Band 
Tome second.
Seite
52
JPEG-Download
 

$2 L A -T O U R B E

quoi veux-tu savoir? Et je lui dis : Poufce quil ne se peut faire de véritable gé-nération sans elle, ni ne se peut aucun Ar-bre multiplier. Alors il nous envoya la-dite Sœur, Sc elle étoit belle Sc blanche,tendre & délicate. Et je dis : Je conjoin-drai Gabertin à Béya. Et il répondit : LeFrère méne fa Sœur, non pas le Mari faFemme. Et je dis : Ainsi a fait Adam ; c'eílpourquoi nous sommes plusieurs Enfans ;car Eve étoit de la matière dequoi étoitAdam ; Sc ainsi est de Béya, qui est de lamatière substantielle dequoi est Gabertin lebeau Sc resplandissant. Mais il est Hommeparfait, Sc elle est Femme crue, froide Scimparfaite; & croyez-moi, ô Roi ! si vousétés obéissant à mes commandemens, Sc àmes paroles, vous ferez bienheureux. Etmes Compagnons me disaient : Prens lacharge, Sc achève de dire la cause pourlaquelle notré Maître nous a ici envoyez.Et je répondis : Parle mariage de Gaber-tin & de Béya, nous serons hors de tris-tesse , Sc non pas autrement ; car nous nepouvons rien faire tant quils soient faitsune Nature, Matière . Et le Roi dit : Jevous les baillerai. Et incontinent que Béyaeut accompagné son Mari Sc Frère Gaber-tin, Sc qu il fut couché avec elle, il mou-rut du tout Sc perdit fa vive couleur, A