bE la'Phuos. nat. des Métaux. 345*distillée, nous la distillions encore par bieníìx fois ; & toutes T erres qui demeuroientau fond, nous les assemblions avec la pré-miére, & ainsi nous distillâmes tant qu’ilne faifoit plus de Terre. Et quand nouseûmes assemblé toutes nos Terres en unVaisseau, & toutes nos Eaux en un Uri-nai , nous remettions l’Eau petit à petitfur la Terre; mais jamais pour peine quenous y puisions mettre , la Terre ne vou-lait prendre son Eau , mais toûjours l’Eaunageoit par dessus. Et l’y laissâmes biensept mots, que nous ne vîmes point deConjonction ni Altération quelconque. Etpuis nous fîmes plus grand, feu, mais ja-mais nulle Conjonction ne s’y faifoit , &par ainsi tout fut perdu. Et à cela j’y fusbien trois ans, 6cy dépendis bien cinq censécus.
Celui avoit de beaux Livres , c’est àsçavoir le Grand Rosaire ? & alors quandj’eus été comme désespéré , je m’en alloislire & étudier Maître Arnaud de Villeneu-ve, 6c le Livre des Paroles, que compoíâMarie la Prophétesse, 6c autre plusieurs ,Sc je regardois & étudiais, ôc je vis claire-ment que tout ce que j’avois fait ne valoitrien , 6c si étudiois bien par huit ans de longen ces Livres, qui étoient bons 6c beaux',êc plains de bonnes raisons philosophâtes,évidentes 6c très-bonnes ; & connus date