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Tome premier.
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28 Fables

quils ont voulu prouver, quand ils ont parle dela résurrection des plantes de leurs propres cen-dres en d'auttes plantes de même espèce. Onn'en trouve point qui ait parlé de Dieu & deriiornme avec tant délévation & de noblesse.II explique même comment on peut dire deshommes qu'ils font des Dieux. Ego dixi dii ejlis 3& filìi excelfi omnesy dit David ; & Hermès (u) :» I/ams, Q Tat, est de la propre essence de» Dieu. Car Dieu a une essence, & telle quelle

puisse être lui seul se connoît. Lame n'est pas?? une partie séparée de cette essence divine,» comme on sépare une partie d J un tout mate- rielj mais elle en est comme une effusion, à» peu près comme la clarté du Soleil n'est pas» le Soleil même. Cette ame est un Dieu dans» les hommes ; c'est pourquoi Ton dit des hom-n mes qu'ils font des Dieux:, parce que ce qui» constitue proprement l'humanité confine avecn la Divinité, (c

Quelles doivent donc être les connoissancesde Tliomme? est-il surprenant qu'éclairé par lePere des lumières, il pénétre jusques dans lesreplis les plus sombres & les plus cachés de laNature ? qu'il en connoisse les propriétés , & qu'il*lâche les mettre en usage. Mais Dieu est maîtrede distribuer ses dons comme il lui plaît. Sila été assez bon pour établir un remede contre lesmaladies qui affligent l'humanité, il na pas jugéà propos de le faire connoître à tout le monde.Morien dit en conséquence (b) « que le Ma*

(a) Pymand. c. n.

{bS Entret. de Calid & de Morien.