iïo L’AzoTh bïs Philosophes » !
mal que vers le bien. Ne révélé donc ceSecret à personne , Sc ne le donne point; ,fur-tout à une Ame avare, ambitieuse 6esuperbe ; car c’est l’honneur & la gloire deDieu ; mais conduis-toi de cette forte : Sila Fortune t’est favorable , garde-toi d’enconcevoir de l’orgueil : Si elle ne te favo-rise pas, garde-toi auíîì d’en avoir de laCouleur ; car Dieu est l’arbitre de la bon-ne Sc de l’adverse Fortune ; il dispose del’une Sc de l’autre comme il lui plaît. II ya autant de vertu à rechercher la Science,qu’à la tenir sécrété l’orsqu’on i’a acquise;car si vous la révéliez autrement qu’il estpermis de le faire, ce grand Art perdroitle nom 6c la dignité d'Art; ce qui a fait direà un Philosophe : Cache cet Oeuvre auxyeux de tous ; n’en parle devant person-ne ; n’en dispute même point en toi-même, >>de peur que le vent ne porte tes paroles àun autre, ce qui te pourroit être domma-géable. Je t’avertisfidellement de ces cho-ses ; c’est à toi d’y prendre garde, si tu ne jveux pas être tourmenté dans ton corps S6c dans ton ame. L’abus que l’on feroit de Acet éxcellent Don de Dieu feroit d’autant 1plus criminel, que Dieu ne fait ce Donque par une pure grâce ; aussi seroit-ceune thonte si ce même Don Philosophique étoitprophané par les Méchans, qui, à cause deleur malice Sc de leur ignorance, doivent