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Tome troisième.
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iïo LAzoTh bïs Philosophes » !

mal que vers le bien. Ne révélé donc ceSecret à personne , Sc ne le donne point; ,fur-tout à une Ame avare, ambitieuse 6esuperbe ; car cest lhonneur & la gloire deDieu ; mais conduis-toi de cette forte : Sila Fortune test favorable , garde-toi denconcevoir de lorgueil : Si elle ne te favo-rise pas, garde-toi auíîì den avoir de laCouleur ; car Dieu est larbitre de la bon-ne Sc de ladverse Fortune ; il dispose delune Sc de lautre comme il lui plaît. II ya autant de vertu à rechercher la Science,quà la tenir sécrété lorsquon ia acquise;car si vous la révéliez autrement quil estpermis de le faire, ce grand Art perdroitle nom 6c la dignité d'Art; ce qui a fait direà un Philosophe : Cache cet Oeuvre auxyeux de tous ; nen parle devant person-ne ; nen dispute même point en toi-même, >>de peur que le vent ne porte tes paroles àun autre, ce qui te pourroit être domma-géable. Je tavertisfidellement de ces cho-ses ; cest à toi dy prendre garde, si tu ne jveux pas être tourmenté dans ton corps S6c dans ton ame. Labus que lon feroit de Acet éxcellent Don de Dieu feroit dautant 1plus criminel, que Dieu ne fait ce Donque par une pure grâce ; aussi seroit-ceune thonte si ce même Don Philosophique étoitprophané par les Méchans, qui, à cause deleur malice Sc de leur ignorance, doivent