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Tome troisième.
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H E R M E T I Q. V E. 185ic court après moi : Mais toi tu nes quu-ne (*) Fugitive,& uneTrompeuse,qui abu- iQise tous les Hommes : Cela sc voit en ceque tu tenvoles, Sc que tu téchappes desmains de ceux qui travaillent avec toi.

La Pierre.

II est vrai, mon cher Or, que ceítDieu qui ta donné lhonneur, la constan-ce, & la beauté , qui te rendent précieux :Cest pourquoi tu es obligé de rendre desgrâces éternelles à fa divine'bonté, & nepas mépriser les autres, comme tu fais ;

Car je puis te dire que tu nes pas cet Or,dont les Ecrits des Philosophes font men-tion ; (*) mais que cet Or est caché dans i z;mon sein. II est vrai, je lavoiie,je coule dansle feu , & je ny demeure pas tontes-fois}tu sçais fort bien que Dieu Sc la Naturemont donné cette qualité, & que cela doitêtre ainsi, dautant que ma fluidité tourne àPavantage delArtistë, qui fçait (*) la ma-niére de P extraire. Scaches cependant quemon Ame demeure constamment en moi,Aquelle est plus stable , Sc plus fixe, que tanes, tout Or que tu fois, Sc que ne fonttous tes Frères, Sc tous tes Compagnons.

Ni leau, ni le feu, quel quil soit, ne peu-vent la détruire , ni la consumer ; quanclils agiroient fur elle pendant autant d&romps que le Monde durera»-'X&mt Mír ©