Iv , P RE'F A C Ë*
Cherché les moyens de prévenir, vu dsguérir ces maladies, pour conserver pluslong-tems une vie toujours prête à luiéchapper. Il ne lui a pas fallu méditerbeaucoup pour concevoir & se convaincreque le principe qui constitue son corps& qui 1 entretient, étoit aussi celui quidevoir le conserver dans fa maniéré d’ê-tre. L’appetit naturel des alimens le luiindiquoit assez : mais il s’apperçut bientôtque ces alimens aussi périssables que lui,à cause du mélange des parties hétérogè-nes qui les constituent, portoient dansson intérieur un principe de mort avecìe principe de vie. II fallut donc raison-ner sur les êtres de l’Univers, méditerlong-tems pour découvrir ce fruit de vie,capable de conduire Thommc preíqu’àl’immortalité.
Ce n'éroit pas assez d’avoir apperçu cetrésor à travers l’enveloppe qui le couvre ,& le cache aux yeux du commun. Pourfaire de ce fruit l’usage qu’on se propo-soit, il étoit indispensable de le débar-rasser de son écorce, & de lavoir danstoute fa pureté primitive. On suivit laNature de près ; on épia les procédésqu’elle employé dans la formation desindividus, & ian$ leur destruction. Non