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Tome troisième.
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%66 Le Triomïhi

L U D O X E.

Vous avez raison , en ce quon ne peut«assûrer dentendreles Philosophes,à moinsquon naiî une entière intelligence desmoindres choses , quils ont écrites. LaConnoissance de la Saison propre à travail-ler au commencement de POeuvre, nest:pas de petite conséquence. En voici laraison fondamentale. Comme le Sage en-treprend de faire par notre Art une chose,qui est au dessus des forces ordinaires de}a Nature , comme damolir une pierre ,

de faire végéter un Germe Métallique ;il se trouve indispensablement obligé den-trer par une profonde méditation dans leplus sécreî intérieur de la Nature , & deîe prévaloir des moyens fimples , mais ef-ficaces , quelle lui en fournit : Or vousne devez pas ignorer que la Nature , dèsîe commencement du Printemps, pour setenouveller , & mettre toutes les Semen-ces , qui font au sein de la Terre, dansJe mouvement qui est propre à la végéta-tion , imprégné tout lAir qui environne laTerre , dun Esprit mobile , & fermenta-fi f, qui tire son origine du Père de la Na-ture : Cest proprement un Nitre subtil ,qui fait la fécondité de la Terre , dont ilest P Ame, & que le Cosmopolite appellek Sel-pétre des Philosophes, Cest donc