TABLE DES
Vierge donnant des Chapelets k S. Dominique & àsain-te Catherine de Siennes. 93
Chap. VIII. Des Superstitions qui regardent quel-ques parties de la Messe.] Multiplication Supersti-tieuse des Introïtes aux Messes à plùfieurs faces. LesIntroïtes, soit Réguliers , soit Irréguliers , doivent êtretirés de l’Ecriture. Quelques uns néanmoins n en fontpas tirés , mais l'Eglise les approuve , & cela suffit. Ily en a qui fìnt accompagnés de Tropes , ains que lesKyrie eleïson, Q l es Gloria in excelíìs. Les Tropesont été faits par des Moines vers le xiij.sécle , & ilsfont Superstitieux. Superstitions qu'il peut y avoir dansIHymne Angélique. L'Evêque de Bethléem croit lapouvoir dire en tout tems , & même aux Messes desMorts ; mais cela est abustf. Superstitions du Domi-nus vobiscum, Q des Oraisons. Des Epîtres en rith-mes Françaises , que l'on chantait en certaines Eglises.Témérité superflitieust des Eccléstastiques Q des Moi-nes , a compostr de nouveaux Offices , à broder des In-troïtes , des Kyrie eleïson , des Gloria in excelíìs,des Sanctus & des Agnus Dei. 98
Chap. IX. Continuation du même sujet.] L’usttgede faire des Evangiles l'Etole fur la tête ne (è justifiepas par le témoignage de S. Augustin dans un de fisTraités fur S. Jean ; mais l’ Eglifì ! autorisé en di-verfis occastons. Deux chofìs k observer dans cette cé-rémonie. Superstitions qui regardent les Evangiles , lamaniéré de les dire , Q les personnes qui st les font di-re. Si on en peut dire pour des animaux malades ? Sil'on peut appliquer k des chiens le fer appellé la Clefde S. Pierre ? Chevaux malades menés k un Oratoirede S. Martin en Guyenne. Enfans Q bestiaux ma-lades portés Q 1 menes an tombeau de saint Félix deNoie. 101
Chap. X. Suite du même sujet.] L’Ossertoìre , au-trefois plus long qu'il n'est k présent , k cause des obla-tions qui s'y faistient. Superstitions qui regardent l'Of-fertoire. Abus des Prêtres, qui difint la Messe hau-te , font l'oblation du pain & du vin avant V Evangi-le , ou durant le Credo. Superstitions des oblations dulait , du miel , des raistns , de la chair , du fromage ,&C. Si l on offroit k Rome un Agneau le jour de Pâ-ques k la Messe. Superstition de cette oblation , selonÏValafride. Oblation des Agneaux blancs k Rome lejour de stinte Agnès. Les Palliums des Archevêquesst font de la laine de ces Agneaux. La cupidité desCurés & des Moines rendoit autrefois fuperstitieufescertaines Oblations. Offrandes superstitieuses de clousde cheval Q- de pains. Des cinq Oraisons qui st di-stnt entre l'Offertoire & /’Orate fratres. Leur anti-quité. Elles ne font point superstitieuses. 104
LIVRE C I N QJJ I E M E.
C Hapitre I. Des Superstitions qui regardent laMesse, depuis la Préface jusqu’à la fin.] DesPréfaces. Les Orientaux n en ont qu'une pour toutesleurs Liturgies. En Occident il y en avoit autrefoispour chaque Messe. Elles furent ensuite réduites kneuf ; & elles le font aujourd'hui k douz,e. Des Tro-pes du Sanctus des Superstitions qui le regardent.De celles qui concernent le Canon de la Messe. Affec-tation de certains Prêtres de le dire tout haut , ainstque le reste de la Messe. Les Liturgies , les Conciles ,les Ecrivains Eecléstaftiquès , Q les Rubriques des Mis-sels condamnent cette affeElation. Des additions qu ona faites au Canon , Q des retranchemens qu'on y a ap-portes. Superstitions touchant l’élévation Q ce qu’onchante durant qu'on la fait. Autrefois on n y chan-tait rien , & on nj devroit encore aujourd'hui rienchanter. JPes Tropes des Agnus Dei ; faire une dé-charge de mousquet dans l'Eglist âpres le dernier Evan-gile, est une vaine observance. I0 g
Chap. II. Des Superstitions qui regardent les céré-
CHAPITRES.
