H E R M E T I Q. V E. 185ic court après moi : Mais toi tu n’es qu’u-ne (*) Fugitive,& uneTrompeuse,qui abu- iQise tous les Hommes : Cela sc voit en ceque tu t’envoles, Sc que tu t’échappes desmains de ceux qui travaillent avec toi.
La Pierre.
II est vrai, mon cher Or, que c’eítDieu qui t’a donné l’honneur, la constan-ce, & la beauté , qui te rendent précieux :C’est pourquoi tu es obligé de rendre desgrâces éternelles à fa divine'bonté, & nepas mépriser les autres, comme tu fais ;
Car je puis te dire que tu n’es pas cet Or,dont les Ecrits des Philosophes font men-tion ; (*) mais que cet Or est caché dans i z;mon sein. II est vrai, je l’avoiie,je coule dansle feu , & je n’y demeure pas tontes-fois}tu sçais fort bien que Dieu Sc la Naturem’ont donné cette qualité, & que cela doitêtre ainsi, d’autant que ma fluidité tourne àPavantage del’Artistë, qui fçait (*) la ma-niére de P extraire. Scaches cependant quemon Ame demeure constamment en moi,Aqu’elle est plus stable , Sc plus fixe, que tan’es, tout Or que tu fois, Sc que ne fonttous tes Frères, Sc tous tes Compagnons.
Ni l’eau, ni le feu, quel qu’il soit, ne peu-vent la détruire , ni la consumer ; quanclils agiroient fur elle pendant autant d&romps que le Monde durera»-'X&mt Mír ©