Band 
Tome troisième.
Seite
440
JPEG-Download
 

44® L a LûMimrera peut-être de, que les Métaux- im-parfaits , étant encore dans leurs Mines ,pourroient donc bien être le Sujet furlequel lArt doit travailler. Quand on luiaccorderoit la conséquence, toujours fe-roit-ce mal-à-propos qu'il entreprendrokde travailler fur eux , puisque nous avonsfait voir que les Vapeurs mercurielles ,dont ces Métaux imparfaits ont été for-mez , les Lieux de leur naissance étoientimpurs & contaminez. Comment doncpourroient-ils donner cette pureté quondemande pour lElixir f II nappartientquà la feule Nature de les purifier , ou àce bienheureux Soufre aurifìque , cest-à-dire , à la Pierre parfaite & achevée , la-quelle , en cet état, est un vrai Feu éthé-, très-pénétrant , qui dans un instantdonne îa pureté aux Métaux , en séparantdeux leurs excrémens, & en y introdui-sant la fixité & la pureté , parce quil estlui-même très-fìxe & très-pur : Et si lAr-tiste prétendoit séparer lui-même ces im-puretés , il arriveroit quen y travaillant ,cet Esprit ou cet Agent , fi nécessaire àlOeuvre , senfuiroit de ses mains. Cestdonc louvrage de la Nature , Sc non pasde lArt : Mais ce que lArt peut faire ,cest de prendre un autre Sujet , dèjapréparé par la Nature , duquel nous trait-tetons dans un Chapitre exprès , le plus