i 26 L s TsïíapHi
Ce n’est donc pas ma faute, si je fuis re»cherchée par des Artistes, qui ne sçaventpas comment iì faut travailler avec moi,ni de quelle maniéré je dois être préparée»Ils me mêlent souvent avec des Matières*étrangères , qui me font entièrement con-traites. Us nPajoûtent de seau , des pou-dres » 6c autres choses semblables, qui dé-truisent ma nature, Sc les propriétés qui mefont effentieles; auíïì s 5 en trouve t il à peine. un entre cent, (*) quitravaiîleavec moi. liss’apliquent tous à chercher la vérité de l’Aredans toi, & dans ton Frère Mercure : c’eílpourquoi ils errent tous , & c’est en celaque leurs travaux font faux. Us en fonteux- mêmes un bel exemple : car c’est inu-tilement qu’ils empìoyent leurOr,&qu’ilstâchent de le détruire : il ne leur reste detout cela , que l’extrême pauvreté, à la»quelle ils se trouvent enfin réduits.
C’est toi, cher Or, qui es la prémîérecause de ce malheur; tu sçais fort bien quefans moi, il est impossible de faire aucunOr , ni aucun Argent, qui soient parfaits;& qu’il n’y a que moi seule , qui ait cemerveilleux avantage. Pourquoi souffres-îu donc que presque tout le monde entierfonde ses Opérations fur toi, & fur leMercure ? Si tu avois encore quelque res-te d’honnêteté, tu empêcherois que îesHommes ne s’abandonnaíTent s une perte