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soient au moins en apparence, les systèmes qu’ilsont formés, on en voit le peu de solidité à chaquepas qu on y fait, quand on ne se laisse pas aveu-gler par le préjugé. Les uns y croyent trouverThistoire réelle de ces tems éloignés, qu'ils appel-lent malgré cela les tems fabuleux. Les autresny apperçoivent que des principes de Morale;& il ne faut qu’ouvrir les yeux pour y voir partoutdes exemples capables de corrompre les mœurs.D'autres enfin peu satisfaits de ces explications ,ont puisé les leurs dans la Physique. Je demandeaux Physiciens Naturalistes de nos jours s'ils ontlieu d'en être plus contents.
Les uns & les autres n'ayant pas réussi, ilest naturel de penser que le principe général surlequel ils ont établi leurs systèmes, ne fut jamaisle vrai principe de ces fictions. II en falloit un,au moyen duquel on pût expliquer tout, & jus-qu'aux moindres circonstances des faits rapportés,quelque bizarres, quelque incroyables, & quelquecontradictoires qu’ils paroissent. Ce système n'estpas nouveau, & je fuis très-éloigné de vouloirmien faire honneur; je l'ai trouvé par lambeauxépars dans divers Auteurs, tant anciens que mo-dernes ; leurs ouvrages font peu connus ou peulus, parce que la science qu’ils y traitent, est lavictime de Tignorance & du préjugé La plusgrande grâce qu’on croye devoir accorder à ceuxqui la cultivent, ou qui en prennent la défense,est de les regarder comme des fous, au moinsdignes des Petites-maisons. Autrefois ils passoientpour les plus sages des hommes ; mais la raison ,quoique de tous les tems, n’est pas toujours la