Egyptiennes et Geecqnes. 9
>’ lations, leurs solutions, leurs congélations,w leurs coagulations, par leurs différantes extrac-» tions d’esprits & de teintures, & par quantité5i d’autres opérations plus subtiles qu’utiles. UsW font tombés dans des erreurs, qui ont été unsw fuite les unes des autres ; ils font devenus les» bourreaux de cette Nature. Leur subtilité trop» laborieuse , loin cfouvrir leurs yeux à la lu-» miere de la vérité, pour voir les voyes de la» Nature,y a été un obstacle, qui l'a empêchée» de venir jufqua eux. Ils s’en font éloignés dew plus en plus. La feule espérance qui leur reste ,» est dans un guide íkìele, qui diliìpe les téné-» bres de leur esprit, & leur fasse voir le Soleil» dans toute fa pureté.
» Avec un génie pénétrant, un esprit fermew & patient y un ardent defir de la Philosophie ,
une grande connoissance de la véritable Phy-V fique, un cœur pur, des mœurs intégres, un« fíncere amour de Dieu & du prochain, tout» homme, quelqu’ignorant qu il soit dans la» pratique de la Chymie vulgaire, peut avec» confiance, entreprendre de devenir PhilosopheW imitateur de la Nature.
» Si Hermès , le vrai pere des Philosophes,w dit le Cosmopolite (u), fi le subtile Geber,« le profond Raymond Lulle, & tant d’autres5> Vrais & célébrés Chymistes revenoient fur la» terre, nos Chymistes vulgaires non seulement» ne voudroient pas les regarder comme leurs» maîtres , mais ils croiraient leur faire beau-
(«) Noy, lum. Chem. Tract, i.