z6 ' Fa b l e smès eroit Pauteur de la Chymie, & en avoir uneíì grande idée , qu’il n’a pas fait difficulté denommer l'Egypte même , & Voffius
( de Idol.) a cru devoir corriger ce mot par celui*£pu<»c*ui<if. C’est fans doute ce qui avoir auffi en-gagé Homere a feindre que ses plantes Moly &Nepenthes, qui avoient tant de vertus, venoientd’Egypte. Pline (a) en rend témoignage en cestermes : Homerus quidem primus doclrinarum &antiquitatis parens , multus alias in admiratìoneCircesy glorïam herbarum JEgypto tribuit. Her-bus certe -dEgyptìas à Régis uxore traditas suaHelem plurimas narrat } ac nobile ìllud nepen-thes 3 oblivionem trifiitìn , veniamque ajferens ,ab Helenâ-utique omnibus mortalibus propinan-dum.
II est donc hors de doute que P Art Chimiqued’Hermès" étoit connu tzhéz les Egyptiens. IIilest gueres moins co«ôaírit' r que les Grecs quivoyagèrent en Egypte., fy apprirent au moinsquelques-uns ; & que Payant appris fous des hié-roglyphes , ils Penfeignerent ensuite sous le voiledes fables. Eustathius nous le donne assez à en-tendre dads son commentaire sur PIliade.
I/idée de faire de Por par le secours de P Artn’est donc pas nouvelle ; outre les preuves quenous en avonss données, Pline (b) le confirmepar ce qssil rapporte de Caligula. „ L’amour &j> Paviditévque Caius Caligula avoit pour Por,»? engagerent ce Prince à travailler pour s’esl» pracureh II fit.donc cuire, dit cet Auteur,
(a) Lib. 13. c. i.
(í) Lib. 33. e. 4.
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