Egyptiennes et Grecques, r;
Jà s est formée une espece de Secte, qui poufavoir mal entendu, & mal expliqué les écrits desPhilosophes orrt introduit une nouvelle Chymie ,& se sont imaginé qu’il n’y en avoir point deréelle que la leur. Nombre de gens se sont renduscélébrés dans cette derniere. Les uns très-habiles
suivant leurs principes, les autres extrêmementadroits dans la pratique, & particulièrement pourle tour de main requis pour la réussite de cer-taines opérations, se sont réunis contre la Chy-mie Hermétique ; ils ont écrit d’une maniéré plusintelligible, & plus à la portée de tout le monde,ont prouvé leurs sentimens par des argumensspécieux, à force de faire souvent au hasard desmélangés de différentes matières-, & de les tra-vailler à l’aveugle fans sçavoir ce qu’il en résul-*roit, ils ont vu naître des monstres j & lememe hasard qui les avoir produit a íèrvi de basede fondement aux principes établis en con-séquence. Les mêmes mélanges réitérés, le mêmetravail répété ont donné précisément le mêmerésultat ; mais ils n’ont pas fait attention que cerésultat étoit monstrueux, & qu’il n’étoit analo-gue qu’aux productions monstrueuses de la Na-ture, & non à celles qui résultent de ses pro-bes, quand elle se renferme dans les espècesParticulières à chaque régné. Toutes les fois qu’unane couvre une jument, il en vient un animaimonstrueux appellé Mulet ; parce que la nature•Jgit toujours de la même maniéré quand on lui°urnit les mêmes matières, & qu’on la met danse Uieme cas d’agir, soit pour produire des mons*tíes » svit pgur former des êtres conformes à leur