SORTANT DES TENEBRES. 407attraction , & c’est alors que le Corpsmeurt par la diffipation de son Humideradical, consumé par son propre feu. Afindonc que la nutrition se fasse comme ilfaut, il ne suffit pas qu’il y ait un feu agis-sant , & une confumation de THumide ra-dical ( laquelle pourtant est nécessaire, carsi rien ne se consumoit, la Nature seroittoujours contente , le Composé seroitimmortel, Sc dans les Animaux il n’y au-roit jamais de faim, ni de désir de nou-vel aliment. ) 11 ne suffit pas non plus qu’ily ait un nouvel aliment tout prêt ; mais ilFaut encore que l’action du Feu internesoit égale , & même supérieure à la rési-stance qui se fait de la part du Nourrissant ;autrement l’effórt de VAttirant seroit vaindès qu’il ne pourroit convertir 1 ’Aitire enfa nature. Nous en avons l’éxemple dansî’Homme , dont la chaleur naturelle dé-vore perpétuellement son propre Humideradical, ce qui cause la faim, & le désird’une nouvelle matière semblable : Quoiqu’il ait pris son aliment , Sc que ce mou-vement de désir ait cessé, il ne laisse pasd’être encore nécessaire , pour que cet ali-ment soit converti en nourriture , de luxôter tous ses empêchemens, de le dépouil-ler de son écorce extérieure, de l’atténuerpar la formation du Chile , & de le fairepaíIer’, pour ainsi dire , en la nature de sonpremier Cahos : & alors l’aliment s ainsi
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Tome troisième.
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