SORTANT DES TfiNEBRlS. 44 JCet Argctit-vif devient lui-même Soufre &Mededne dans toutes les parties, pourvuque ì’Humidité fe trouve inférieure à la-vertu & íìccité du Soufre : Car, si la pro-jection fe fait fur une trop grande quantitéd’Argent-vif, en forte qu’elle absorbe &surmonte la vertu du Soufre , alors il n’estchangé à fixé qu’en Or, dans lequel il fefait un tempérament entre l’Humide radi-cal & le Chaud inné. Au reste, la Foudre,étant portée au travers de l’Air par fa pro-pre vertu, elle est attirée en Terre par unautre Soufre qui se trouve fixe en elle,parce que le Fixe s’éj.oiïit de la Naturefixe , A va avec précipitation l’cmbrasser,& fe joindre à lui : Après quoi la Foudre,étant tombée en Terre, son mouvementcesse , & se trouvant dans un Lieu qui luiest propre , & où , par la présence de l’At-tirant, il se fait plutôt une rétention qu’uneattraction , elle demeure en repos , fe re-froidit & fe concentre dans son propreCorps, après avoir déposé sa férocité , Scréprimé sa violence. A l’égard de ses effetsprodigieux , il ne s’en faut point éton-ner ; car comme c’est le Feu très-sixe dela Nature,il détruit en un clin d’œil tout cequ’il touche , Sc en consume tout l’Humi-de radical , à peu près comme une grandeflamme en dévoré une moindre, &qu’unagrande Lumière en absorbe une médiocre»
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Tome troisième.
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