î $2 Le Tkiomîiîdans les choses imparfaites, ôc qu’on fytrouvera. Tu peux lire dans le Rosaire ceque je te dis ici. Raimond-Lulle , que tuKi’as cité,est de ce même sentiment,' il as-sure que ce qui doit être rendu meilleur ,ne doit pas être parfait ; parce que dansce qui est parfait, il n’y a rien à changer ,6c qu’on détruiroit plûtôt fa nature qued’ajoûter quelque chose à sa perfection.
L' O r.
Je n’ignore pas que les Philosophesparlent de cette maniéré : toutes-fois ce-la se peut appliquer à mon -Frère Mercu-re , qui est encore imparfait ; mais si ostnous jomt tous deux ensemble, il reçoitalors de moi la perfection , qui lui man-que : Car il est du Sexe féminin , Sc moije fuis du Sexe masculin ; ce qui fait direaux Philosophes, que f Art est un Touthomogène. Tu vois un éxemple de celadans la procréation des Hommes : car i!ne peut naître aucun Enfant fans l’accou-pîement du Mâle & de la Fémcle ; c’est-à-dire, fans la conjonction de l’un avec fau-sse. Nous en avons un pareil éxemple dansles Animaux , Sc dans tous les Estres vi-vans.
La Pierre.
11 est vrai ton Frère Mercure est imparfait(*)• â par conséquent il n’cstpasle Mercu-
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