HEMETIQ.UE. 2§5Pyrophjle. *
Je suis ravi de ces interprétations. Ceuxqui font plus éclairez que je ne fuis dansces Mistéres , ne feront peut-être pas au-tant de cas que je fais, du dénoûment deces Enigmes, dont le Sens toutes fois aété , jufqu’à présent, impénétrable à plu-sieurs de ceux , qui croyent d’ailleurs en-tendre fort bien les Philosophes. Je fuis per-suadé qu’on doit compter pour beaucoupun pareil éclaircissement, capable de fairevoir clair dans d’autres obscurités plus im-portantes : En esset, peu de Personnes s’i-maginoient, que les Violettes & les Píya-cintes de d’Espagnet ; & les Bêtes à cor-nes du Jardin des Hespérides ; le Ventre& la Maison du Bélier du Cosmopolite ,& de Philaléthe ; l’Iste de la Déesse Vénus ;les deux Pasteurs, & le reste que vous ve-nez de m’expliquer, signifiassent la Saisondu Printemps. Je ne fuis pas le seul, quidois vous rendre mille grâces, d’avoirbien.voulu déveloper ces Mistéres ; je fuis assis-té qu’il se trouvera dans la fuite des tempsun grand nombre d’Enfans de la Sciencequi béniront votre mémoire , pour leuravoir ouvert les yeux fur un point, quiest plus essentiel à ce grand Art, qu’ils nese le seroient imaginé.
Tome ÎJL Z