La Somme de Geber. 97en la pluralité des choses. Et ce n’est pointassurément en cela que gît fa perfection.Car il n’y a qu’une feule Pierre , qu’unefeule Médecine, & qu’une feule Cuisson :Et c’est en cela uniquement que coníìíletout notre Magistére, auquel nous n’ajoù-tons aucune chose étrangère, & nous n’endiminuons rien aussi, st ce n’est que dans lapréparation que nous lui donnons, nousen ôtons ce qui est d’inutile & de superflu.
Une des choses qui est encore fort né-cessaire à l’Artiste , c’est qu’i! doit s’atta-cher soigneusement à son travail, jusquesà ce qu’il l’ait entièrement achevé ; Sc il nedoit point Fabandonner à moitié fait ; au-trement son Ouvrage ainsi imparfait, aulieu de lui donner du profit & de l’instruc-tion, ne luicauseroit que du damage & dudésespoir.
11 est encore nécessaire qu’ûn Artisteconnoisïc les Principes &les Racines prin-cipales , Sc qui font de I’essence de notreOeuvre. Car celui qui ne sçaura par où 11faut le commencer , n’en trouvera jamaisla fin. C’est pourquoi je te parlerai bienau long de tous ces Principes en ce Livre,& ce que j’en dirai fera assez clair Sc intel-ligible aux Sages & aux Avisés , Sc suffirapour leur donner- l’intellìgence de notreArt.
11 faut de plus, que l’Artiste soit modé-
Toms I . I