r r§2 Le Triomphe.
qui sont depuis long-temps dans les grafipdes recherches ; & je vous certifie à voustous, qui chérissez ce merveilleux Art,fl. que toute notre Oeuvre prend naissances)d’une feule chose , & qu’en cette chosel’Oeuvre trouve sa perfection, sans qu’elleait besoin de quoi que ce soit autre, queS 2 . d’être (*) dissoute S Sc coagulée, ce qu’elledoit faire d’elle même, sans le secoursd’aucune chose étrangère.
Lorsqu’on met de la Glace dans un Va-se placé sur le feu, on volt que la chaleur3 - la fait refondre (*) en Eau : on doit en userde la même maniéré avec notre Pierre »qui n’a besoin que du secours de l’Artiste,de l’opération dp ses mains , Si de faction'H. dufeu(*)naturel: car elle ne se résoudra ja-mais d’ellemême, quand elle demeureroitéternellement fur la terre : c’est pourquoinous devons l’aider , de telle maniéré tou-íes-fois, que nous ne lui ajoutions rien, quilui soit étranger, & contraire.
Tout ainsi que Dieu produit le fromentdans les champs , & que c’est ensuite ànous à le mettre en farine, la pétrir, Sten faire du pain ; de même notre Art re-quiert que nous fassions la même chose. (*)Dieu nous a créé ce Minéral, asm queneus le prenions tout seul, que nous dé-composions son Corps grossier, & épais ique nous séparions, Sc prenions pour nous