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Tome troisième.
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de Bas. Varentin, Part. I. mêtre privez de voir cette lumière. LAvari-ce & la Luxure ont pris des racines si pro-fondes dans le cœur des Enfans de ce Sié-cle, qu*on ny découvre presque plus au-cuns vestiges de la Foi ni de la Justice. Jevais vous raconter à ce sujet ce que jaide mes propres yeux. II y avoit dans unecertaine ville un Homme très-riche , quise refusoit à soi-même lusage de ses grandsBiens, quil accumulait continuellementpour ses Enfans. Leur Mère les élevaitdans labondance de toutes choses, & com-ptant fur les Richesses de leur Père , ilspassaient leur jeunesse dans loisiveté &dans la débauche. A mesure quils crois-saient en âge , les déréglemens de leur vieaugmentoit à proportion. Enfin, leur Pèreétant mort, ils en dissipèrent lhéritage en seplongeant danstoutes sortes de vices^ensor-te quils se virent réduits à une extrêmepau-vreté, & exposez au déshonneur le reste deleur vie. Ils ne feraient point tombez dans cemalheur,sils avoient profité des instructionsqui leur avaient été données , car on lesavoit élevez dans la connaissance desMœurs & des Sciences. Telle est la vo-lonté de Dieu, que les Ordres soient dis-tincts parmi les Hommes , & que les unsservent les autres. Notre Sauveur lui mê-me à fait des œuvres serviles , &a lavéles pieds de ses Disciples. Lhonnear est