PREFACE, cxxvîjj* Art ne lui fournit la Matière propre 8cnécessaire, s’il ne la prépare , & s’il ne luidonne son secours dans toute l’étendue del’Opération. Comme nous voyons que íile Laboureur ne donnoit fort exactement,& dans les Saisons propres tous les la-bours , 8c toutes les façons à son Champ,s’iî n’avoit foin de rengraiílèr , & de ré-chauffer par le fumier qu’il y répand Aqu’il y mêle ; & s’il rsarrachoit soigneuse-ment les méchantes herbes qui y naissent ;ce seroit inutilement qu’il y sémeroit duBlé, & qu’il espéreroit d’en recueillirla moisson. II seroit assurément trompé,Sc il perdroit sa semence, sa peine, 6c sontemps.
Ce font là les Maximes que les Philo-sophes nous prescrivent, Sc ce font lesprécautions qu’ils nous avertissent de pren-dre , si nous voulons découvrir leurs vé-ritables intentions , & pénétrer dans leursMistéres. C’est la lumière qu’ils nous don-nent , & dont nous devons nous servirpour dissiper les ténèbres dont ils ont obs-curci leur Science. C’esi le chemin qu’ilsnous montrent pour aller cueillir ce mer-veilleux Rameau d Or , au milieu de cetteForêt épaisse & sombre qui le couvre, Scqui le cache aux yeux de tout le monde.Si nous suivons ees sages conseils, Ôc fibous ne nous égarons point de leur route,