4©o La Lumièrede voiles, qu’il semble que toute l’adrefîèdes Philosophes a été mise en Oeuvre pourle bien enveloper. Le quatrième est leMercure commun , non celui du Vulgai-re , qui est nommé de la forte seulementpar ressemblance, mais lc nôtre, qui estle véritable Air des Philosophes ; la vraiemoyenne Substance de l’Eau , & le vraiFeu sécret : II est appelle commun, parcsqu’il est commun à toutes les Minières ;que c’cst par lui que les Corps des Miné-raux font augmentez , A que c’est en luique consiste la Substance métallique.
Si tu connois bien ces quatre Mercu-re , mon cher Lecteur , te voilà dèja àl’entrée, Sc le Sanctuaire de la Nature t’estouvert ; car tu as dèja en eux trois Elé-mens parfaits, à sçavoir l’Air , l’Eau & leFeu : A l’égard de la Terre pure , tu nepeux savoir que par la Calcination Philo-sophique ; & alors seulement la vqrtu dela Pierre sera entière , quand tout serachangé en Terre. Mais voilà suffisamentparlé de la nature de Mercure , Sc si notreAuteur , dans un autre genre d’écrire , ena traité doctement & magnifiquement,nous croyons avoir dit en peu de motstout ce qui s’en pouvoit dire , Sc auíliclairement qu’une telle Science le peutpermettre. Tu verras encore dans la fuitede plus grandes choses ; en forte qu’il ne
te