La Somme de Geber. z 19
«n lc doit fixer avec cette précaution, quel’on sache lui donner le feu si à propos & sijuste, que ce feu ne lui laisse d’humiditéq ue ce qu’il en faut pour faire une fusionparfaite, & qu’il consume tout le surplus.Pour cette effet, si l’on en veut faire uneMédecine pour ramollir les Métaux quifont durs & longs à fondre, on doit luidonner au commencement un feu lent,parce que le feu lent conserve l’humiditéSc donne une fusion parfaite. Que si aucontraire on veut, par cette Médecine ,endurcir les Métaux mous, on doit faireun feu fort & violent, à cause qu’un tel feuconsume l’humidité, & retarde la fusion.Et ce sont-là des régies Sc des maximes ,à quoi tout Artiste bien sensé doit soigneu-sement prendre garde, & les avoir toujoursprésentes, à quelque Médecine.que cesoit qu’il veuille travailler : comme il doitauffi faire plusieurs autres considérationsfur le changement du poids, qui se faitdans la Transmutation ; & en rechercher lacause & remarquer l’ordre dans lequel cechangement se fait.
Or pour ce qui est de la grande pesan-teur des Métaux parfaits, elle ne provient,que de ce que leur Substance est fort sub-tile & uniforme , c’est-à-dire toute de mê-me nature. Car par ce moyen , n’y ayantrien entre les parties de ces Métaux , qui
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