cxviïj PREFACE,nies par le mélange d’aucune impureté,,font parfaitement liées & incorporées en-semble. Et la raison en est , qu’il n’y aaucun autre Dissolvant que cc seul Mer-cure qui soit de même nature que l’Or; &•par conséquent il n’y a que lui qui, en lepénétrant & en divisant ses parties, puisseîe dissoudre , & s’unir ensuite insépara-blement à la dissolution qu’il en aura faite;sans quoi les Philosophes assurent que leDissolvant n’est nî naturel ni véritable. Etainsi étant absolument impossible de faire-POeuvre sans ce Mercure , & pouvant fa-cilement être faite avec lui, & même feu-lement de lui ; il est fans doute que ceMercure est tout ce qu’il y a de plus né-cessaire & de plus important dans l’Artdes Philosophes. C’est pourquoi il ne fautpas s’étonner si, dans le dessein qu’ils onteu de cacher leur science, ils ont fait ungrand secret & un grand mistére de ceMercure , & 's’ils se sont étudiez si soigneu-sement à ne le pas divulguer,parco que s’ilsl’avoient une fois déclaré , leur Science,,facile {Tailleurs comme elle l’est , devíen -droit auffi-tô-t commune & publique; 8c íïelle étoit sçtìë, leur Magistére pourroitêtre fait indifféremment & également parles Sçavans comme par les Ignorans. C’estce qui a obligé ceux qui ont écrit de ceMercure , d’en parler avec tant de ex*
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