche , navale, ou de navi-gation, -de chasse, ou de chasseurs? Avec quels or-nemens elle fe devoit d,ire ? Diverses maniérés de la di-re. Elle ne fe difìit pas feulement pour les Pèlerins,mais aujst pour les morts , k la Bénédiction nuptiale,dr en dautres occasions. II est défendu de la dire a laPurification des femmes âpres leurs couches. Elle nestautorisée par aucun Concile , ni par aucun Pape. Ellen a été introduite que par la simplicité , /ignorance drle faux xéle de quelques particuliers. Cest un phantò-

me de la vraye Messe, me hypocrisie, me Superstitiondu faux culte , du culte superflu , de la vaine obser-vance , & de lobservance des choses sacrées. Elle estcondamnée par les Conciles & les Synodes , par les E-vêques, par Pierre Chantre , par Eckjus, par Eftms,par le Cardinal Bona. 77

Chap. III. Des Superstitions qui regardent les Messesà plusieurs faces , ou à plusieurs têtes.] En queltems on a commencé de dire des Méfiés k plusieurs fa-ces & k plusieurs têtes? Ce que c'étoit que ces Messes,ô- pourquoi elles sappelloient ainsi ? Oue lavarice desPrêtres les a introduites dans l Eglise. Pierre, Chan-tre de lEglise de Paris , les condamne pour plusieursraisons; par ce quelles font monstrueuses ; quelles con-fondent P ordre des Mystères de la Messe ; qu il en ar-rive des iuconvenìens contraires a l institution de l E-glifie qu elles détruistnt les figures du Sacrifice ; qu el-les ne font point autorisées par P Eglise ; quelles fontsemblables k la Statue de Nabuchodonofor ; quon n endit point dans les anciennes Eglises ou le peuple sastem-ble & quelles frustrent les fidèles trepases du fruitqu ils peuvent espérer de la Méfié. Elles font abtsivesdr détestables, selon Durand & lt Cardinal Bona, 80Tome II.

Chap. IV. Des Superstitions qui regardent quelquesMesses particulières.] On a retranché des anciens Mis-sels quantité de Mestes, parce qu elles panifiaient avoirquelque air de Superstition. Trois rasions génerales quicondamnent toutes ces Mestes. Examen de quelquesunes de ces Mestes en particulier. Des Mestes de S.Amateur dr de S. Vincent ; de celles des xv. siuxilia-teurs ; de celle du Père éternel , du Trentain , ou desXXX. Mestes de S. Grégoire pour les vivans dr pourlus morts. Ces xxx. Mestes font défendues par la Con-grégation des Rites. Les xxx. Mestes , ou le Trentainde S. Grégoire pour les morts , ne le font pas. Cegrand Pape ordonna que lon dit xxx. Mestes pour lerepos de Pâme dun Moine propriétaire nommé fuste ,Lordre selon lequel on doit dire ces xxx. Mestes , drqui est prescrit par quantité de Mistels n est pas de F.Grégoire. II efl contraire en bien des chofis k Pesprit& k la pratique de P Eglifì. Le Préambule qui est àla tête de ce Trentain sent le culte superflu , la vaineobservance, dr lobstrvance des choses sacrées. 81

Chap. V. Continuation du même sujet.] Des xxn.Mestes appellée s de Grâce. Comment elles doivent êtredites ? Elles ne font point approuvées. De la Meste desPlayes , ou des cinq Playes de notre Seigneur. Elle adìjferens titres dans les Mistels. Elles a aujst desPréambules irréguliers dr qui promettent des grâces drdes Indulgences qui n ont nul fondement. De la Mestede la Pajston de l'image de Jefus-Christ. Les Grecscélèbrent la mémoire de deux différentes Passionscette Image. On ne voit pas que cette Méfié soit ap-prouvée , non plus que celle des Clous , dr de la Lancéde notre Seigneur. Lapprobation de ces fortes de Mes-ses iroit trop loin. On montre beaucoup plus de clous ,dr plus de fers de la Lance de notre Seigneur , qun y en a eu. Des Mestes de la Dent , du Prépuce,du Nombril , dr de la Robe fans couture de Jefus-Chrifl. Les preuve quon allègue pour montrer que cet-te Robe est k Argenteuil font fort faibles. Examendune chartre de Hugues âAmiens , Archevêque deRouen, en faveur de cette créance. 84

Chap. VI. Suite du même Sujet.] Des Mestessaint Suaire dr de sainte Véronique. Cette derniereregarde le faux culte, étant appuyée fur un fait faux.

Il n y a point eu de Sainte appellee Véronique' La Vé-ronique n est autre chose que lImage de la face , oudu visage de notre Seigneur , imprimée fur un linceul.PreuveS de cette vérité par divers Auteurs dr diverslivres Ecclésiastiques. La AI este de S. Longis ,Longin , pris pour le Soldat qui perça de fa lance lecoté du Fils de Dieu, regarde aujst le f aux culte.Soldat n est point un Saint , dr H ne s'appelle Longisou Longin , que-par abuS dr par ignorance. PlusieursMartyrologes anciens font mention de S. Longin , maisils le nomment simplement Adartyr , dr non Soldat, drc'efl le Centenier qui confesta publiquement la Divinitéde Jefus-Christ le jour de fa Pajston. 8p

Chap. VII. Continuation de la même matière.] De laMeste qui fe dit pour éviter la mortalité. On l'attribue aClement 6 . dans quelques Mistels , dr dans dautres kClement 7. Les Préambules en font Superstitieux. Dela Meste de la sainte Larme. Cette Meste a été faiteparticulièrement pour l'Eglise de la Trinité de Vendô-me , ou l'on dit quil y a une des Larmes que notreSeigneur versa fur la mort de Lazare. Mais on le ditcontre la vérité de lhistoire. De la Meste des onzemille Vierges. Dou efl venue l'erreur populaire , quily a eu 11000. Vierges martyrisées tontes k la fois à

Cologne. De la Meste du nom de Jésus dr de fisPréambules Superstitieux. De la Meste du Rosaire.y en a deux particulières. Lme n est accordée qu auxJacobins. Si cette préférence est juste ? II y a à cho-ses dans cette Meste qui mériteraient d,être redrestées ,le titre de très-sacré, que lon donne au Rozaire , drle parallèle que lon fait des mérites de Jefus-Christavec ceux de la sainte Vierge. On devroit aujst réfor->mer les Tableaux du Rozaire qui représentent la saintep p p p Vier*