'408 La Lumièreraréfié, est aisément attiré par la chaleur na-turelle pour suppléer au défaut ds l’Hu-mide radical consumé, lequel pourtant ne' se répare jamais absolument, à cause des \excrémens que laissent les alimens , qui ;vont toujours en s’augmcntant, & aufíì à jcause que le Feu agissant s^affbiblit par une jaction trop continuée, suivant cet Axio-me , que tout Agent, à force d'agi r , P a *tit, Zc en patissant s’afFoibiit. Voilà com-me se fait la nutrition de l’Hommc , &par conséquent son augmentation , à sça-voir par l’affimilation des alimens ; d’où il rs’ensuit que dans l’Oeuvre Phisique , cetAgent naturel, on Feu de Nature , con-sume continuellement par son action son |propre Humide radical, & qu’ainsi il estnécessaire de lui donner un nouvel ali-ment à la place de celui qui a été consu-mé : Mais parcs qu’au commencement favertu est soible, il ne saut lui donner d’a-cord qu’un peu d’aliment, qui soit fort 'léger, jusqu’à ce que ce feus’étant forti-fié , on puisse lui donner des mets plus so-lides. Notre Auteur nous enseigne doncpar là de fonifier l’Enfant après fa pré- ‘miére nourriture par de nouveaux alimens,à l’éxemple de l’Embrion humain , quidans le ventre de la Femme , est substance .d’un menstruë soible , mais à qui on don-ne après qu’il est né , une plus forte nour-riture 3 à sçavoir du lait. Chant ,
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Tome troisième.
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