de Bas. Varentin, Part. I. mêtre privez de voir cette lumière. L’Avari-ce & la Luxure ont pris des racines si pro-fondes dans le cœur des Enfans de ce Sié-cle, qu*on n’y découvre presque plus au-cuns vestiges de la Foi ni de la Justice. Jevais vous raconter à ce sujet ce que j’ai vûde mes propres yeux. II y avoit dans unecertaine ville un Homme très-riche , quise refusoit à soi-même l’usage de ses grandsBiens, qu’il accumulait continuellementpour ses Enfans. Leur Mère les élevaitdans l’abondance de toutes choses, & com-ptant fur les Richesses de leur Père , ilspassaient leur jeunesse dans l’oisiveté &dans la débauche. A mesure qu’ils crois-saient en âge , les déréglemens de leur vieaugmentoit à proportion. Enfin, leur Pèreétant mort, ils en dissipèrent l’héritage en seplongeant danstoutes sortes de vices^ensor-te qu’ils se virent réduits à une extrêmepau-vreté, & exposez au déshonneur le reste deleur vie. Ils ne feraient point tombez dans cemalheur,s’ils avoient profité des instructionsqui leur avaient été données , car on lesavoit élevez dans la connaissance desMœurs & des Sciences. Telle est la vo-lonté de Dieu, que les Ordres soient dis-tincts parmi les Hommes , & que les unsservent les autres. Notre Sauveur lui mê-me à fait des œuvres serviles , &a lavéles pieds de ses Disciples. L’honnear est
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