monies de la Messe.] Injustes réproches des Héréti-ques contre leS cérémonies de la Messe , réfutés par liConcile de Trente. Celles qui ne fìnt pas approuvées del'Eglist, fìnt superstitieuses ; celles qu elle approuve nele fìnt pas. Cette régie gêner ale est établie fur les dé-cisions de divers Conciles , qui défendent de pratiquerd’autres cérémonies en disant la Messe , que celles quifont prescrites par les Missels ce qui st doit entendrede ceux qui font exaéls & corrigés. Du foin qu'a l'E-glifi de la correction des Missels. Exemples des Super-stitions qui st peuvent rencontrer dans les cérémonies dela Messe. Baiser une image avant le Canon. Elevertrop haut l'hostie avant la consécration. Batfìr la pa-tène , Cr le calice. Si c’est superstition de communierdans l’Eglist hors du tems de la célébration des saintsmystères ? Raisons qui montrent qu'on ne le doit faireni devant, ni après la Messe. HZ
Chap. III. Des Superstitions qui regardent les vasessacrés, les habits Sacerdotaux, les instrumens & lesornemens dont ou se sert pour dire la Messe.] Dansla primitive Eglifì on difììt la Messe avec des habitscommuns & des calices de bois , apparemment k caustdes persécutions ; mais cela ne dura pas. S’il y a del'indécence & de la Superstition aux Prêtres k quitterleur collet ou rabat, pour dire la Messe ? Quelques ré-glemens particuliers le défendent ; mais des raistns debien-féance semblent le permettre. II n y a pas de su-
perstition aux Prêtres Grecs de bénir Q 1 de baiser cha-que ornement qu'ils prennent pour la Liturgie , il y enauroit aux Prêtres Latins s'ils le faistient , quoiqu onle fît autrefois en Occident. Célébrer, ou servir k l’Au-tel avec deux Etoles, c’est Superstition, ainst que fairestrvir les vafìs & les ornemens sacrés k des ufiges pro-fanes. S’il y en a a faire strvir des habits d’hommes,ou de femmes , k faire des chasubles , des tuniques ,des chappes , &c. Sentiment des Théologiens Q desCanonistes opposés fur cela. Exemples qui semblent prou-ver que Dieu n’agrée pas qu on employé des ornemensmondains k faire des habits & des vases sacrés. 116Chap. IV. Des Superstitions qui regardent les dispo-sitions extérieures avec lesquelles on doit dire laMesse.] II y a de la superstition, l. Ane pas vouloirdire la Messe dans une nécessité pressante sans s'êtreconfessé , lorsqu on se sent coupable de quelque péchémortel, & qu’on nesauroit avoir de Confesseur. 2. Ane pas la vouloir dire fi on n a dormi auparavant. 3.A ne pas la vouloir dire qu’après avoir pris une noixconfite, y, A ne pas la vouloir dire fans auparavantavoir avalé un verre de vin , ou mangé du pain béni.5. A affeéter de la dire avec les plus beaux ornemens& k l'Autel le mieux paré d'une Eglise. 6. A la di-re en éperons Q en épée. C est une indécence de la direlespiés, les jambes, ou les cuisses nues. 119
Chap. V. Des Superstitions qui regardent le temsauquel on doit dire la Messe.] La premiere Messecélébrée & instituée la nuit , par le Fils de Dieu. Au-trefois les Messes st difìient la nuit en bien des occa-sions; maintenant elles st difint toutes de jour , hors-mis celle de mì-nuit. On n en doit point dire ni avantle point du jour, ni après midi, fans privilège. Diversprivilèges accordés par les Papes pour cela. Ceux quipermettent de dire la Messe après midi , révoqués parPie V. Superstitions de la Messe de mi-nuit. II y en ak dire des'Messes privées le Vendredi Saint , est peut-être aujfi le Samedi Saint est le Jeudi Saint. Rai-sons pour lesquelles on n en doit point dire ces troisjours-la. ira
Chap. VI. Des Superstitions qui regardent les lieuxoù l'on doit dire la Messe.] On ne doit offrir E Sffcrfice que dans les lieux consacrés k Dieu par l es Eve-ques , k moins que la nécejstté ri y oblige, nuque l cas iln y a point de superstition de la dire ailleurs, en pleinecampagne, feus des tentes , dans des caves, dans desprisons, dans des maìfìns particulières , fur des Autelsportatifs , ou fans Autels. Exemples de saint Lucienqui consacra sur fin estomac , & de Theodoret, qui1 J con-