PREFACE, cxxxvijgiblc. Et, sans parler de PEcriture Sainte,ne sçait-on pas que les Egyptiens n’écri-voient autresfois que par Hiéroglyphes,que personne, que leurs seuls Disciples ,ne pouvoit déchifrer ?
Voilà quel a été l’esprit & la con-duite des Philosophes en écrivant de leurScience pour l’enseigner , 6c la com-muniquer aux Hommes. Ne l'ayant ap-prise que par la bénédiction que Dieuavoit donnée à leur étude , ils n’ontvoulu aussi en faire part qu’à ceux qui dela même maniéré en auroient assez décou-vert pour les pouvoir entendre. Ainsi, cequi elt obscurité & ténèbres pour les au-tres , ce qui les aveugle, ce qui les faitégarer, 6c ce qui les met au désespoir, ce-la même est pour les Fils de la Scienceune lumière qui leur dissipe tous les nua-ges , Sc leur découvre tous les Mistéresles plus cachez ; c’est pour eux un sujetde consolation 6c de joye particulière Sctoute extraordinaire. Car ils ont tout à lafois la satisfaction de íçavoir une Sciencela plus excellente , la plus utile , mais laplus cachée Sc la plus inconnue que l’Es-prit humain ait jamais pû inventer, 6c quileur donne tout ensemble des Richesses im-menses avec la volonté d’en bien user dc une.longue 6c heureuse vie , qui sont les plusgrands Biens qu'on puiíïè scuhaitter pourTome I. m